Mon adolescence HP

Cet article est peut être le début d’autres témoignages à venir. J’avoue que plus le temps passant, plus je laisse les souvenirs s’effriter sur cette période qui était certainement la plus douloureuse de ma vie

Ce n’est que très récemment que je me suis penchée sur mon adolescence. Un peu par hasard. Dans ma guérison personnelle, j’avais toujours repoussé ce moment car la souffrance qui y stagnait, m’empêchait d’y retourner sereinement. Dernièrement, je suis tombée sur un journal intime que j’avais commencé à écrire en 2003, soit quand j’avais 16 ans. Il m’a suivi dans plusieurs déménagements alors pourtant que je m’étais jurée de le jeter. Parce que je savais que ce qu’il contenait était authentiquement moi dans la gamme de toutes mes faiblesses et que c’était évidemment très dur pour moi de m’y confronter. De temps à autre tout de même, il m’arrivait de l’ouvrir pour en lire quelques pages et le refermer presque aussi vite. Pour l’oublier à nouveau pendant plusieurs mois.

Je l’ai repris en mains dernièrement car je savais qu’il pourrait justement m’aider à me guérir. Aussi parce qu’avec plus de dix ans de vie supplémentaire, j’ai une autre vision des choses.  Et je me suis surprise à lire une personne lucide. Une jeune personne qui ne se sentait aucunement à sa place, qui parle de conventions sociales qui ne lui correspondent pas, qui ne se comprend pas émotionnellement, qui ne sait pas quoi faire de son hypersensibilité mais une chose est sure, elle souffre énormément. Elle souffre de ne pas avoir accès à une vie sentimentale comme les autres, elle souffre de ne rien comprendre au social, elle souffre du genre humain et de son esprit cupide et égoïste. Elle ne comprend pas non plus qu’on ne la laisse pas faire ce qu’elle a envie, elle qui ne demande rien que la tranquillité d’esprit.  Déjà, elle n’a qu’une idée en tête, comprendre cette foutue société et l’aider à aller mieux. Je subis l’école comme une prison attendant que le temps passe… Durement, longuement (ce fut longtemps mon seul cauchemar récurrent dans mon sommeil, celui de retourner au lycée et subir à nouveau des matières sans intérêt dans lesquelles je ne m’en sortais pas). Sur le moment, je suis choquée, car à l’époque, je ne savais pas que j’étais HP et le livre est presque un plaidoyer à lui tout seul de ce profil.

Et au fil de la lecture, je m’attriste de voir aussi que j’avais tendance à consommer beaucoup d’alcool pour rendre ma vie plus supportable à seulement 17 ans. Pour éteindre ma souffrance et en réveiller une autre (j’aurai une prise de conscience violente par moi-même quand je verrai mes mains trembler par le manque. J’arrête alors du jour au lendemain complètement sous le choc).

Mais cette souffrance, elle commence bien plus tôt. Je me rappelle déjà à l’âge de 13 ans souffrir d’un manque de père. Le moment où on cherche un modèle. Dans ma famille, il n’y en a pas qui me satisfasse et je me sens comme une extraterrestre (sauf mon grand-père, HP aussi, qui sera quand même mon idole mais je le découvrirai que vers 18 ans quand il me décrira exactement ce que je vis à l’intérieur de moi-même et partira quelques mois plus tard). Je me sens incomprise totalement, avec d’un côté un manque d’amour par mon père (tout simplement car il n’est pas équipé pour savoir comment faire de par sa propre vie et son accès aux émotions) et ma mère qui au contraire, surcouve avec une vraie psychorigidité.

Donc à l’âge de 13 ans, je découvre le spectacle Notre Dame de Paris et particulièrement le rôle de Frollo (interprété par Daniel Lavoie encore et toujours) qui tout de suite me parle. J’en ai fait référence dans un article assez ancien (« ces méchants qui me fascinent »). Si Frollo m’inspire c’est parce que c’est l’homme de savoir mis à genoux par ses émotions. Dès lors, je dévore le personnage en plongeant dans le livre d’Hugo. Aujourd’hui, avec du recul, je me rends compte que Frollo a tout du bon Haut Potentiel touchant. A la fois c’est un vrai savant mais qui sort des sentiers battus et des conventions car il s’y ennuie très vite. Ce qui fait de lui un être original, confiant en ses capacités et loin d’être aimé de tous.  Il devient un maître dans presque toutes les disciplines possibles et est consulté de tout Paris. Sous des aspects très psychorigides, c’est pourtant un homme de cœur profond puisqu’il adopte Quasimodo lourdement handicapé lui apprenant à lire et à écrire. Il devient chef de famille à 18 ans suite à la mort de ses parents, lui laissant un nourrisson sur les bras, son jeune frère qui est son opposé même (débauché, frivole et irresponsable) mais à qui il ne sait rien refuser. Le personnage devient très vite un modèle de rigueur et d’exigence pour moi. A l’époque, je ne sais pas pourquoi je l’aime autant mais après réflexion certainement car il se perd en lui et se laisse envahir dramatiquement par la force de ses sentiments. Sentant qu’il perd complètement le contrôle et savourant cette sensation en même temps (la fameuse fatalité). Le côté tragique du Haut Potentiel brillant qui s’avoue vaincu devant ses émotions dont il ne sait quoi faire. Et avec son hypersensibilité à passer d’un excès à un autre (la privation totale vers un émotionnel dévorant). Le romantisme du personnage provenant certainement de ce  dilemme intérieur, entre la raison du mental et l’irrationalité du cœur où il se laisse aller complètement à nu entre fascination pour ce qu’il ressent et la honte de ses émotions.

Je décide donc d’entrer dans son modèle, plongeant dans les virages du mental qui veut expliquer tout. Poussé par une quête de savoir qui était de toute façon déjà mon credo mais y plongeant sans plus me sentir coupable. A 17 ans, toujours fascinée par le personnage, je me jure moi aussi d’être un jour maître. Ce que je ferai d’ailleurs 8 ans plus tard en passant ma maîtrise universitaire de sciences humaines. Avec l’amertume cependant de voir que celle-ci n’aboutira à rien et me laissant un goût d’échec. Je décide alors de faire un virage à 180° qui aujourd’hui me réussit totalement.  Qui m’a demandé de travailler sur moi jour et nuit et d’abattre toutes mes peurs, incertitudes et schémas limitants qui m’enfermaient dans ma psychorigidité accédant enfin au lâcher prise et à la joie de vivre.

Finalement, la seule facette de moi que je n’avais toujours pas osée toucher c’était mon adolescence me laissant sans aucune confiance en moi et en les autres. La souffrance de la différence, du rejet et comme seule échappatoire Frollo pour me dire que lui aussi n’était pas aimé mais respecté pour son savoir et admiré, et que moi aussi j’irai à cela.

Biensûr, en sortant du lycée, la dureté de la vie c’était déjà très fortement allégée et mon engouement pour Frollo avait bien diminué. Et quand j’ai été cherché mon diplôme universitaire, je m’étais dit que j’étais certainement arrivée à sa hauteur. Mais ces derniers mois, la réussite a vraiment été au rendez-vous pour moi avec une vraie reconnaissance de mes pairs alors que, selon leurs dires « vous êtes si jeune ».  (Cette réflexion je l’ai entendue souvent et elle me surprend toujours autant à chaque fois. Je me rappelle jamais avoir été une enfant… J’ai l’impression de porter bien plus que mon âge)

Je n’avais pas alors réalisé le parcours intense que j’avais mené sur moi depuis 15 ans ! Pour ma libération personnelle mais aussi celle de mes aïeux qui m’avaient légués avec bienveillance beaucoup de poids et de charges limitantes dans leur éducation. Et par tout ce travail acharné, aujourd’hui, je suis le guide de beaucoup de personnes pour les aider à être eux-mêmes sans peur de leurs différences et à ressentir la fierté d’être ce qu’ils sont, pour se donner l’amour qu’ils méritent. Et cette envie de témoigner pour me dire que toute cette souffrance doit être utile pour les autres, pour partager et pour se sentir moins seul.

Ainsi le 3 novembre 2017 à 20h30, je me retrouve au Zénith de Lille pour assister à la reprise de Notre Dame de Paris. J’avais réservé ces places un an à l’avance ! A côté de moi ma filleule qui connaît un peu toute cette histoire personnelle. En arrivant dans la salle, je suis surprise car les places sont idéalement situées de manière qu’à la fin du spectacle, j’ai cette chance inouïe d’avoir Daniel Lavoie juste devant moi, le seul personnage à avoir repris son rôle en 2017.  L’émotion est immense, je me rends compte que c’est l’ado qui refait surface, celle qui avait des émotions et des sentiments, qui malgré la dureté de la vie, avait décidé de vivre les choses à 100%. Au moment des saluts, il dit « bravo » en face de moi à tout le public. Alors l’émotion monte et les larmes coulent. J’ai compris qu’enfin je pouvais m’arrêter de travailler sur moi aussi intensément et que j’avais réussi mon pari: celui à 15 ans de m’en sortir et d’arriver à vivre épanouie dans cette société et heureuse. Je m’entends penser « j’ai réussi » presque incrédule. Parce que ça faisait tellement longtemps que j’essayais de me prouver des choses et que je cherchais à obtenir de la reconnaissance. Parce que je n’ai pas toujours été soutenue dans mes choix par ma famille, que j’ai dû me battre seule. Que j’ai eu la chance d’avoir les amis qu’il fallait, d’être accompagnée par ma Foi en l’Univers. Et je réalise qu’un cycle dans ma vie se termine, j’y suis arrivée. Je peux lâcher prise, je sais que je n’ai plus rien à me prouver. Je sens alors la souffrance refoulée de cette ado qui a fait ces choix dans sa détresse remonter pour être en paix. Sur le moment, je ne peux malheureusement pas me laisser aller à évacuer cela. Une tornade m’envahit, je ne me souviens jamais d’avoir été émue en public et surtout de le laisser apparaître.

Quand je reviens chez moi, je décide d’écrire dans mon livre de 2003 cet épisode qui fait que la boucle est bouclée et je ressens l’émotion se présenter à moi à nouveau.

Je vais alors dans mon cabinet à côté de mon bureau (ma pièce de délivrance) et je m’assois, les larmes affluent mais c’est de la joie. Ensuite arrive la souffrance enfermée qui se libère et je sens que je souffre terriblement, je me tords les mains, je gémis. Je comprends que mon choix était celui de continuer de vivre par tous les moyens là où certains n’auraient pas cherché plus loin… C’est d’ailleurs ce que j’aimais chez Frollo, c’est qu’il préférait se torturer avec ses émotions plutôt que se donner la mort. Je me suis torturée moi aussi longtemps, m’infligeant des souffrances pour me faire payer de ne pas être comme tout le monde. Pensant que l’amour était pour les autres et que je ne le méritais pas. Le repoussant ou le sabotant quand il se présentait à moi.

