Laissez moi buller!

Aaaaah buller ! Que ferait-on sans notre bulle ? pour ma part, j’en distingue deux :

 

  • La première est celle que j’appellerai « la bulle de secours » c’est celle où l’on va se réfugier quand les choses deviennent intenses autour de nous et qui est un peu notre bobonne d’oxygène. Nous sommes calmés mais pas détendus pour autant.
  • La seconde est la bulle de confort, celle dans laquelle on entre sans qu’aucune menace ne plane autour de nous. C’est celle dans laquelle on s’installe en rentrant chez soi d’une longue journée.

 

Buller je disais donc.

Mais que fait-on dans nos bulles ?

La bulle de secours dite aussi « pharmacie » coupe nos émotions ou du moins les atténue le plus possible ce qui nous a certainement valu très longtemps notre soi-disant manque d’empathie. Alors que nous sommes tout simplement dans une protection visant à gérer une surstimulation.

La bulle de confort propose énormément de choses mais toujours lié à l’esprit à mon sens. Adolescente, je passais ma vie dans cette bulle, même à l’école quand les cours étaient barbants. Il suffisait que j’aille dans mon esprit pour m’inventer des histoires avec pour inspiration mon environnement. Je parvenais tellement bien à projeter les situations dans mon esprit que j’arrivais même à ressentir ce que je pensais ! Je pouvais avoir les larmes aux yeux sans raison selon ce qui se passait dans mes histoires.

Surtout, il est évident que je ne suis  du tout autiste dans mon esprit… Pas de problèmes sociaux, tout le monde est intelligent (lol) et  aucun problème de ressenti. J’arrive même à faire des choses impossibles pour moi dans la réalité (mieux avoir envie à des choses dont je suis coupée dans la réalité, surstimulation oblige). Sûrement car c’est moi qui contrôle tout. Il faut donc faire très attention de ne pas plonger dans ce monde-là pour abandonner le « vrai » surtout lors de moments de la vie un peu dépressifs.

Ma bulle de confort est toujours liée à mon imagination, ça peut-être ce que je lis dans un livre (voir d’ailleurs la scène de Big bang Theory (saison 5) où Leonard demande à Amy ce qu’elle fait car il pensait qu’elle lisait et elle de répondre « oui mais maintenant j’imagine ce que j’ai lu ») ou m’inspirer d’un univers ou en créer un ! J’aime me balader dans ma tête dans toutes les époques et lieux de l’Histoire, mixer le tout et je peux comater sur mon lit une heure sans rien faire si ce n’est être dans ma tête.

Autre constatation : tout ça je le vois donc je pense en images ! Visiblement c’est loin d’être le cas de tout le monde alors que je pensais que c’était comme ça pour nous tous.

Et quoi de plus dérangeant que d’être surpris dans sa bulle ou interrompu ? Pour moi ça l’est autant que lorsque je suis concentrée au travail et que l’on me coupe. C’est comme mettre sur pause un film lors d’une scène d’action.

Grâce à tout ce que j’ai pu rêver les yeux ouverts, j’ai aussi énormément philosophé car j’ai vécu le pire comme le meilleur. C’est comme si isolée chez moi, on m’avait offert la possibilité de vivre les choses plus doucement et d’en tirer une expérience de la vie.

Enfin dernière chose, il va de soi que bulle de secours ou bulle de confort, les deux sont vitales à notre bien-être intérieur et ne pas pouvoir aller dans l’une ou dans l’autre peut provoquer chez nous des comportements très pénibles : stress, angoisse, nervosité, agressivité, émotionnellement coupé, …

 

Comme toujours, je vous laisse la parole pour vous aussi vous exprimez !

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8 réflexions sur “Laissez moi buller!

  1. Aaah, tellement vrai, c’est quand même bizarre de voir que des personnes ressentent la même chose que moi. J’ai toujours eu honte de ma bulle, me cachant dans ma chambre, pour éviter que les gens ne me prennent pour une folle. Pourtant en dehors de ça je l’adore ma ptite bubble, elle m’a permis de vivre 1000 vies et aventures de manière super intense. Les larmes aux yeux tellement je partais loin je les ai eu plus d’une fois, et je les ai encore bien sûr ! 🙂

  2. Ça fait du bien de mettre des mots sur quelque chose de tellement « naturel » pour soi qu’on n’arrive pas à l’expliquer! J’ai l’impression que tu parle de moi! Merci pour ce billet!!!

  3. Moi aussi étant enfant et surtout adolescente, je me réfugiais dans ma bulle, parfois des heures durant. Je voyageais dans des pays imaginaires vivant des aventures pas possibles et je ne savais même pas comment j’étais arrivée à l’école puis un jour j’ai failli avoir un accident et puis la pression familiale pour que je rêve moins à fait que j’ai essayé de supprimer cette bulle en devenant hyperactive et là c’était mieux accepté par mon entourage mais moi j’avais perdu ce monde où je pouvais retrouver ma sérénité. Et puis j’ai vécu des années comme cela, métro-boulot-dodo (mais peu de dodo) Je l’ai payé au niveau santé et il y a quelque année mon psy m’a dit que je devais retrouver ma bulle, que ce n’était pas un caprice mais un besoin, qu’il y allait de ma santé aussi bien mentale que physique et voilà qu’à 60 ans j’essaye de retrouver une bulle qui me corresponde mais qui n’a plus les couleurs et la fantaisie de ma jeunesse.

    • Je pense de toute façon que nos bulles évoluent avec l’âge! Ma bulle ado n’a plus grand chose avoir avec celle d’aujourd’hui. Elle est moins attractive et dévorante.

  4. Ah wow, ton texte, c’est comme si on parlait de moi! Je suis encore comme ça, impossible de m’endormir sans m’imaginer dans une histoire d’ailleurs. Parfois j’ai aussi les larmes aux yeux pour rien (de l’extérieur!). Comme j’ai 3 enfants, c’est difficile de retrouver cette bulle le jour, mais je la retrouve le soir venu dans mon lit ;)!

  5. C’est drôle, pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai parlé de la bulle à mon fils qui se sent si mal avec les autres et qui s’est tellement apaisé cet été, seul, avec ses legos. Je lui ai conseillé de se fabriquer une bulle quand il n’avait vraiment pas le courage de monnayer avec les autres. Puis, tout de suite après, j’ai ressenti une pointe de culpabilité. Comment pouvais-je conseiller à mon fils ce qu’on m’a toujours reproché?
    Mais j’y suis tellement bien dans cette bulle. Moi, il m’est même arrivé de pleurer à chaudes larmes en vivant mes histoires. J’ai vécu 10 000 vies gràce à ces bulles. Et ça m’apaise tellement.

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