L’Inconscient est-il Asperger?

Je passe mon temps à voir dans mon cabinet passer les gens en burn out, en stress, en décalage avec eux même. Ce que je fais ?  je les reconnecte à leur Inconscient.

Alors l’Inconscient c’est quoi ? Oubliez l’approche psychanalytique de Freud et de Jung, l’Inconscient est lui aussi devenu moderne (Dieu merci…) ! C’est donc cette partie de vous qui gère en interne votre sécurité par la somme de votre vécu. En somme, cela signifie qu’en fonction de vos expériences passées, il vous protège de ce qui pourrait vous arriver. Exemple, un chien vous a fait peur petit, vous garderez peut être cette peur encore à 70 ans avec la même intensité que l’enfant de 4 ans que vous étiez. Vous allez au supermarché et quelqu’un vous agresse, évidemment c’était imprévu, vous risquerez peut-être d’être en stress dès que vous verrez un supermarché. Bon c’est grossier mais je vous assure que mécaniquement c’est ça (je suis sure que vous avez une expérience en tête).

Notre Inconscient est du genre très émotionné et rapidement ! C’est un hypersensible de base ! Alors imaginez pour les « hypersensibles », il est en panique toute la journée… C’est aussi votre « mental » car il analyse tout, voit tout, regarde tout et il vous met sur vos gardes s’il n’est pas en confiance (ce qui peut lui arriver souvent en fonction de votre degré de fatigue ou de stress).

Qui dit mental, dit force mentale. Car c’est lui qui prend sur son dos tous les soucis de votre quotidien ! C’est lui qui juge comment réagir, c’est en fait notre ange gardien interne mais qui ne prend pas toujours les meilleures décisions, c’est un peu ce grand frère maladroit. Et au plus il supporte, au plus vous être irritable. En gros, quand lui ne va plus c’est le burn out, la dépression, la surcharge, c’est simplement lui qui laisse tomber. Il a trop, il ne sait plus ce qui est bon ou pas, il n’arrive plus à prendre du recul et le moindre petit truc qui vous arrive est une montagne alors que pourtant consciemment, vous savez que ce n’est pas grand-chose. Colère subite, sens débordés, bruits extérieurs insupportables, insomnies, tout ça c’est lui qui crie au secours.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne lui faut pourtant pas grand-chose pour très vite se remettre ! C’est son talent premier car c’est avant tout un survivor. Si vous lui dédiez une demi-heure dans la journée sans être dérangé et faites une activité qui vous sort de votre quotidien, il ira nettement mieux. En gros, il faut le décharger, s’occuper de lui, un peu le chouchouter. Passer en fait simplement du temps avec lui comme avec un enfant. D’ailleurs vous trouverez souvent le terme « enfant intérieur » pour le désigner. Et c’est assez vrai, il faut souvent le rassurer, prendre du temps pour lui, il est vite émotionné et inquiet. Après tout, il gère votre survie primaire.

C’est aussi lui le cerveau reptilien, votre instinct. Alors il ne faut pas la lui faire à l’envers.

Je suis toujours très étonnée quand je reçois des enfants car leur Inconscient est toujours beaucoup plus présent dans leur regard que dans celui des adultes. C’est un regard très dur et je dois peser chacun de mes mots pour être sûre de ne pas me tromper car je serais exécutée sur place au niveau de la confiance en un rien de temps.

Donc là vous avez le côté psy et vous vous êtes peut être déjà un peu reconnu. Normal, c’est un peu un programme interne qui a des fonctions communes à tous, autiste ou pas.

Donc pourquoi je viens vous en parler au juste ? Parce que l’Inconscient, la gentillesse, les bonnes manières, le social, ce n’est pas vraiment son truc favori. Il est du genre dur et tranchant. Il dit toujours la vérité et pas franchement avec délicatesse. Parce que ce n’est pas son rôle finalement. Lui est juste un programme de survie. Il pense qu’à nos intérêts, il peut paraître très égoïste et s’exprime de manière très hautaine. Et hier, je me suis posée la question, est-ce que les Aspergers ou autistes classiques ne seraient en fait pas tout simplement des Inconscients à nus ? qui s’expriment sans la couverture du Conscient qui vient arrondir les angles ? Et donc, est-ce que le Conscient ne serait pas cette couche qui vient mettre de « bonnes intentions » à quelque chose de tranchant ? Est-ce que ça ne serait pas lui la partie hypocrite de notre être qui vient dissimuler les intentions de l’Inconscient?