Quand les pleurs se finissent, je me souhaite la paix intérieure, je me souhaite au moins 15 ans de bonheur. Je me sens fatiguée mais c’est avec un grand soulagement. Je souris. Merci la Vie. Merci à Moi, de ne jamais avoir abandonné. Merci à l’Univers pour cette maison que j’ai avec un beau jardin, cet argent que je gagne par moi-même avec ma propre société pour laquelle je me suis battue, merci à tous mes amis extraordinairement fous et décalés qui m’aiment sincèrement autant que je les aime. Merci à toutes les petites choses de la vie.

Dans cet élan de gratitude, je vois apparaître mentalement devant moi celle que j’étais à 16 ans, à laquelle je n’arrivais pas à me relier tellement elle me repoussait de souffrance et de marginalité. Celle qui aimait des sujets restreints, qui préférait les conversations des hommes à celle des femmes, cette geek en quête de solitude assumée vivant recluse dans l’obscurité d’elle-même. Cette partie de moi autant morte que vivante. Je me rends compte que c’était en fait elle qui me portait depuis toujours. Alors je lui parle et je lui demande pardon de l’avoir rejetée. Je lui dis que je ne serais rien sans sa force mentale, sans son envie de croire qu’il y aura forcément quelque chose de mieux et sa façon de penser  qui se disait que tant qu’elle pourra apprendre de nouvelles choses, la vie n’est pas vaine (et encore moins quand on peut le transmettre). Je lui dois tout et enfin je lui redonne une place juste. Je sens l’apaisement en moi. Enfin, c’est bon, je m’aime complètement.

Alors, par curiosité, je me suis amusée à relire les passages du livre d’Hugo pour redécouvrir Frollo aujourd’hui. J’ai toujours beaucoup d’affection pour lui, pour ses faiblesses. On ne peut pas rester insensible à sa sincérité déchirante. Et je me reconnais toujours en lui pour la franchise qu’il a pour les autres et envers lui-même, ne cachant rien et l’exposant avec ardeur aux autres. Mais surtout je pense à celui qui l’a crée, au génie de Hugo. Je pense que Frollo devait être une partie de lui car on ne peut pas imaginer un personnage aussi profond sans avoir un peu vécu ses émotions.

En prenant du recul, je me dis que c’est aussi ridicule que c’est beau. De savoir que c’est l’existence à la fois d’un personnage de roman complexe et Daniel Lavoie qui l’a incarné qui m’ont permis de trouver du sens à ma vie pendant une période mais c’est ainsi. Ridicule car certainement ça renvoie à une partie de moi vulnérable. Si je suivais toujours son actualité de plus ou moins près, je suis très loin de la fan que j’étais quand j’avais 16 ans parce que je n’ai plus besoin de modèle depuis longtemps. Mais je trouve tout de même cela terriblement insignifiant et injuste que lui ne le saura certainement jamais. Peut être que savoir qu’il a fait du bien à quelqu’un pendant autant d’années pourrait lui aussi lui apporter de la joie (comme moi quand je sais qu’un client a trouvé le bonheur ou l’accomplissement suite à une séance avec moi). Finalement, certainement ce que je trouve le plus magique aujourd’hui dans la Vie. Son existence et le fait qu’il se soit accompli dans un métier qu’il aimait m’a permis de tenir le coup (ben oui, il n’a rien fait d’autre que d’être lui-même au final). Aussi simplement que ça, on peut faire du bien aux autres juste parce qu’on a décidé d’être authentiquement soi. Sans intention particulière. Juste celle d’exister et d’être aligné avec soi même dans sa vérité personnelle.

Bref merci la Vie!

Alors je me pose la question, suis-je la seule ? Y’a-t-il parmi vous des témoignages similaires avec d’autres personnes ? Est-ce que c’est bizarre à vos yeux ?

 

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Pour ceux qui seraient intéressés sur le retour du spectacle lui-même, je vous le conseille vivement. Evidemment, je connaissais par coeur la version de 1998. Les voix sont peut être moins puissantes que le premier casting. La mise en scène plus moderne avec des changements harmonieux et d’autres parfois un peu moins. Je trouvais le rythme plus soutenu que dans la première version, ce qui m’a parfois un peu bousculé. Mais au delà de ça, la mise en scène est toujours aussi bluffante. Ce qui m’a émerveillé ce sont les superbes couleurs, on se laisse emporter dans un autre univers avec autant de beauté qu’en 98. Le jeu des acteurs est plus fort que dans la 1ère version et c’est nettement mieux! Ca nous permet de vivre intensément ce moment magique *-*

 

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Où en suis-je?

Le temps passe vite. J’ai de moins en moins le temps de me tenir informée des nouvelles publications sur les autistes ou les HP car je suis de plus en plus à travailler avec vous sur le terrain, ce qui est plutôt bien en fait. Mais je n’ai pas que ce sujet-là à gérer et j’ai plein de projets sur les bras professionnellement.

Alors voilà le petit point de ces derniers mois, en lien aussi avec les messages que vous m’envoyez de temps à autre.

 

Où en suis-je pour les témoignages HP et Asperger ?

J’avais demandé en effet votre participation en début d’année pour recueillir des témoignages pour aider ceux qui se cherchent et se découvrent sur le sujet. Dans ma tête, ça aurait été une sorte de pdf disponible à tous, avec des témoignages anonymes sur des sujets précis. Le soucis c’est que je n’ai pas eu grand monde qui était prêt à entrer dans la démarche et que ça me demandait énormément d’énergie et de rigueur. Il est clair que j’aurais dû avoir des personnes supplémentaires avec moi pour faire ce travail. Il m’est tout simplement pour le moment impossible de mettre en place ce projet seule.

 

Où en suis-je sur l’hypnose et Asperger/HP ?

Je suis de plus en plus consultée sur ce sujet et ça me fait plaisir de voir que tout doucement le sujet de l’hypnose s’ouvre à l’autisme avec les professionnels. J’ai écrit de multiples articles sur ce blog. Aujourd’hui, je travaille principalement avec des HP et le travail est toujours aussi magique ! Mon étape maintenant est de bosser au niveau de l’énergétique principalement (voir article précédent). L’aventure continue et c’est vraiment passionnant.

Parfois certains de vous me demandent des séances. Au moment où j’ai proposé cela, j’avais le temps libre, je ne l’ai hélas plus aujourd’hui. Et souvent la distance nous sépare. Ce qui ne rend pas du tout les choses faciles. Mais quoi qu’il arrive je vous réponds toujours ou j’essaye de vous aider.

 

Quels projets pour l’avenir sur ce sujet ?

Plein de choses mais avec beaucoup de manque de temps pour les réaliser car je dois prendre autant de temps pour me ressourcer que pour travailler ! le manque de structures adéquates pour les jeunes me renvoie à ma propre histoire et je me désole de voir qu’une douzaine d’années après avoir quitté le lycée, on en soit toujours au même point. A savoir qu’il n’y a pas de place pour une autre forme de pensée, que cela soit à l’école ou au travail. Alors j’ai très envie de donner la possibilité aux Haut potentiels/Aspergers de veiller sur leurs congénères en fondant une institution de travail ou d’étude. Il me paraît de plus en plus important de nous diagnostiquer entre nous. Loin de moi l’idée d’un sectarisme, mais tout simplement car nous sommes les premiers à le vivre et à pouvoir être empathiques sur ce sujet. La force aussi de trouver des adultes qui aujourd’hui ont réussi et sont intégrés pour porter les plus jeunes et leur donner espoir qu’il est possible d’avoir une belle place dans cette société et d’en créer pour nous !

 

Aussi et de manière urgente, je suis affolée de voir que face aux ados hyperactifs, au lieu de trouver un bien être dans le foyer ou de comprendre ce qui se passe derrière cette manifestation, on prescrit du Risperdal ou on les noye sous les médicaments ! Ça me révolte complètement et il faut absolument commencer des recherches afin de sortir nos enfants d’une condamnation chimique qui ne leurs offrent aucun avenir leur supprimant toute confiance en eux et toute possibilité d’insertion dans la vie active de manière équilibrée. Le sujet me touche beaucoup et si certains de vous se sentent concernés ou ont des enfants hyperactifs et qu’ils ont trouvé de méthodes naturelles ou de développement personnel pour diminuer ce comportement, je suis preneuse !

 

Et moi où j’en suis ?

Aujourd’hui, mon plus grand défi est de savoir me lire émotionnellement et de lire ce que mon corps me communique, ce qui ne va pas toujours de pair avec ce que je ressens psychologiquement. Je peux être mentalement très stimulée et ne pas sentir que mon corps donne des signes de faiblesses. Je peux me penser très détachée dans une situation et le ressortir quelques jours plus tard par des maux divers (estomac, intestins,…).

J’ai aussi appris à me lire dans la subtilité et cela je le dois à un expert dans mes amis HP qui m’a initié à la CNV, que je conseille vraiment énormément car cette discipline permet à la fois de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi mais apprend aussi à le retransmettre avec des mots justes en évitant les trop plein à l’autre ! C’est juste génial (voir Isabelle Padovani sur youtube, HP elle-même et passionnante).

Cessons la comparaison !

 

Si je suis moins présente sur le blog c’est parce que je suis plus active auprès de nous dans la vie réelle. De plus en plus dans mon cabinet, je vois passer des hypersensibles et des haut potentiels qui s’ignorent et de tout âge!

Au fil du temps et des témoignages, au fil de ma propre expérience, je me suis rendue compte que nous avions une fâcheuse tendance à souffrir principalement car nous cherchons à nous comparer à une majorité qui n’est pas la nôtre.

Même si c’est cette majorité aujourd’hui qui décide de tout, elle ne nous correspond pas et donc il n’y a aucune raison que nous nous plions au système. Et je dis cela avec grande sérénité, sans élan de colère ou autre. Pour bien me faire comprendre, je vais vous exposer cette image que j’utilise très souvent : 90% des gens sont sur Windows et 10% sont sur Apple (c’est une allégorie évidemment). Ce sont deux systèmes d’exploitation (transformez ça en système cognitif) qui ne sont nullement comparables par leurs différences. Comme nous. Sauf que Windows ne décident pas de comment doit fonctionner Apple. C’est ce qui se passe pourtant avec nous puisque la plupart des chercheurs ou psychologues et psychiatres qui cherchent des méthodes ne sont pas Haut Potentiel, hypersensibles, TDA ou Asperger…

D’autant plus que jusqu’à présent, on nous offre principalement des médicaments pour aller mieux. Grosse plaisanterie puisque les effets secondaires sont souvent dévastateurs et que la plupart d’entre nous sont hypersensibles aux médicaments. Chose qu’il faudrait grandement considérer car nous finissons souvent par ne plus prendre de médication et nous nous retrouvons à la case départ à supporter une souffrance non comprise par les 90% qui cherchent des solutions.

