Hein ? t’es pas autiste arrête…

Possible, il est vrai que le temps avançant, je n’ai plus besoin de me revendiquer car je m’en contre fout. Je pense que toute personne qui s’autodiag passe par une évolution :

  1. La découverte du sujet par un média et l’idée que ça nous ressemble beaucoup
  2. Recherche d’informations énorme sur le sujet, balayage le plus complet possible
  3. Recherche de témoignages et besoin de témoigner, besoin d’agir au sein d’une communauté
  4. Besoin d’en parler, de le dire pour se légitimer auprès de ses proches
  5. Après avoir digéré les quatre premiers points, s’en foutre royalement et continuer sa vie en sachant qu’on est différent ou au contraire rester dans le milieu de manière très active.

 

Pourquoi je ne me sens presque plus du tout autiste ?

Bien que j’ai gardé mes petites manies, je dois avouer que mes comportements sont devenus nettement plus souples depuis que :

  1. J’ai arrêté le gluten
  2. Je prends de temps en temps des probiotiques très dosés
  3. Ma pratique méditative chamanique m’ouvre complètement aux choses qui m’arrêtent, ce qui me fait penser que mon problème s’inscrirait plus sur des blocages et traumatismes psychologiques et une mauvaise gestion de moi-même (chakra, etc…).
  4. Je remarque aussi que quand ma vie rime avec ce que j’ai envie, la moitié des syndromes disparaissent. Visiblement, le facteur « malheureuse » pousse à ces comportements.

 

Et finalement ce qui ressors de tout ça, c’est que réellement, je ne me sens plus trop concernée par le sujet que je sois aspie ou non. Finalement, ça changera rien à ma vie, faut bien que je continue !

Mon métier actuellement demande énormément d’interactions sociales, je pensais que ce serait très dur car je m’exprime comme un pied quand il s’agit de me présenter ou de présenter mes projets. Je trouve que je m’en sors pas mal même si souvent on me regarde en se demandant avec quoi j’arrive. Mais la seule chose à laquelle je pense c’est m’affirmer et non penser à ma différence.

Je crois aussi que la vie et mon apprentissage m’a permis d’évoluer positivement. Je me suis toujours remise en question, j’ai toujours essayé de surpasser tout ce qui pouvait me freiner. Mais si vous remontez le temps, vous verrez que je paraissais bien plus autiste jeune qu’aujourd’hui avec tout le travail que j’ai abattu sur moi-même.

Maternelle : difficulté à se faire des amis, maux de ventre en allant à l’école d’angoisse, peurs de tout, angoisse élevée, pleurs pour des broutilles car toujours surstimulée (je me rappelle avoir pleuré pace que je ne savais pas dessiner un pantalon à un bonhomme lol).

Primaire : angoisse des règles imposées par l’école, surcharge émotionnelle continue à cause du social (moqueries, non compréhension, jeux de garçons plus que de filles), angoisse lors des voyages scolaires (changement d’environnement et séparation des parents vécue en dépression totale).

Collège-lycée : pas les mêmes centre d’intérêts, plus proche des garçons donc moqueries sexistes, angoisse sociale car je ne sais pas toujours comment je dois réagir, activité sociale en dent de scie (entourée puis seule), quiproquos car ce que je comprends n’est pas ce que comprend la majorité sur mes comportements ou mes paroles, conflits avec les professeurs et sentiments total d’incompréhension, obligation de suivre des cours dans lesquels je galère avec des profs contre moi, stress physique de devoir se lever tôt le matin, impression de subir ma vie sans échappatoire, obligation de faire comme tout le monde pour être un minimum intégré, être confrontée tous les jours à ses complexes physiques

Université : stress de ne jamais avoir assez de temps pour réussir, organisation de mon temps de manière maniaque, obsession pour mes études et tout ce qui tourne autour, conflits sociaux avec certaine personne m’isolant de temps en temps des groupes. Mes deux stages sont compliqués, pour le premier je vis très mal l’éloignement de chez moi avec la promiscuité sociale 24h24/ 5j/7 et je suis en dépression. Pour le second, si ça se passe mieux, socialement je commets sans le vouloir des impairs de langage avec une signification pour moi positive mais qui est offensante pour les autres.

Face à toutes les pressions qu’on vous inflige, quand vous n’avez aucune liberté de penser ou de mouvement que chez vous (voilà pourquoi ma maison est sacrée), je pense qu’on s’enferme dans des routines ou des réflexes pour rendre le quotidien plus supportable. J’étais donc bien plus autiste   jeune car je devais tout affronter seule et j’étais dans l’incompréhension la plus totale vis-à-vis des autres et même de ma famille, qui tolérait sans vraiment chercher à savoir.

 

traitSeparation

Par ailleurs, je dois vous avouer que j’ai de plus en plus de mal à me motiver pour continuer des articles sur le blog. La raison étant que mes projets professionnels me prennent énormément de temps et que je n’ai plus le temps de m’informer sur la cause autistique. Je tenterai donc plutôt de passer à un article par mois.

Si jamais vous connaissez des Aspergers dans le Nord aux environs de Dunkerque, je suis très intéressée pour pratiquer des séances d’hypnose pour essayer avec eux de les débarrasser d’angoisses ou de comportements liés à l’angoisse. Je suis en train de faire des recherches sur la manière que l’on pourrait mettre en place pour soigner les aspies sans une tonne de médicaments. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une réflexion sur “Hein ? t’es pas autiste arrête…

  1. Pingback: Bilan 2015 du blog | Asperguette

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