La plupart des gens grâce à leur partie Consciente peuvent contrôler les manifestations de leur Inconscient en interne. Le stress peut être vécu en silence, non visiblement. Les conventions sociales et la lecture des attitudes et comportements sont généralement le Conscient qui décode son environnement pour ensuite communiquer ce qu’il voit à l’Inconscient. Celui-ci renvoie au Conscient une réponse à adapter à l’environnement que le Conscient exécute. Par exemple, je suis dans un endroit bondé de monde. Le Conscient observe la situation et la renvoie à l’Inconscient qui en fonction de sa lecture dira ce que je dois faire à mon Conscient. Admettons qu’il me dise qu’il faut être méfiant car dans le passé, j’ai subi un vol de pickpocket, il dira à mon Conscient d’être méfiant et de me placer dans un endroit où je pourrai voir le mieux mon environnement et où je serai le plus en sécurité. Le Conscient passera en mode méfiance mais le dissimulera de manière à ce que cela ne se voie pas et que la personne ne devienne pas une cible, ce qui serait inverse à la réponse adaptée.

L’Inconscient bosse donc en arrière plan et laisse le Conscient exprimer ses décisions. Je me demande donc si pour les autistes, on ne serait pas dans le cas inverse. Avec un Inconscient qui bosse à l’avant et un Conscient minoritaire voir absent laissant l’Inconscient faire un travail qui n’est pas le sien et qui l’oblige à utiliser les conventions sociales dans une base de données où il relaie ce qu’il y trouve de manière mécanique. Lui est tout simplement pas compétent pour le social mais comme il est à l’avant il n’a pas le choix et y est confronté. Alors beaucoup fuiront le social par facilité mais surtout car ils ne sont pas programmés pour et c’est la réalité. Et s’ils se prêtent à l’exercice, ils peuvent être très fatigués car l’Inconscient doit gérer deux tâches immenses: analyser l’environnement et en plus mettre en place lui-même la réponse. Demandez à un littéraire d’éxécuter une opération mathématique difficile alors que lui est bon pour disserter et vous aurez exactement la situation de l’Inconscient… Il sue à mettre en place quelque chose qui n’est pas naturel pour lui, il prend beaucoup de temps à le faire alors qu’il doit continuer dans le même temps à éxécuter sa tâche première, veiller à protéger la personne de son environnement… Cela donne des personnes exténuées face au social, qui ont besoin de rester chez elle ou de retourner au plus vite dans un environnement sécurisé où le social est absent. On comprend mieux pourquoi les Aspergers sont des amoureux de leurs foyers, l’Inconscient peut y souffler en permanence! Mais si une menace devait se présenter au sein même de cet endroit, la réponse de défense ou d’attaque est très forte voire violente et peut vite engendrer des crises d’angoisse et de stress. La maison étant pour un autiste Asperger avant tout sa tanière et son royaume, le siège même de sa liberté.

Ceci est évidemment entièrement mon hypothèse, elle est peut-être à retravailler, à affiner mais je la trouve plutôt juste. Et je serai très intéressée d’avoir votre retour, comment vous percevez les choses, si ça vous parle.  Sur ce, je vous laisse et vous souhaite une bonne semaine à tous!  

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3 réflexions sur “L’Inconscient est-il Asperger?

  1. Bien le bonjour, Asperguette.

    Je ne suis pas bien sûr de comprendre ton idée. Les autistes n’auraient selon toi pas d’Inconscient ?
    Dans mon errance diagnostique avec des psys muets face à ma vraie souffrance, je suis passé par cette représentation. On me demandait de faire tellement d’efforts, et j’ai tant de pouvoir intellectuel, ma nature était si méprisée, j’ai pu me poser cette question.