Donc cessons de nous comparer, nous avons notre propre fonctionnement et les médicaments, les méthodes de soins doivent être pensées par les nôtres. Voici pour le premier point. Mais ce n’est pas là que j’ai le plus envie d’attirer votre attention.

Parlons simplement de la sphère de notre vie. Je vois des ados complètement déprimés essayer de se mettre dans un moule tant bien que mal, échangeant une souffrance, celle de la différence, par une autre, celle de ne pas être soi même pour s’intégrer. Cela créé souvent une estime de soi défaillante où nous nous retrouvons nul part. Abandonné dans la société et parfois au sein de la famille ou du relationnel. Commence alors la multitude de questions sur soi « qu’est ce qui ne va pas chez moi? » « pourquoi je ne pense pas comme les autres? » « pourquoi vivre comme ça ? » « Suis je légitime dans ma manière de penser vu que personne ne me comprend? » etc etc

Beaucoup de gens m’arrivent sans plus aucune estime pour eux, pensant que dès lors qu’ils ont une idée ou un avis, il est forcément mauvais ou sans importance car cela vient d’eux.

Et cela est normal car on ne devrait pas voir cela sous l’angle de la comparaison mais plutôt dans celui de la complémentarité. Par exemple, si vous avez un avis, dites vous plutôt « comment celui ci pourrait compléter l’avis de la majorité? » et non pas « pourquoi il ne correspond pas à l’avis de a majorité?« . Une fois qu’on a bien compris qui on est et qu’il est inutile de se comparer à une masse qui ne fonctionne pas comme nous, alors on peut y entrer pleinement en toute confiance. Alors on ne se sent plus dévalorisé car nous savons au fond de nous qui nous sommes vraiment et on peut commencer à construire dans ce monde quelque chose de bénéfique. Parce que nous avons besoin des uns des autres. Notre profil ayant ses faiblesses et ses forces, tout comme celui la « normalité » (si je puis dire). Et là on peut enfin s’intégrer pleinement à la masse sans être dans une imitation de quoi que ce soit. En étant profondément nous mais heureux de porter cette différence pour aider le monde à aller mieux.

Car oui nous avons beaucoup de forces à notre service une fois que l’on règle les soucis de notre estime de nous qui au départ, nous met plutôt en face, un réel handicap de vivre avec ce système cognitif. Je vous assure que c’est réellement tout le contraire et qu’il faut d’abord nous apprivoiser nous-même, apprendre à nous connaître, savoir comment nous fonctionnons. Et une fois que nous arrivons à contrôler la machine, alors nous devenons redoutables 😉

Si vous êtes parents, encouragez la différence de vos enfants comme quelque chose d’extraordinaire pour que celui-ci le vive dans l’Amour. Il ne s’agit pas d’un combat mais d’une simple évidence.

Les enfants étant souvent le reflet de nos propres blessures, changez votre perception de vous-même et commencez à vous aimer tel que vous êtes, et vous verrez que cela se transmettra à vos enfants qui ne subirons plus la moquerie ou très peu (car souvent les autres sont miroir de nos failles et faiblesses). Et que lorsqu’on s’aime et que les autres le sentent, il n’y a plus aucun plaisir à essayer de détruire l’autre dans une blessure fermée, qui n’existe plus (voir la loi de l’attraction pour ceux que ça intéressent).

 

Bref nous sommes des personnes formidables mais en nous comparant à une majorité qui ne nous correspond pas, il est évident que l’on ne peut pas voir ce qu’il y a de bon en nous ! Cet article n’est pas une ôde à nous séparer des autres. Mais plutôt à nous voir comme des engrenages qui venons embellir ce monde par notre système particulier. Et si vous commencez à vous percevoir ainsi, vous comprendrez enfin que votre place dans ce bas monde est inestimable! Nous avons tous une place à prendre, quelque chose à partager, à donner à ce monde. Il faut simplement trouver sa voie, écouter son coeur et vivre pleinement ce qui nous fait vibrer, sans faire attention au regard des autres. Nous avons tous quelque chose en commun, notre coeur. Alors faites en bon usage!  

Le Drive, la solution des gens pressés et asociaux =D

En tant que personne qui aime avoir le minimum d’interaction sociale, j’ai découvert le drive. Je sais beaucoup d’entre vous ont déjà été converti à cette méthode… révolutionnaire *-*

Elle a  ses détracteurs et ses fidèles et j’aimerais faire le point avec vous aujourd’hui sur tout ce qu’on peut entendre sur cette facilité de consommation lol Et principalement deux choses :

 

La viande, les légumes et les fruits, c’est bof !

Je ne sais pas pourquoi mais j’entends beaucoup de personnes dire qu’au drive on vous met les légumes pourris du magasin dans votre panier… Je n’ai jamais eu ce type de soucis. J’ai bien eu parfois un légume abîmé ou pourri mais c’est normalement vérifié à la livraison avec le client et si jamais ça arrive, il suffit de faire une photo et c’est remboursé sur les prochains achats (enfin du moins chez Leclerc).

La seule chose qui peut gêner c’est lorsqu’on achète à la pièce et que parfois on trouve qu’on a payé cher pour pas grand-chose car on reçoit une petite pièce. Pour la viande, elle est souvent spécialement emballée pour le drive. J’avoue que je ne l’achète quasiment pas mais pour l’expérience que j’en ai eu, jamais eu de soucis de ce côté-là non plus.

Après, si vous aimez choisir par vous-même, c’est clair que vous serez peut être frustré mais pour ma part, sur certains légumes, surtout vendus en sachet, pas de soucis (tel que carottes, champignons, navet, pomme, oignons, etc)

 

C’est plus cher qu’en magasin pour payer le service !

Nope ! C’est pas plus cher, vous pouvez même comparer le prix sur place et sur l’appli.

 

Alors en quoi le drive c’est pratique au final ?

Vous aimez Amazon? Le drive c’est un peu pareil. Parce que vous avez la possibilité de rester chez vous, au chaud, et sur une appli ou sur le PC à regarder à votre aise tous les produits et les comparer jusqu’à trouver le produit qui vous correspond. En général, le catalogue de produits est quand même aussi fourni qu’en magasin.

Ce qui a fait que j’ai tout de suite adoré cette méthode c’est que je pouvais tout comparer au poids, découvrir aussi de nouveaux produits, jouir des promotions sans stress de calculer sur place si c’est bien ou non, ne pas attendre qu’une partie du rayon se libère pour y accéder ou ne pas avoir des gens qui attendent derrière nous qu’on libère le rayon, pas de mômes qui courent partout et pas de monde en fait .__. et enfin, pas de caisse où il faut tout mettre sur le tapis, s’inquiéter de ranger assez vite et dans tout ce tralala préparer le moyen de paiement. (et pour ma part oublier au moins un truc sur place comme mes clés ou mon portefeuille parce que trop d’infos à gérer ;__; )

Autant vous dire que j’ai fait pas mal d’économies aussi depuis que je suis au drive car on n’est pas tenté d’acheter ce qui est mis en avant de rayon.

De l’économie, j’en ai aussi gagné au niveau du temps ! Car avant quand j’arrivais au magasin j’avais une liste par ordre des rayons mais il m’arrivait d’oublier quelque chose et de devoir retourner au début du magasin (agacement maximal). Voir pire, quand les rayons étaient changés de place, je mettais une blinde à tout retrouver et ça m’énervait énormément…

Au niveau interaction sociale, on est au minimum ! On gare la voiture, on signale qu’on est là par sa carte de fidélité, on attend sagement, on nous met les courses dans le coffre et on se barre ! Temps d’attente moyen entre 5 et 10 minutes. Il n’y a pas de limite de courses, vous pouvez acheter tout le magasin (ça dépend votre voiture en fait) comme des courses d’appoint.

 

Les inconvénients

Alors bon, j’avoue que y’a quand même un gros désavantage. En effet il m’est arrivé plusieurs fois de ne pas faire attention au poids d’un produit et me retrouver avec une toute petite quantité (bizarrement l’inverse ne m’est jamais arrivé…).

Pareillement, il y a parfois des soucis de stock ! Les produits, selon les magasins, peuvent parfois être vite hors de stock… Voir certains disparaissent du catalogue sans réapparaître. Et ça oblige à acheter une autre marque pour dépanner.

 

Comment choisir son drive ?

Le plus facile est tout simplement à mon sens de faire une liste de course basique et de la faire en simulation sur plusieurs plateformes d’achat et de voir où c’est le moins cher (mais certains font leurs courses à plusieurs endroits déjà par économies et c’est toujours possible).

Certains drive gonflent quand même parfois fort les prix, surtout s’ils livrent à domicile.

 

 

 

La voie du couple

Hier en rangeant mes papiers, je suis tombée sur le fruit d’une réflexion d’il y a un an ! Et c’est très symbolique car ça fait un an que je me suis séparée de mon ex compagnon avec qui j’ai été en couple 4 ans. Certes beaucoup moins longue que beaucoup d’histoire et je suppose bien plus  que d’autres…

Si j’en parle aujourd’hui c’est parce que l’Amour est certainement le sentiment qui nous perturbe le plus. Faut-il rester dans le cœur ou faire appel au cerveau pour y voir plus clair au risque de couper totalement l’émotion ? Comment faire quand on a difficile à savoir ce qu’on peut ressentir ou ce qu’on devrait ressentir?

Cette relation de souffrance m’a aidée à corriger beaucoup de choses en moi puisque je pensais toujours que je faisais un truc de travers en tant que bon HP incapable de s’aimer. Je me remettais donc tout le temps en question jusqu’au jour où l’épuisement m’a gagné et que les doutes ce sont faits de plus en plus criants.

Comme une synchronicité, je suis  tombée sur la vidéo « la voie du couple » d’Isabelle Padovani (en fin d’article). Cette vidéo m’a inspirée des réflexions que je vous partage ici avec celles de Padovani.

Donc commençons, si je suis en couple mais que je ne me retrouve plus dans cette relation, qu’est-ce qui me fait rester sur les cailloux ? Dans le sens, pourquoi j’accepte cet inconfort ? Est-ce par dépendance affective ? Ma situation financière ? Est-ce que j’ai des enfants avec cette personne ?

