Cette douce obsession (ou pas)

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Ça faisait vraiment longtemps, très longtemps. La dernière fois que cela m’avait pris c’était quand j’avais découvert le génie de Maurice Leblanc avec la série Arsène Lupin il y a cinq ans.  Je ne savais plus comment ça faisait, comment ça pouvait raisonner en moi. L’obsession d’aimer quelque chose qui me touche.

Ma dernière obsession donc ? « Le théorème du homard ». Comment c’est arrivé? Comme souvent par après, certainement le temps que je comprenne ce que je ressente  (pour l’anecdote, je me suis rendue compte que j’étais tombée amoureuse de mon professeur de latin après deux mois, le temps des grandes vacances et de savoir que j’avais arrêté le latin lol…). Après avoir terminé le bouquin, j’ai d’abord ressenti comme si quelque chose n’était pas fini. Je n’ai clairement pas apprécié d’être coupée en plein élan alors que quelque chose était touché en moi (le quelque chose reste à définir clairement, l’esprit ou le cœur, voir les deux ?).

Le personnage principal est le style d’homme que je ramenais d’habitude à la maison (oui vous avez bien lu). Alors j’ai commencé pour me marrer à taper son nom dans Google pour voir s’il n’y avait pas une communauté de fans. Et tout est allé très vite, j’ai commencé à trouver des tests, des interviews, j’ai voulu en savoir plus et de fil en aiguille, je ne pensais plus qu’à ça, en découvrir plus sur l’auteur, comment le SA était perçu dans le livre, le personnage, la suite du livre. Je rentrais chez moi et sautais sur le PC durant le temps de midi ou après la journée, même au boulot ! Mais rien de dérangeant au contraire, je ressens ça comme une vraie joie, car ça stimule mes facultés intellectuelles délaissées fortement ces dernières années et je me sens revivre.

Voilà ce qu’est pour moi une obsession, ce n’est pas comme une passion. L’obsession vous mange de l’intérieur et ne vous permet plus de penser à autre chose qu’à elle. La passion nous permet de nous couper de tout mais raisonnablement et dure plus longtemps, pour cela elle est valorisée. Même s’il est parfois difficile de ne pas les confondre.

Je vous parle d’un sujet joyeux. Mais que dire des obsessions malheureuses ? Les choses peuvent alors très vite dégénérer et il n’est plus possible de s’arrêter. Il m’est parfois arrivé de me rendre compte de certains de mes comportements en rentrant chez moi et à commencer à stresser de savoir comment les gens ont perçu ce que j’ai dit et de ne plus pouvoir penser qu’à ça. Ce type d’obsession amène alors très vite une autre amie sous son bras : l’angoisse. Celle d’avoir été mal comprit et qu’on vous prête des intentions que vous n’aviez pas. Ce n’est qu’après avoir redressé ce que vous avez dit dans le cerveau d’un NT que vous comprenez que vous avez peut-être commis un impair!

L’obsession face aux problèmes est très différente de la première que j’ai citée qui rend joyeuse. Colère, dépression, incompréhension, perte d’appétit, renfermement sur soi-même, agressivité, impossible de ne plus penser à autre chose et parfois j’aimerais trouver le bouton « off » de mon cerveau car je ressasse la même chose encore et encore et encore…et encore. Impossible de me couper, même dans des situations agréables, ça reste au-dessus de ma tête.

J’arrive parfois à me détacher pendant deux ou trois jours, penser même avoir résolu le problème (pauvre folle) et il suffit d’un tout petit truc dans la journée pour que tout revienne en force et s’installe pour les jours qui suivent. Que je m’inquiète de mon avenir, que je me sente prise au piège, …

Si vous êtes comme moi, et que vous voyez en permanence le verre à moitié vide et que vous ne pensez qu’à ça, lâchez vos témoignages ! Je me sentirai moins seule lol

 
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Une réflexion sur “Cette douce obsession (ou pas)

  1. C’est marrant car c’est justement une de mes réflexions du moment. Je me pose beaucoup de question sur cette frontière entre la passion et l’obsession. Les intérêts restreints sont considérés comme un point déterminant pour fixer un diagnostic pourtant j’ai trouvé que dans mon bilan on m’a posé très peu de question dessus, et c’est vrai que je ne suis pas le genre à m’épancher dessus pendant des heures.
    J’ai toujours eu honte de mes obsessions, préférant m’enfermer dans me chambre avec mon ordinateur, mes livres pendants des heures loin des regards. D’ailleurs c’est la même chose pour mes angoisses, je préfère à les garder pour moi en général, j’ai eu bien trop droit à la phrase « tu te prends trop la tête » !

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