    Mais j’en suis vite revenu. Il est clair que j’ai un fonctionnement sous-jacent, qui est par exemple responsable de mes troubles d’humeur, hypomanie, dépression, anxiété, auxquels je fais face régulièrement.
    Et aujourd’hui, je m’appuie sur les mêmes pensées que j’avais naturellement élaborées constatant ma différence dès mes cinq ans : l’« Inconscient » des autistes serait moins important. Je voyais les autres avoir tant de comportements indépendants de leur capacité de raison, et ça fonctionnait pareil pour eux tous ; j’étais bien meilleur qu’eux en cours, mais je n’arrivais pas à les suivre dans leurs jeux. Je me suis dit que j’avais par rapport à eux une grande capacité générique, le haut potentiel intellectuel, qui permet de théoriser l’ensemble de la nature, de le comprendre et de le rejoindre dans ses fonctionnements ; tandis que les autres sont davantage animés d’une énergie sur un fonctionnement spécifique, n’obéissant pas à un libre arbitre, mais les unissant, me mettant de côté. Ouais, je m’en sentais un peu supérieur, et inférieur à la fois.
    Je me vois à présent comme un jeune aspie surdoué, bien qu’il me faille encore attendre un certain temps pour avoir mon diagnostic.

    Voici le détail de ma théorie. J’ai horreur des mots « Conscient » et « Inconscient », pour moi ça reste définitivement de la psychanalyse. Théoriser sur l’idée d’un Inconscient potentiel m’amène à l’appréhender comme quelque chose d’inaccessible, ce qui n’est pas du tout le cas — je m’analyse extrêmement bien, je deviens très vite conscient de tout ce que je suis.
    Ton « Conscient », si je comprends bien, serait donc ce que moi je distingue comme l’« intellect » et les « perceptions sensorielles ». Tandis que l’« Inconscient » correspondrait plutôt à la « motivation » (à l’origine des réactions nerveuses) et la « mémoire ».

    Pour moi, les différences de fonctionnement innées entre les différents être humains se résument à des variations dans leur répartition énergétique. Avec la même quantité de sommeil, chacun aura une quantité d’énergie spécifique pour mes cinq entités ci-dessus (éventuellement découpées en plusieurs sous-parties), ainsi que d’autres : chacun des organes du corps en fait, parfois subdivisés.

    Je me représente visuellement ces systèmes énergétiques comme des pentes sur des repères 2D. L’axe des ordonnées correspond à l’énergie dépensée (et la quantité d’impact qui en résulte, sur soi et son environnement), et l’axe des abscisses correspond au temps — on le fait s’écouler sur une simple journée. La pente part de l’origine du repère, va jusqu’au bout de la journée, et en fonction de la personne atteint donc une certaine hauteur. La clé du bonheur est de réussir à aller jusqu’en haut chaque jour, sans monter davantage, dans tous les secteurs employant de l’énergie.

    L’identification des entités (quand bien même la théorie représenterait une réalité) pose beaucoup de soucis, et donc il est difficile de savoir quelle répartition correspond à un cas clinique. On peut même prendre certaines notions psychologiques pour des entités, alors qu’elles sont le produit de plusieurs secteurs (c’est le cas, d’après moi, pour l’imaginaire, l’émotion, l’identification).
    Concernant la douance et la déficience intellectuelle par exemple, c’est l’intellect et la mémoire qui seraient influencés.
    Concernant l’autisme, je pense qu’il réduit l’énergie accordée aux perceptions sensorielles ainsi qu’à la motivation (avec toutes les variations possibles). Nous ne pouvons pas accorder autant d’attention à notre environnement, et nous nous concentrons sur de petites parties du monde, nous mettons du temps à passer à autre chose, nous préférons nous développer à l’intérieur (en appliquant nos idées à ce qui nous entoure toutefois, c’est le mieux).
    L’autisme serait donc pour moi une déficience, au même titre que la déficience intellectuelle.

    Notre chère Super Pépette dans ses émois parle d’une « gymnastique intellectuelle » qu’elle doit pratiquer en milieu neurotypique pour suivre les échanges. Ce que je remarque personnellement, c’est qu’il faut une bonne dose de motivation derrière l’échange avec les neurotypiques pour tourner notre intellect vers tant d’interactions sans objet. Moi, par défaut, je vais plutôt faire des requêtes très violentes à mes secteurs déficients (la motivation et les sens) pour comprendre ce que ressentent les neurotypiques. Très vite, les secteurs vont être fatigués ; tandis que mon intellect aura encore beaucoup d’énergie, ce qui déclenchera une anxiété. En me plongeant dans l’une de mes passions (principalement l’informatique en ce qui me concerne), je vais vite reprendre du poil de la bête ; et j’évite toute interaction avec l’environnement : mon centre d’intérêt est figé, et m’interrompre dans mon activité donne des résultats insatisfaisants (je vais piquer une crise, par exemple).