Comme beaucoup, je me disais souvent que mon ex compagnon était gentil, ce n’était pas un bourreau. Et donc logiquement le problème devait venir de moi, je devais être trop exigeante etc. Et j’ai remis en cause des valeurs qui m’avaient construites comme étant fausses alors que ça ne l’était pas. Dans le concept du développement personnel, j’ai vu l’autre comme mon miroir en me disant que tout ce qui n’allait pas devait être bossé. Et après quatre ans de relation où je n’ai fait que me reconstruire, je n’étais plus du tout la même personne. Je n’avais plus du tout les mêmes besoins, les mêmes envies et les mêmes idéaux.

Les doutes s’intensifient et on cherche à se rattraper à quelque chose. Pour nous qui mentalisons/analysons tout, on se dit qu’on a peut-être loupé une donnée essentielle qui viendrait tout changer. Alors on attend, on attend, on attend… Rien ne vient. On ne veut pas forcément voir l’évidence. C’est  un tremblement de terre sous nos pieds et on se voile la face, on se plonge parfois dans le déni. Surtout quand on a une maison, un compte commun, des responsabilités financières, des enfants, etc. Et d’un point de vue Asperger ou HP, on se dit qu’on a réussi des choses qu’on pensait inaccessibles et l’idée de tout détruire est un échec encore plus cruel.

Pourtant voici les questions à se poser :

  • Est-ce que vous avez l’impression que cette relation vous grandit ? Si non, pourquoi vous y restez ?
  • Est-ce ainsi que vous imaginiez une relation de couple ? Est-ce que cette relation vous épanouie ou au contraire est-ce qu’elle vous angoisse ? Est-ce que c’est à cause d’un comportement vous concernant ou est-ce l’autre dans sa façon d’être ?
  • Est-ce que l’autre répond à vos besoins ou envies et ce même s’il est très gentil et bienveillant ?

La dernière question est la plus importante car on se dit souvent qu’on ne trouvera pas mieux ailleurs et qu’on devrait être plus souple. A vrai dire, elle soulève surtout votre valeur personnelle ! Si on manque de confiance en soi, on risque de rester des années avec une personne qui ne convient pas, emprisonnée dans des schémas qui nous bouffent, uniquement car on a peur de ne pas trouver mieux. Comme le dit Padovani : s’il n’y pas peut-être pas mieux ailleurs, il y a mieux en vous ! Et rester dans une relation qui nous ronge, c’est tout simplement se limiter dans son propre potentiel et surtout s’empêcher d’avancer. Mais comment le voir quand on vit avec une personne qui ne le met pas en évidence ? C’est une image tronquée de nous qui est renvoyée perpétuellement et on finit par dépérir.

Alors voici la belle métaphore que donne Padovani et qui a été celle qui m’a aidée à prendre une décision. Elle a été très révélatrice car j’ai entendu ce jour-là ce que je pensais depuis longtemps, et l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre rend légitime ce qu’on pense.

Imaginez que vous avez un jardin privé avec des parcelles représentant des parties de vous (faites l’exercice et amusez-vous à les définir, par ex : la liberté, les besoins affectifs, la réalisation de soi, le confort matériel, la joie, etc). Il y a des parties dont on s’occupe très bien seul et d’autres pour lesquelles on a besoin d’aide parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre ou on n’a pas les compétences pour s’en occuper. De temps à autre, vous rencontrez un(e) jardinier(e) qui se présente, c’est une possibilité que celui(celle)-ci devienne votre moitié. Ce qui vous intéresse c’est justement qu’il(elle) prenne soin des parcelles vides ou vous donne un coup de main pour améliorer les autres. En échange, vous ferez pareil de son côté.  Alors si vous êtes en couple interrogez-vous :

Est-ce que cette personne prend soin des parcelles qui vous intéresse ou s’occupe que de celles que vous cultivez déjà ? Y’a-t-il un intérêt d’avoir une personne qui s’occupe déjà de ce que l’on fait bien seul ? Et vous, prenez-vous soin des parcelles de l’autre qui lui sont utiles ?

Est-ce que depuis que j’ai ce jardinier, certaines parcelles dont je m’occupais bien seul dépérissent ? Mais est-ce que d’autres sont nourries ? Ou au contraire, j’ai perdu des parcelles sans en gagner ? Quoi qu’il arrive, il faut se dire qu’un bon jardinier ne sacrifie aucune parcelle pour d’autres. Au minimum, il maintient celles du départ. Au mieux, il en ajoute d’autres. Autrement dit, ne laissez personne de moins bien que vous aller dans votre jardin et ne signez pas un CDI avec le premier jardinier qui s’intéresse à vous.

Je me rappelle avoir écrit ceci dans ma lettre de rupture « je crois tout simplement que nous ne prenons pas soin des parcelles que l’autre désire voir cultiver et nous le savons depuis longtemps ». Nous avions des attentes très différentes le temps passant. Nous savions inconsciemment très bien que nous ne prenions pas soin des parcelles que l’autre voulait et c’était même devenu un moyen pour se blesser. Un peu une manière de se venger de ce que nous ne recevions pas. On faisait exprès de maltraiter les parcelles vides ou de maltraiter les existantes. C’est insidieux et invisible. C’est là que les dégâts commencent car tout est réalisé dans le silence et prend place dans le quotidien.

Si vous êtes célibataire, prenez donc votre temps pour regarder votre jardin et établissez un contrat pour jardinier. Il faut au moins que vous trouviez qqun d’aussi bien voir mieux que vous pour en prendre soin. Mais certainement pas moins bien! C’est aussi ce type de choix, qui vous donnera toujours envie d’aller prendre soin des parcelles de l’autre. Car ce n’est pas un sens unique ! Finalement, nous qui aimons la logique, ceci l’est complètement. On ne laisse pas entrer quelqu’un pour saccager le travail que l’on fait mais pour le sublimer ou le compléter.

Si nous réfléchissons bien, nous avons certainement tous une expérience où nous savions parfois éperdument que nous ne pourrions pas prendre soin des parcelles de l’autre ou que l’autre était incapable de prendre soin de nos parcelles, pourquoi alors avons-nous posé ce choix ? A moins qu’il y ait une réelle volonté d’apprendre ensemble à s’occuper l’un de l’autre, ce qui est très différent, nous ne devrions jamais nous lancer dans une relation que nous ne sentons pas dès le début prometteur de joie ou de bonheur. Combler la solitude amène simplement un manque de liberté avec la mauvaise personne.

Voilà pour la réflexion que je voulais vous proposer aujourd’hui. Je fais très peu d’articles sur le relationnel amoureux parce que c’est généralement très délicat mais celui-ci me semblait un devoir d’ordre public xD

Pour ceux qui voudraient voir cette vidéo que je conseille fortement!

Debrief Soirée HP sur M6

Comme annoncé, hier était une soirée surdouance sur M6 (vous trouverez certainement un replay). J’ai assisté à un concours de bêtes de foire, calculettes vivantes à l’égo surdimensionné qui se battent entre elles et présentant la haute potentialité comme on la percevait il y a 30 ans (voir plus).

 

Le concept 

Mais revenons à l’émission. M6 décide de suivre plusieurs élèves dans leur intimité reconnus pour leur surdouance et qui participent à un concours organisé par Mensa. Le gagnant obtenant 20 000€ pour son école.

Première chose qui me choque dans le suivi de quelques uns, la manie des parents à être inquiets parce qu’ils se reposent sur leurs acquis ou inversement, les poussant dans les extrêmes en les faisant réviser au delà de ce qui me semble correspondre à une enfance équilibrée. Un couple de parents précisant même que leur enfant souffre d’insomnies à 9 ans. Le psy de Mensa commente ensuite que les HP ont un profil aux insomnies…  Alors là franchement STOP!

Oui, il est clair que les insomnies sont liées au cerveau qui ne s’arrête jamais de réfléchir. Mais quand on pousse son gosse à bosser sans cesse et à tout le temps réviser ou apprendre au delà du programme, est-ce franchement étonnant ? Si ces parents ont à coeur de transmettre des valeurs de travail, il serait aussi bon d’apprendre que l’on peut aussi se reposer et s’offrir des moments de détente. D’autant plus que le gamin n’est pas du tout en échec scolaire, alors pourquoi le priver en partie de son enfance? J’avoue que ça me fait un peu peur de voir ce gosse à 9 ans qui a l’air complètement robotisé. Si la philosophie zen est en explosion chez nous avec les techniques de relaxation, c’est pas du tout un hasard. Nos sommes actuellement dans un déséquilibre où les valeurs de travail sont bien plus présentes et démolissent beaucoup de personnes vers la quarantaine ou la cinquantaine causant de nombreux burn out. Et ceux qui abusent le plus de ces méthodes, ben ce sont nous! car notre hypersensibilité peut nous emmener très vite en enfer.

Biensûr, je pense sincèrement que les parents ont eux-mêmes reçu cette éducation et que c’est à leur sens « la voie juste ». Alors j’aimerais témoigner. Moi aussi je viens de cette éducation. A 7 ans, mes parents me faisaient réviser les week end dans les matières faibles, me faisaient prendre de l’avance sur le programme, etc. Je ne vivais que pour les bulletins de notes et recevais des récompense en fonction. J’ai commencé à 7 ans et cela n’a pris fin qu’à 25 ans avec l’achèvement de mon Master. N’ayant fait que bosser comme une tordue, n’étant jamais sortie avec les amis car je devais sans cesse travailler, je me suis retrouvée épuisée à la fin de mes études avec en prime un ulcère à l’estomac, une psychorigidité très avancée, un décalage complet avec le monde et aucun boulot à la sortie (mais 17 de moyenne youhou .__. ). Aujourd’hui, cette expérience me laisse tout simplement un goût amer et énormément de regrets, j’aurais du aller m’amuser avec les autres et je ne pourrais jamais revenir en arrière. Je n’ai tout simplement jamais profité de la vie et avant même d’arriver dans le monde du travail, j’en étais déjà dégoûtée car j’avais eu l’impression de n’avoir fait que ça. Le goût de l’effort s’est alors transformé avec le temps en une phobie qui rappelle un passé ressemblant très fort à une prison intellectuelle (je reviendrai dans un article en détails sur ma scolarité).

Je suis aussi heureuse de voir certains parents font confiance dans les capacités de leurs enfants et ne les remettent pas en doute.

Néanmoins, je reste attristée de voir que Mensa organise ce concours car ça confirme ce que je pensais d’eux depuis longtemps. Mensa c’est pour l’élite des haut potentiels. C’est cette image qu’aujourd’hui j’aimerais détruire, tous les haut potentiel n’ont pas des résultats scolaires de fou ou ne sont pas des singes savants à la mémoire impressionnante. Et je ne me reconnais personnellement pas dans ce que je peux voir.