    Espérant que ce soit clair et peut-être même plus, je reprends ici les deux premières phrases du dernier paragraphe de ton article ; je voudrais bien de la troisième aussi, mais elle ne me plaît pas : actuellement, elle est précédée de deux espaces au lieu d’une, et il manque l’espace avant le point d’exclamation final, ce n’est vraiment pas beau.

    • Donc pour te répondre, non je dis pas que les autistes n’ont pas d’inconscient, c’est totalement l’inverse. Je dis qu’au contraire ils n’ont pas un conscient très développé. Et pour moi l’inconscient c’est l’intellect pur et l’analyse tandis que le conscient c’est le social et l’interaction. Mais là, je résume vraiment énormément. Oui c’est la psychanalyse qui en parle en premier mais je ne fonctionne pas avec cet outil pour ma part. Je me base plus sur du développement personnel avec une écoute de ce fameux inconscient qui est le coeur même de ce que nous protégeons ou laissons accessible aux autres. Puisque ton dada c’est de l’informatique, je le compare un peu à la carte mère. C’est pas inaccessible pour ceux qui s’y connaissent et faut être très délicat car c’est ce qui coordonne toute la machine.

      Je ne vois pas du tout l’autisme comme une déficience dès lors que l’on se connaît car on peut vite en faire une force. Mais ça demande de l’énergie et de la volonté. J’aime bien ton système énergétique parce que je pense en effet que les autistes comme les HP ont tous un système particulier de fonctionnement interne. Même si ça me correspond pas du tout, ça me plaît assez de voir que tu cherches à te comprendre et c’est comme ça qu’on fait avancer les choses pour soi mais aussi pour les autres. Je pense que l’autisme réduit peut être le champs des perceptions sensorielles uniquement parce qu’elles sont très vite en surcharge et c’est un moyen de protéger le système que de couper le câblage pour que ça évite de disjoncter fréquemment.

      Je suppose que ta toute dernière phrase c’est de l’humour lol

  2. > je dis pas que les autistes n’ont pas d’inconscient

    Ah, ça paraissait bizarre.

    > pour moi l’inconscient c’est l’intellect pur et l’analyse tandis que le conscient c’est le social et l’interaction

    Ah ? J’ai en effet pris l’habitude de considérer que c’était plutôt l’inverse. De toute manière il ne s’agit que de mes représentations personnelles…

    > Puisque ton dada c’est de l’informatique, je le compare un peu à la carte mère.

    Je suis plus soft que hard ; parle plutôt de l’interface utilisateur d’un logiciel, et de son code source.
    Mais je crois comprendre : moi, je me représentais ces deux entités comme étant au sein d’un individu indépendant. Le conscient est alors l’addition de l’analyse et des perceptions, que l’on peut ré-introspecter, tandis que l’inconscient correspond à ce qu’il est plus dur d’étudier et d’influencer. C’est comme ça que je l’ai pris quand j’ai rencontré les termes, sans qu’un point de vue psychanalytique soit forcément explicité.
    Tandis que tu sembles les appréhender par rapport à un environnement social : le conscient est alors ce que l’on donne à voir, ce que l’on peut nous rapporter de notre personne, tandis que l’inconscient correspond à ce qui n’est pas visible aux autres.
    Je trouve ça bizarre et ça m’amuse, car pour moi la « santé » (ce dont je crois qu’on parle ici) est indépendante d’un environnement social ; tandis que c’est le contraire pour les soucis causés par les différences de fonctionnement inhérentes à chacun, comme les différences neurobiologiques !
    « Se reconnecter à son inconscient », c’est une expression qui me parle, mais pour le coup avec un sens complètement différent du tien très certainement : pour moi ça signifie analyser ses comportements (grâce à ses perceptions) et donc prendre conscience de son état.
    Pour toi, ça voudrait donc plutôt dire qu’il s’agit, à partir de ce que les gens sont à l’extérieur, de leur faire reprendre le contrôle de leur intérieur. Pourquoi pas. Il faudra que je me renseigne quand même, car même si une différence de point de vue n’empêche pas de faire du bon boulot, c’est sympa de pouvoir communiquer sans quiproquo.