 

Les adultes 

Passons maintenant à la seconde partie de soirée, dédiée aux adultes. Déjà, je félicite M6 d’avoir parlé des adultes souvent oubliés (on s’en plaint tellement du côté des autistes). L’émission suit quatre HP dans leur quotidien : un père de famille HP dont l’enfant est HP, une mère de famille qui se fait diag à l’âge adulte et deux jeunes HP qui se battent dans le monde du travail. L’un pour en obtenir et l’autre pour en trouver un autre à la hauteur de ce qu’il est.

L’émission effleure vraiment de très gros sujets qui méritaient plus d’approfondissement. D’autant plus qu’elle était commentée par Siaud-Facchin dont j’aime beaucoup le travail et qui elle-même à du être frustrée de voir à quel point elle a été coupée au montage… Le reportage est en fait un résumé de beaucoup de choses un peu brouillonnes.

J’entends parler de la notion d’ennui. C’est aujourd’hui ce qui me fait encore le plus de soucis. La vitesse à la laquelle je peux maîtriser un savoir ou faire le tour d’une personne. L’ennui qui s’en suit et la frustration, le besoin de mettre quelque chose sous la dent mais aussi l’instabilité que ça provoque. Car c’est ce qui me fait papillonner dans tous les sens. J’avoue aujourd’hui être très très fatiguée de ce système. Quand on est jeune, on peut se permettre de vivre ça mais adulte avec des factures à payer, professionnellement, c’est autre chose. Je reviendrai surement sur ce sujet en détail dans un autre article.

J’entends parler aussi du « faux self » ou cette manie de se créer une vie qui n’est pas la vraie pour être intégré au sein d’un groupe. Je me rappelle en avoir un peu usité ado sous la pression du groupe. Comme la personne le disait « ce déchirement entre être soi ou intégré ».

Enfin, je retiens aussi que pour se faire diag à l’âge adulte, il faut débourser entre 300 et 500€… Sérieusement ? Dans le reportage, on parle d’une démarche courageuse. C’est clairement vrai puisqu’il faut limite s’endetter lol Reste la méthode cheap, si vous réussissez le test Mensa (40€ pour participer), vous savez que vous êtes au dessus de 130 de QI car ils ne prennent pas en dessous. Mais ça ne vous donnera pas le chiffre exact du quotient.

Si le reportage est un peu plus juste que pour les enfants (bien que l’on reste sur des adultes aux capacités extraordinaires), je regrette que dans les deux reportages, on ne parle pas plus des difficultés sociales de ce profil. Car à écouter être HP c’est hyper cool et personne en souffre (ou très peu). Chez les adultes, le reportage met en avant le décalage que l’on peut avoir avec les gens normaux mais le sujet est à peine exploré.

 

Conclusion

Ces reportages pourtant bien destinés aux NT ne présentent que le côté « savant » à la Rain Man et classifie les HP loin de l’échec et des difficultés sociales.

Ils ont tout de même essayé de présenter tous les types de profils possibles mais que ce qui était observable et compréhensible de tous était à mon sens que la partie visible de l’iceberg et la moins intéressante.

 

Renouer avec ses émotions par l’énergétique

Je vous présente ici ce qui fut pour moi une de mes solutions. Avant toutes choses, j’aimerais préciser que c’est une expérience très très personnelle et que tout le monde ne se retrouvera pas dans mon témoignage. Si j’en parle, c’est pour permettre une ouverture vers ce type de sujet très peu abordé et qui peut pourtant donner de vrais résultats. Chacun se fera son avis, le but ici est de partager et non pas de recevoir des jugements ou de l’intolérance. Donc si cela peut aider, pourquoi ne pas en parler !

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Premier contact avec le magnétisme

Quand j’ai commencé à me faire connaître comme professionnelle dans le secteur, j’ai contacté plusieurs assos de bien-être et je suis tombée sur une asso de Reiki. Je ne savais strictement pas où ça m’emmenait et d’ailleurs j’y allais pour me faire un réseau et non pas pour y participer. Je ne savais pas du tout ce qu’était le Reiki…

Le Reiki, c’est donc une forme de magnétisme que tout le monde peut apprendre sans avoir de fameux « don » (car nous avons tout ça en nous que ce soit développé ou non), très douce et qui harmonise justement le corps et les émotions.

Au départ, je suis plutôt sceptique bien que je n’ai jamais testé. Je me laisse donc faire une petite séance de 15 minutes de découverte. Très vite, malgré que les mains de la personne ne me touchent pas, je sens une chaleur et surtout comme si on dégageait dans mon ventre des boules d’énergie. A la sortie de la séance, le praticien me dit qu’émotionnellement je suis complètement fermée et que l’énergie a très dur à circuler en moi. Comment être mise à nue en 15 minutes lol Je rentre chez moi assez étonnée de ce que je viens de vivre mais aussi enchantée. Je pressens que peut-être je vais enfin pouvoir solutionner un problème qui dure en moi depuis ma naissance.

 

Formation

Je rentre donc dans l’asso et je me forme à la technique, très vite je développe mes capacités de magnétisme. Comme je « bouffe » littéralement tout le savoir sur le sujet, je me sens rapidement limitée et je vais explorer tous les sujets qui tournent autour. Chakras, auras, corps subtils, soins énergétiques, « ki », bref tout. Mais surtout je découvre des techniques plus avancées.

Je comprends enfin mon fonctionnement interne, comment j’ai placé mes barrières pour me protéger. Et en les soulevant un tout petit peu chaque jour ou en les déplaçant (voir même supprimant), je récupère doucement des sensations. La joie en premier, celle qui me manquait tellement. Mais surtout, je n’ai plus l’impression de vivre le moment présent en suranalyse, enfin mon mental se tait !! Car toute mon énergie était disposée en lui. Moi qui avais toujours l’impression de vivre les choses à retardement le temps de les bloquer pour les analyser et ensuite les vivre, je suis enfin pleinement dans le moment présent et ça fait bizarre. Je fais recirculer enfin un peu d’énergie dans mon cœur complètement à sec puisque j’avais décidé de couper tout accès émotionnel par peur de la souffrance.

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La souffrance

Parce que finalement tout débute par là. Les HP comme les Aspis sont de vraies éponges émotionnelles et le meilleur système pour ne plus souffrir c’est :

1) Couper les vannes émotionnelles: on ne ressent plus rien et on est en sécurité

2) Laisser les vannes ouvertes: en contrepartie, il faut beaucoup s’isoler car beaucoup de surcharges des sens. (A noter que ce système n’est en général pas choisit mais subit, on ne sait pas trop comment faire pour se fermer donc on s’isole)

3) On ferme et on ouvre les vannes en alternant: Le soucis de ce système c’est que très souvent nous avons du mal à trouver le juste dosage à cause de l’hypersensibilité. On a donc tendance à tout fermer ou tout rouvrir et à ne pas trouver un juste milieu. Ca permet toutefois une vie sociale un peu plus ouverte, moins angoissée avec une possibilité de se « déguiser » dans le social mais qui demande de longs temps de repos aussi.

Donc le premier effet de cette thérapie par l’énergétique c’est justement de renouer avec la souffrance et d’apprendre à la gérer, à l’apprivoiser. Autant dire que l’exercice est très très périlleux car on sait ce qu’on risque. C’est un peu entrer dans l’arène. On sait d’avance qu’on ne va pas gagner. Mais la laisser me submerger m’a permise justement de la connaître et de ne plus en avoir peur. Et là, j’ai réglé pas mal de soucis dans ma vie qui me poursuivaient depuis l’adolescence. J’ai commencé à avoir une autre vision de moi, plus dégagée. J’ai aussi pu commencer à m’assumer encore plus comme j’étais.

Et au plus j’avançais dans ce travail, au moins je me sentais différente car beaucoup de systèmes du mental tombaient un à un car sans plus aucune utilité. L’anxiété et l’angoisse me quittaient complètement. Elles étaient tellement en moi que je ne savais même plus ce que c’était de vivre sans (ce qui me permet aujourd’hui de bien la ressentir quand elle refait surface).

 

Un travail bien plus rapide chez les autistes ou HP

Et très vite, j’ai envie d’intégrer mes découvertes dans mon travail de thérapeute évidemment et un constat découle très très vite, ce type de méthode est nettement plus efficace chez nous !!

Néanmoins, je préfère tout de même prévenir que chez les très grands hypersensibles, le travail peut être assez douloureux et il faut vraiment avoir qqun qui accompagne et épaule. Ou au contraire, le faire en solo car on saura quand s’arrêter et mieux se gérer qu’avec la présence d’une personne qui peut perturber. Mais pour ceux qui commencent le travail, c’est tout simplement magique si on s’accroche et on persévère.

Alors bien sûr, tout n’est pas arrivé pour moi en un mois. J’ai commencé ce travail il y a deux ans et c’est vraiment dans les six derniers mois que j’ai avancé de manière fulgurante. Le temps que justement je puisse m’apprivoiser et trouver des personnes de confiance.Ce qui m’a plus aussi au début, c’est que dans beaucoup de cas, il n’y a aucune nécessité d’être touché comme dans les massage.

Mais surtout ces thérapies sont douces et acceptent pleinement la différence! Car souvent les praticiens sont eux mêmes des HP ou des personne avec d’autres systèmes de cognitions. Très très peu de jugements donc (mais ça arrive quand même parfois, pas de généralités). J’ai trouvé dans ce milieu une très très grande ouverture et beaucoup de partage, solidarité et écoute.

Au fur et à mesure de ma pratique, je me suis même rendue compte que beaucoup d’entre nous avaient de vraies prédispositions dans cette discipline. Beaucoup sont des soigneurs, avec un haut potentiel en magnétisme inné ou avec des capacités extrasensorielles (clairvoyance, ressenti intuitif très poussé, ressenti des énergies des personnes, rêves prémonitoires, …) et par leur belle capacité d’écoute et d’empathie quand celle ci est maîtrisée, ils font de très bons thérapeutes énergétiques.

Aussi si vous vous sentez concernés par ce que vous venez de lire ici mais que vous avez des doutes sur vos capacités ou sur ce que vous ressentez, n’hésitez pas à me contacter, je pourrai peut être vous aider. 

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Le risque que rien ne se passe

J’ai aussi vu des personnes qui n’étaient pas du tout sensibles à l’énergie. Il y a plusieurs raisons à cela:

1) Quand on a adopté le système de fermer les vannes, en général l’énergie ne passe pas.

2) La personne teste mais sans réelle conviction ou en étant réfractaire à cette possibilité.

3) Comme souvent lors d’une première séance, la personne a envie de tester mais n’est pas totalement en confiance de ce qui va se passer (elle doit laisser le contrôle pendant un moment à une autre personne) et ça peut entraîner une fermeture. Une fois l’expérience goûtée, elle pourra revenir une deuxième fois et se lâcher car elle sait ce qui va se passer.

Ce type de soins en bien-être ne correspond pas forcément à tout le monde. Le seul moyen de le savoir est de le tester. Il y a pour cela beaucoup de solutions aujourd’hui.

 

Comment s’y prendre ?

Si un jour vous avez l’envie de commencer ce fantastique travail (qui demande une certaine ouverture d’esprit et peut être un peu de spiritualité) vous prend, voici ce que je vous conseille :

  • Trouvez un thérapeute qui travaillera avec vous la source du problème par magnétisme. En effet, il ne sert strictement à rien d’insuffler de l’énergie sans régler le pourquoi l’accès est fermé. Ça fonctionnera une semaine et ensuite ça recommencera. Et là, vous dépenserez beaucoup d’argent pour pas grand-chose. D’ailleurs si la personne vous annonce qu’il faudra revenir entre 5x et 10x, méfiez vous énormément. Ce type de thérapie est justement très très rapide de manière générale.
  • Trouvez une personne qui a un bon bouche à oreille, qui a fait ses preuves. Ça vous évitera de tomber sur un charlatan car malheureusement il y en a… Ne cherchez pas de qualifications comme un diplôme. Beaucoup vous diront que c’est une reconversion professionnelle ou un don. La plupart des personnes que j’ai rencontré et qui étaient les plus compétentes n’avaient pas de diplôme de psychologie (bien au contraire…). C’est pour cela que le bouche à oreille est encore le moyen le plus sûr.
  • Ayez confiance en la personne, c’est primordial. Si vous pouvez parler au téléphone faites-le. Dites-lui en détails votre profil Aspie ou HP ou les deux lol. Vous verrez très vite si cette personne est ouverte, humaine ou pas. Si elle s’y connait. Echangez par mail ou allez la rencontrer. C’est très important d’établir un contact et si la personne vous consacre du temps c’est que sa démarche est vraiment d’aider les autres et pas de faire du fric sur leur dos. Personnellement, j’ai besoin de sentir que la personne ne me juge pas mais cherche à me comprendre sur ce que je vais lui exposer car souvent une thérapie peut aller dans l’intime. Ce n’est pas un souci d’en parler si on sent que la personne est bienveillante (un peu comme moi quoi =P)
  • Un bon thérapeute dans ce domaine est une personne qui peut aussi renvoyer vers un collègue s’il sent qu’il est limité. Si vous ne voyez pas de résultats après la deuxième séance, c’est qu’ou bien cette méthode ne vous convient pas ou que cette personne est inefficace pour vous ou qu’il n’y a pas une bonne alchimie entre vous et que l’inconscient se bloque. Avant de conclure que le magnétisme n’a pas d’effets sur vous, allez vérifier par une autre méthode.
  • Réfléchissez à la démarche, cherchez d’abord sur Internet les méthodes, ce qui peut vous convenir. Lisez et renseignez-vous (par exemple la méthode corps-miroir de Brofman est celle avec laquelle j’ai commencé. Aujourd’hui je travaille toujours avec de manière plus approfondie). De sorte que quand vous irez voir le praticien vous saurez un peu ce qui vous attend et vous saurez aussi ce que vous voulez précisément.

 

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D’accord mais vers quoi je peux me diriger si j’ai envie de commencer ce travail ?

  • Thérapeute en CNV si vous cherchez à mieux vous comprendre émotionnellement et à avoir une belle écoute qui dégagera le terrain pour un travail sur vous par la suite. Ce n’est pas de l’énergétique mais plus une thérapie de développement personnel basée sur de l’écoute active.
  • Acupuncture, ostéopathie par accupression, shiatsu et magnétisme/Reiki si vous voulez refaire circuler l’énergie en vous, diminuer angoisse et psychorigidité, soulager la fatigue et parfois certaines douleurs (liées au stress ou aux angoisses).
  • Bioénergéticien/Quantum touch si vous voulez solutionner des blocages psychologiques/douleurs par le magnétisme. Permet aussi de se purifier énergétiquement.
  • Hypnothérapie si vous voulez solutionner des blocages psychologiques par vous-même tout en étant guidé et en renouant avec votre système émotionnel. Permet aussi d’évacuer du stress à haute dose (en cas de problèmes d’anxiété récurrents par exemple) et surtout peut régler le problème des angoisses en profondeur (si elles sont dues à un vécu dans une situation précise par exemple, traumatisme, peur, etc).
  • Chamanisme si vous voulez comprendre pourquoi vous êtes comme ça. Doit se faire accompagné au début mais à le mérite ensuite d’être une méthode autonome et qui peut très vite s’apprendre de manière autodidacte. Demande un haut niveau d’ouverture spirituelle of course.
  • Sonothéparie/Aromathérapie/Fleurs de Bach/massage psychocorporel/relaxation/yoga/sophrologie/Reiki si vous cherchez d’abord à trouver une sérénité émotionnelle et calmer des émotions envahissantes.

 

Alors est-ce que je conseille un parcours particulier ou une méthode particulière ?

Si vous voulez être accompagné:

D’abord il est bon de mieux se connaître et se comprendre émotionnellement surtout nous qui peinons parfois à différencier les émotions ou à les poser sur nous. Je commencerai donc par une thérapie en CNV ou écoute active (possibilité de trouver des groupes Facebook). Ensuite, essayer le magnétisme de manière très légère pour voir si cette méthode vous convient avec un praticien en Reiki par exemple. Après, vous pouvez aller dégager ce qui vous empêche d’avancer par l’hypnose si vous êtes plus inscrit dans une démarche mentale ou par la bioénergie si vous avez une possibilité de démarche spirituelle.

Si vous préférez vous la jouer en solo :

Je commencerai par une formation en Reiki (au moins les deux premiers degrés, pas forcément très cher) à compléter avec le Quantum Touch (en livre). Ensuite une formation en autohypnose (ou/et chamanisme si vous avez une ouverture à ça). Et un apprentissage en autodidacte de la méditation guidée (écoute de musique ou de voix) possible par livres (Christophe André par exemple).

Combien faut-il débourser ?

50€ de l’heure est le prix de base

60€ est aussi très acceptable mais il faut voir le contenu de la séance.

En ville, vous risquez d’avoir des prix plus haut. Au-delà de 70€ l’heure, il faut quand même que la personne soit balèze ou que ça se justifie…

Pour que vous puissiez vous situez, je propose aujourd’hui mes séances à 60€ mais elles dépassent souvent l’heure et elles sont très très complètes (psycho+hypno+magnétisme). Je fais tarif réduit pour les personnes sans emploi, les -25 ans et si la personne doit revenir une 3ème fois (j’essaye que la personne soit soulagée maximum en 2x mais dans 80% des cas c’est dès la première fois).

Je propose l’écoute active et les soins énergétiques seuls à 30€ de l’heure pour que justement le plus de monde puisse venir tester et aller mieux (mais j’avoue que ma démarche est réellement dévouée à ce que cette humanité aille mieux et que peu de gens  font ça…).  Je fais même gratuitement pour les Aspergers.

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Si vous avez des questions sur tout ça, si vous avez envie d’essayer mais que vous ne savez pas vers quoi vous tourner, n’hésitez pas à venir me contacter et à me présenter votre profil, nous chercherons ensemble. Si vous pensez avoir des capacités mais que vous ne savez pas comment les utiliser ou quoi en faire, pareil n’hésitez pas, je pourrai certainement vous aider! J’espère que cet article aura pu vous éclairer.

 

 

 

 

Nous sommes légitimes

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C’était un dimanche comme bien d’autres. Enfin pas vraiment, il en avait seulement l’air. Durant la nuit, un fort sentiment m’était apparu auquel je n’avais pourtant pas prêté attention en me levant. Cela faisait plusieurs semaines que j’étais emmerdée avec le blog. Parce que je ne savais plus par quel bout le prendre entre les attentes des gens qui viennent sur ce site et mon évolution personnelle. Parce qu’en trois ans, je suis simplement plus du tout dans le même état d’esprit. Alors la question que je me posais était très cornélienne, faut-il que je continue en allant dans ma direction ou faut-il que je ferme le blog ?

Car voilà plusieurs semaines que des idées d’articles me parviennent mais ayant souvent peur de comment cela pourrait être accueilli je les mets de côté. Il est pourtant très dur d’oublier que vous ! vous êtes là à me rappeler que vous aimez mon travail car la page Facebook ne fait que grossir. Alors voilà que je ressens une certaine culpabilité… Y’a des gens pour me lire et moi comme une ingrate je n’écris rien… tout cela remontait à la surface de temps à autre car je suis inondée sous le travail.

Et j’avais eu des indices durant ma semaine avec un ami qui me parlait souvent de normalité chez les aspis ou les haut potentiel, la peur de la différence, de ne pas être compris. Chose à laquelle je ne pense plus trop aujourd’hui car je suis presque totalement en paix avec le sujet. Et là, j’ai encore plus culpabilisé, comment tu peux oublier les autres puisque toi tu vas mieux ? D’autant plus que je dois à mon travail avec vous mes plus belles révélations et amitiés. Je me sentais d’autant plus mal de laisser tout de côté comme ça.

Mais reprenons, cette nuit là j’ai eu un dialogue intérieur avec mon guide (intérieur ou non, c’est vous qui décidez en fonction de votre ouverture 😉 ) du style :

Guide : C’est quoi à ton avis la chose la plus importante à faire sur Terre vis-à-vis de soi ?

Moi : Pouvoir être soi-même complètement, ne pas avoir peur du regard des autres, être authentiquement soi dans le Cœur et l’Amour, s’aimer.

Guide : Alors n’arrête pas le travail que tu as commencé

Moi : Tu veux dire avec les autres ?

Guide : Oui, continue, donne-leur l’envie de s’aimer comme tu l’as fait pour toi.

Je vous avouerai qu’en me levant, tout ça me paraissait autant irréel que réel… Le sujet me touche beaucoup surtout quand je vois des enfants ou des ados pleurer d’être Asperger, autiste ou haut potentiel. Ca me révolte, ça me blesse et finalement ça me renvoie à mon passé. Et j’aimerais leur donner tout ce que je n’ai pas eu, les réconforter pour en faire des personnes assurément différentes mais confiantes dans cette normalité qui est la leur.

Alors je me lève et comme tous les matins, je me fais une bonne tasse de café crème bien dosée. Et comme c’est dimanche, j’allume la télé et je prends mon PC sur les genoux, lovée dans un plaid moumoute (oui oui moumoute u__u je suis un être faible). Et comme tous les dimanches matins, les programmes sont désastreux, principalement du télé-achat ou des vieilles séries (et dire qu’on paie pour ça…). Puis je tombe sur Arte qui présente la vie de Beethoven. Je laisse donc le documentaire mais très vite je m’arrête pour écouter. C’est passionnant. Beethoven est assurément haut potentiel aussi bien dans sa musique que dans son relationnel sulfureux. Son travail est passionnant dans la manière dont il s’y prend, dont il s’entoure qui est évidemment pour l’époque insensée. Mais il est apprécié car il s’accepte finalement comme il est ou parce que justement il donne bien le change mais s’impose. Ses courriers présentent un homme dévoré par ses passions et ses combats. Et je me laisse entraînée par le personnage, je vis et j’écoute sa musique d’une toute autre oreille. A la fin du documentaire, alors que Beethoven est complètement sourd, qu’il n’aura jamais eu de femme ni d’enfant mais qu’il est reconnu pour son génie, et malgré la lourde souffrance qu’il vit d’être coupé de son audition qui le plonge dans la solitude, il compose l’hymne à la Joie. Sa dernière œuvre, une des plus connue. Celle qui dit « même dans les pires moments de ma vie, je garde espoir, je négocie le bonheur mais je finis par l’avoir ».

Alors je me rappelle de ce que j’ai vécu cette nuit. Je me dis que ce n’est pas un hasard que j’ai vu ce documentaire ce matin. Ça vient encore plus appuyer mon sentiment. Et je me demande combien nous sommes aujourd’hui ? A survivre, à lutter avec soi-même et avec les autres ? Et je réalise que pour moi le plus dur est derrière moi et que je suis assez à l’aise avec ce que je suis maintenant mais que pour que des milliers de personnes ce n’est pas le cas surtout parmi nous. Ca fait bien longtemps que je ne vois plus en nous de la différence mais simplement un autre système d’exploitation (un peu comme si nous étions les Linux du monde écrasé par  Windows).

Alors je dois continuer ce blog pour vous offrir la confiance et l’assurance que ce que vous êtes est juste et légitime. Qu’il n’y a de différence que celle que l’on accepte de subir et que la société ne peut rien si on s’unit dans le cœur. Je ne sais pas si vous avez remarqué que les gens qui s’acceptent et qui s’aiment ont généralement aucun soucis avec le regard des autres et qu’ils ne le voient même pas, ils s’imposent et ce sont les autres qui s’adaptent. J’aimerais vous donner la force que ce soit les autres qui s’adaptent pour vous mais certainement pas dans l’agressivité mais dans l’Amour et dans le cœur car nous seront encore bien plus supérieurs. J’ai envie de dire que nous formons une seule et même famille et qu’on n’abandonne pas sa famille. En disant cela, je n’ai pas envie de former quelque chose de fermé ou qui classifie. Nous versus les autres. Surtout pas. Mais plutôt qu’ensemble, nous avons une force immense d’Amour à déployer pour ouvrir le cœur des gens à ce que nous sommes. Nous pouvons travailler main dans la main tout en étant respectés. Je suis souvent désolée (mais je comprends) de lire ou d’entendre des autistes révoltés sur la société intransigeante avec le handicap. C’est en effet une triste réalité mais c’est à nous d’ouvrir les portes avec amour et de ne pas abandonner. Quels sont nos choix? Abandonner et perdre espoir ou alors nous rencontrer et nous supporter les uns les autres et vivre au maximum, renouer avec les plaisirs de notre vie, de nos choix. J’ai choisi de vivre et j’espère pouvoir maintenir en vous cette envie ou vous la donner profondément.

Je remercie toutes les personnes qui m’écrivent et qui me partagent que ce blog a été une vraie aide pour eux et c’est pour ça que je ne désire pas le fermer. Je vous aime tous et j’ai la chance de pouvoir dire que je fais partie d’une communauté courageuse. Contrairement aux autres, je nous vois un réel avenir. Un avenir de joie et de partage. Et quand une communauté s’amuse, que se passe-t-il? Elle donne envie aux autres de la connaître! Alors incarnons nous comme nous sommes. Soyons pleinement nous mêmes. Soyons simplement heureux. Vivons  sans honte car nous sommes légitimes.

Et comme toujours, je suis prête à écouter chacun de vous personnellement si vous avez besoin d’aide!

L’Inconscient est-il Asperger?

Je passe mon temps à voir dans mon cabinet passer les gens en burn out, en stress, en décalage avec eux même. Ce que je fais ?  je les reconnecte à leur Inconscient.

Alors l’Inconscient c’est quoi ? Oubliez l’approche psychanalytique de Freud et de Jung, l’Inconscient est lui aussi devenu moderne (Dieu merci…) ! C’est donc cette partie de vous qui gère en interne votre sécurité par la somme de votre vécu. En somme, cela signifie qu’en fonction de vos expériences passées, il vous protège de ce qui pourrait vous arriver. Exemple, un chien vous a fait peur petit, vous garderez peut être cette peur encore à 70 ans avec la même intensité que l’enfant de 4 ans que vous étiez. Vous allez au supermarché et quelqu’un vous agresse, évidemment c’était imprévu, vous risquerez peut-être d’être en stress dès que vous verrez un supermarché. Bon c’est grossier mais je vous assure que mécaniquement c’est ça (je suis sure que vous avez une expérience en tête).

Notre Inconscient est du genre très émotionné et rapidement ! C’est un hypersensible de base ! Alors imaginez pour les « hypersensibles », il est en panique toute la journée… C’est aussi votre « mental » car il analyse tout, voit tout, regarde tout et il vous met sur vos gardes s’il n’est pas en confiance (ce qui peut lui arriver souvent en fonction de votre degré de fatigue ou de stress).

Qui dit mental, dit force mentale. Car c’est lui qui prend sur son dos tous les soucis de votre quotidien ! C’est lui qui juge comment réagir, c’est en fait notre ange gardien interne mais qui ne prend pas toujours les meilleures décisions, c’est un peu ce grand frère maladroit. Et au plus il supporte, au plus vous être irritable. En gros, quand lui ne va plus c’est le burn out, la dépression, la surcharge, c’est simplement lui qui laisse tomber. Il a trop, il ne sait plus ce qui est bon ou pas, il n’arrive plus à prendre du recul et le moindre petit truc qui vous arrive est une montagne alors que pourtant consciemment, vous savez que ce n’est pas grand-chose. Colère subite, sens débordés, bruits extérieurs insupportables, insomnies, tout ça c’est lui qui crie au secours.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne lui faut pourtant pas grand-chose pour très vite se remettre ! C’est son talent premier car c’est avant tout un survivor. Si vous lui dédiez une demi-heure dans la journée sans être dérangé et faites une activité qui vous sort de votre quotidien, il ira nettement mieux. En gros, il faut le décharger, s’occuper de lui, un peu le chouchouter. Passer en fait simplement du temps avec lui comme avec un enfant. D’ailleurs vous trouverez souvent le terme « enfant intérieur » pour le désigner. Et c’est assez vrai, il faut souvent le rassurer, prendre du temps pour lui, il est vite émotionné et inquiet. Après tout, il gère votre survie primaire.

C’est aussi lui le cerveau reptilien, votre instinct. Alors il ne faut pas la lui faire à l’envers.

Je suis toujours très étonnée quand je reçois des enfants car leur Inconscient est toujours beaucoup plus présent dans leur regard que dans celui des adultes. C’est un regard très dur et je dois peser chacun de mes mots pour être sûre de ne pas me tromper car je serais exécutée sur place au niveau de la confiance en un rien de temps.

Donc là vous avez le côté psy et vous vous êtes peut être déjà un peu reconnu. Normal, c’est un peu un programme interne qui a des fonctions communes à tous, autiste ou pas.

Donc pourquoi je viens vous en parler au juste ? Parce que l’Inconscient, la gentillesse, les bonnes manières, le social, ce n’est pas vraiment son truc favori. Il est du genre dur et tranchant. Il dit toujours la vérité et pas franchement avec délicatesse. Parce que ce n’est pas son rôle finalement. Lui est juste un programme de survie. Il pense qu’à nos intérêts, il peut paraître très égoïste et s’exprime de manière très hautaine. Et hier, je me suis posée la question, est-ce que les Aspergers ou autistes classiques ne seraient en fait pas tout simplement des Inconscients à nus ? qui s’expriment sans la couverture du Conscient qui vient arrondir les angles ? Et donc, est-ce que le Conscient ne serait pas cette couche qui vient mettre de « bonnes intentions » à quelque chose de tranchant ? Est-ce que ça ne serait pas lui la partie hypocrite de notre être qui vient dissimuler les intentions de l’Inconscient?

La plupart des gens grâce à leur partie Consciente peuvent contrôler les manifestations de leur Inconscient en interne. Le stress peut être vécu en silence, non visiblement. Les conventions sociales et la lecture des attitudes et comportements sont généralement le Conscient qui décode son environnement pour ensuite communiquer ce qu’il voit à l’Inconscient. Celui-ci renvoie au Conscient une réponse à adapter à l’environnement que le Conscient exécute. Par exemple, je suis dans un endroit bondé de monde. Le Conscient observe la situation et la renvoie à l’Inconscient qui en fonction de sa lecture dira ce que je dois faire à mon Conscient. Admettons qu’il me dise qu’il faut être méfiant car dans le passé, j’ai subi un vol de pickpocket, il dira à mon Conscient d’être méfiant et de me placer dans un endroit où je pourrai voir le mieux mon environnement et où je serai le plus en sécurité. Le Conscient passera en mode méfiance mais le dissimulera de manière à ce que cela ne se voie pas et que la personne ne devienne pas une cible, ce qui serait inverse à la réponse adaptée.

L’Inconscient bosse donc en arrière plan et laisse le Conscient exprimer ses décisions. Je me demande donc si pour les autistes, on ne serait pas dans le cas inverse. Avec un Inconscient qui bosse à l’avant et un Conscient minoritaire voir absent laissant l’Inconscient faire un travail qui n’est pas le sien et qui l’oblige à utiliser les conventions sociales dans une base de données où il relaie ce qu’il y trouve de manière mécanique. Lui est tout simplement pas compétent pour le social mais comme il est à l’avant il n’a pas le choix et y est confronté. Alors beaucoup fuiront le social par facilité mais surtout car ils ne sont pas programmés pour et c’est la réalité. Et s’ils se prêtent à l’exercice, ils peuvent être très fatigués car l’Inconscient doit gérer deux tâches immenses: analyser l’environnement et en plus mettre en place lui-même la réponse. Demandez à un littéraire d’éxécuter une opération mathématique difficile alors que lui est bon pour disserter et vous aurez exactement la situation de l’Inconscient… Il sue à mettre en place quelque chose qui n’est pas naturel pour lui, il prend beaucoup de temps à le faire alors qu’il doit continuer dans le même temps à éxécuter sa tâche première, veiller à protéger la personne de son environnement… Cela donne des personnes exténuées face au social, qui ont besoin de rester chez elle ou de retourner au plus vite dans un environnement sécurisé où le social est absent. On comprend mieux pourquoi les Aspergers sont des amoureux de leurs foyers, l’Inconscient peut y souffler en permanence! Mais si une menace devait se présenter au sein même de cet endroit, la réponse de défense ou d’attaque est très forte voire violente et peut vite engendrer des crises d’angoisse et de stress. La maison étant pour un autiste Asperger avant tout sa tanière et son royaume, le siège même de sa liberté.

Ceci est évidemment entièrement mon hypothèse, elle est peut-être à retravailler, à affiner mais je la trouve plutôt juste. Et je serai très intéressée d’avoir votre retour, comment vous percevez les choses, si ça vous parle.  Sur ce, je vous laisse et vous souhaite une bonne semaine à tous!  

Réapprendre à s’écouter!

Le blog a été plutôt très calme ces derniers mois, je le sais. Principalement car je suis passée par une période de remise en question assez intense après ma séparation avec mon ex-conjoint et qui m’a apportée beaucoup sur mon fonctionnement interne, mes idéaux et mes envies pour l’avenir.

Donc vous aurez prochainement une série d’articles sur toutes mes prises de conscience qui, je pense, pourra raisonner en vous.

Alors je commence par le début en évoquant la rupture, et plutôt ce qui m’y a poussée. Il ne s’agit pas ici de rentrer dans les détails personnels de ma vie mais plutôt sur mes réalisations personnelles.

Quand j’ai rencontré mon ex, j’étais très TSA. Assez psychorigide, grands idéaux, tout devait être parfaitement en place, une méfiance dans le genre humain, pas mal de conflits sociaux, à l’écart de la société et une soif illimitée de liberté. Je ne réexplique pas tout mon parcours depuis ma rencontre avec l’hypnose et le développement personnel qui en quelques années ont tout changé pour moi. Soudainement, le social ne me faisait plus peur, même j’étais en manque. Ma vie n’était plus réglée à la minute près, je pouvais me permettre l’improvisation ! Et donc cet homme que j’avais choisi ne correspondait plus à celle que j’étais aujourd’hui. Donc c’est en toute amitié et dans le plus grand respect que nous avons décidé de nous séparer et cela vraiment dans la plus grande harmonie.

Avant d’arriver à ce résultat, il y a eu bien sur toutes les questions à propos du poids de la société. Si on y regarde bien, le sentimental doit correspondre à des schémas très précis : il faut travailler pour construire une famille, avoir une maison, puis se marier, vite dépêche-toi l’horloge tourne, argh rupture je vais devoir tout recommencer. Car oui, à 29 ans, j’avais un bon cap, je touchais presque au but ultime, tout ça était à portée de main et pourtant j’ai décidé de tout mettre par terre, grande folle !

Qu’est-ce qui m’a poussé ? Pourtant j’avais tout ! Aucun souci de ce côté-là, deux voitures, une maison, un chat, de beaux équipements ménagers, un homme gentil et attentionné (sauf pour le ménage lol). Tout sauf l’amour ou ce que j’en attendais disons ! Je me réfugiais dans les biens, ma vie était sans saveur. J’étais rentrée dans le moule de la consommation. Je me levais tous les jours gangrenée par une culpabilité, celle de ne pas avoir le courage de mettre les pieds dans le plat, de me mentir mais aussi de lui mentir. Celle aussi de ne pas arriver à redresser la situation car Dieu sait que j’avais passé du temps à essayer que les choses s’arrangent entre nous. Une culpabilité envers moi-même aussi de me maltraiter de la sorte, d’ignorer mes propres appels au secours, de ne pas m’écouter. Et enfin, celle d’imaginer que j’allais briser un homme. Et cela faisait presque deux ans que je vivais cela. Que je relançais l’espoir, puis l’agacement, jusqu’au moment où ce fut définitif. Soudainement, j’ai été complètement coupée, je ne ressentais plus rien du tout, la colère avait pris le dessus. J’essayais de me raisonner mais ce n’étais plus possible, le mental ne voulait plus rien entendre.

Deux mois après, le temps ayant assagit le bouleversement, s’est soulevé une question. Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Quelle est finalement la meilleure façon d’aimer pour moi ? Et si j’assumais pleinement ce que je suis réellement ? Sans me plier à l’image de cette société. Et j’ai commencé à rencontrer des gens qui assumaient complètement qu’ils n’aimaient pas comme les autres. Dans le milieu gay mais aussi avec les polyamoureux, les asexuels. Et là, j’ai commencé à me sentir bien parce que tous ces gens étaient heureux. J’ai commencé à me regarder autrement, à écouter des parcelles de mon cœur que j’avais asséchées depuis longtemps pour respecter la société, pour avoir l’image que l’on attend. Encore une fois, je m’étais adaptée à un système qui ne me correspondait pas.  

Alors j’ai commencé à soulever toutes mes barrières qui faisaient que je ne ressentais plus grand chose et je suis allée écouter ce qui se passait en dessous.

La plus grosse parcelle criait « LIBERTEEEE », elle était complètement emportée et en souffrance. Je l’ai laissée pleurer longtemps. Elle m’en voulait beaucoup de l’avoir enchaînée et bâillonnée. Elle était tellement traumatisée, que je n’ai même pas pris de plaisir à la libérer. Je lui ai demandé de me pardonner. Une autre, liée avec ma parcelle masculine et avec qui j’avais pourtant commencé les choses très tôt me disait « as-tu oublié que tu aimes aussi parfois les filles ? » je l’avais complètement mise de côté celle-là… Je lui ai répondu « c’est surtout que j’aime les gens pour l’essence même de leur âme, de ce qu’ils sont, fille ou garçon ». Ma partie masculine a rigolé grassement sans me croire, il avait raison… La partie Conventionnelle a voulu minimiser les choses « non mais quand même, faut pas déconner non plus, elle préfère les garçons au moins à 80% ».  J’étais d’accord mais jusqu’à présent j’avais ignoré les 20% (de peur qu’ils grandissent). Mon côté masculin a dit « j’ai le droit d’exister, pourquoi tu essayes de me supprimer ? » à vrai dire j’avais du mal pour lui car on s’est toujours très très bien entendu tous les deux, c’est la facette la plus simple de moi. Il ne se prend pas la tête et quand il prend les commandes, c’est assez sympa, il en impose… de trop. Parce qu’il est du genre à n’avoir aucune estime de lui et à douter beaucoup, même si c’est un grand protecteur. Il a tendance à me faire comporter en bon gaulois avec des schémas un peu machistes qui ne me donnent pas toujours l’image que j’aimerais de moi. C’est sa méthode pour me protéger des autres. C’est là que j’ai compris ! Il ne se manifestait en moi que si j’allais mal ! C’est un peu le grand frère, ce père qui veillait sur moi et qui me faisait prendre des décisions très maladroites en espérant me protéger. Alors on s’est mis d’accord lui et moi, je lui laisserais de la place mais pas tout le temps, il fallait équilibrer. Il a dit que ça lui convenait tant qu’il pouvait se sentir utile. Je lui ai précisé que je sais maintenant qu’il a tendance à déformer la vérité pour me rendre la réalité plus supportable et que j’aimerais plutôt qu’il règle ses problèmes d’estime. Ça n’a pas été facile car il est très fier mais il a accepté qu’on entre en thérapie là-dessus.

Et ensuite une conclusion a été prise, très compliquée car la parcelle Conventionnelle qui gère mon image ne voulait rien entendre. Je lui ai annoncée qu’il faudrait qu’elle assume mon originalité complète et que je n’accepterais plus de ne plus être complètement moi ! Elle a plaidée la folie auprès des autres parcelles, elle criait que c’était dangereux. Je lui ai répondu qu’on allait travailler ensemble notre charisme et l’accès à l’amour inconditionnel des autres dans leur différence à eux et que ça devrait passer, qu’on serait accepté et qu’on attirerait les personnes qu’on mériterait. Le travail était déjà bien amorcé de toute façon. Elle a compris qu’elle n’avait plus son mot à dire car les autres parcelles n’étaient pas prêtes à de nouveau laisser leur liberté de côté. « Ton règne est terminé » s’est écriée la Liberté soulagée et éclatant en larmes. C’est là que j’ai vu qu’elle était soutenue par ma parcelle HP/TSA qui la tenait dans ses bras. Il avait tout regardé de loin car il est pas vraiment fan du tumulte. Il savait un peu ce qui se passait mais il a du mal à suivre plusieurs conversations à la fois. Quand il a vu la Liberté pleurer de joie, il a compris que c’était bon pour lui alors il a crié « je m’aime » ce que les autres parcelles ont trouvé très marrant car il a le pouvoir de faire rire sans le vouloir. Sauf la partie Conventionnelle qui a trouvé ça déplacé et arrogant. Elle gérait aussi le jugement… Tout ça a beaucoup soulagé mon côté masculin qui soudainement n’a plus éprouvé le besoin de se manifester, il était en paix.

Alors même si j’exprime cela de manière humoristique, le travail fut très loooong pour écouter chacune de mes parties pour la simple et bonne raison que j’avais tout étouffé en moi depuis plus d’une bonne dizaine d’années et que j’ai dû faire le travail de toutes les écouter ce qui fut très… très douloureux parfois, même s’il y a eu de belles retrouvailles aussi ! Je ne suis pas encore sure non plus d’avoir pu écouter tout le monde… >_>

Puis je me suis complètement réintégrée et j’ai senti comme un rangement interne, ou tout était imbriqué mais en harmonie. Et là j’ai pu comprendre qu’en fait, il me faudrait toujours garder ma liberté et mon indépendance en couple. Et que je me nourrissais beaucoup plus d’amour dans une amitié sincère avec des échanges choisis garantissant une qualité plutôt qu’une quantité. Et le pire, c’est que ce système, je l’avais compris en moi à 16 ans… Et je ne sais pas si je dois le remettre en question ? Si je dois faire des efforts pour changer ça ? Pour le moment je vis, et je verrai bien ensuite.

Le prochain article sera donc « apprendre à se reconnecter à soi » car je sais que pas mal d’entre vous ont des soucis pour comprendre ce qu’ils ressentent ou le gérer. Et que par cet exercice, j’ai pu me reconnecter à ce que je ressentais!