    > Je ne vois pas du tout l’autisme comme une déficience dès lors que l’on se connaît car on peut vite en faire une force.

    « Une déficience, au même titre que la déficience intellectuelle » ; c’était juste un clin d’œil à l’idée que l’autisme est quelque chose de mauvais qu’on devrait chercher à éradiquer. Je pourrais m’épancher sur des questions existentielles pendant des heures ; cela dit, je ne crois pas qu’un commentaire à un article de blog soit l’endroit approprié. J’estime que selon le point de vue commun, tout comme les surdoués ont des capacités particulières pour résoudre efficacement un certain type de problèmes, les non-autistes en ont également pour un autre type de problèmes. Mais objectivement, la complexité du monde physique permet de le prendre comme on souhaite, et cela perd donc son sens.
    En pratique, on voit bien que chacun est plus adapté à certaines situations, donc ça s’équilibre. Bref, je ne pense pas avoir à tenir d’argumentation anti-eugéniste ou je ne sais quoi ici.

    > Mais ça demande de l’énergie et de la volonté.

    Dans la mesure où on a plus de mal à trouver un bon exemple autour de soi que la plupart des gens. Si ce n’était pas le cas, j’estime que ta déclaration serait fausse.

    > J’aime bien ton système énergétique parce que je pense en effet que les autistes comme les HP ont tous un système particulier de fonctionnement interne.

    En tout cas je me sers de ça pour réfléchir et me comprendre par rapport aux autres. L’idée que je suis très différent de la plupart des gens, ayant moins d’énergie dans les secteurs « motivation » et « perceptions sensorielles » mais plus d’énergie dans l’« intellect » et la « mémoire », même si c’est très simplifié, me semble assez cohérente, et justifie que je vive très mal les expériences sociales.
    On peut dire aussi qu’il s’agit d’étirements organiques, qui influencent certaines variables : l’énergie/besoin intellectuel, l’énergie/intensité en motivation, l’énergie/intensité en sensoriel, etc. Les cas qui m’intéressent sont ceux où la variable est une énergie ; son augmentation se solde en fait en un besoin, et une diminution de l’intensité.

    > ça me plaît assez de voir que tu cherches à te comprendre et c’est comme ça qu’on fait avancer les choses pour soi mais aussi pour les autres

    Je ne sais pas trop quoi penser de mon rapport à cette activité… J’ai parfois l’impression de m’y plaire, mais comme j’y ai été seul et parfois injustement cassé, je me suis embrouillé et ça m’a fait traverser beaucoup d’anxiété. Je pense aussi que ça fait avancer les choses ; et c’est ainsi que mon environnement familial m’a mené à ça. On n’a pas forcément obtenu beaucoup de clarté dans les avis des professionnels, mais voilà ce que je pense :
    — mon père est surdoué, et s’est guéri d’une anxiété généralisée (qu’il avait quand j’étais petit) ;
    — ma mère a des symptômes psychotiques (principalement négatifs, une schizophrénie simple je dirais) ;
    — mon grand frère est surdoué et hyperactif (potentiellement assez anxieux mais je n’ai pas trop l’occasion de le juger) ;
    — j’ai un syndrome d’Asperger, je suis surdoué, et j’ai potentiellement une cyclothymie ainsi qu’un trouble anxieux ;
    — ma petite sœur est neurotypique (et sans maladie ni rien) ! Mais elle n’est pas heureuse non plus…
    Ouais, chacun se retrouve très seul dans la famille, malgré tous les efforts faits par mon père (et moi, à mon niveau — mais je me suis retrouvé à avoir l’air malin, diagnostiqué comme ayant une « psychose aiguë schizo-affective », quand j’ai juste quelques troubles d’humeur et des difficultés sociales, et que je prends naturellement exemple sur ma mère pour beaucoup de choses ; un mauvais exemple, évidemment) pour tenter de sortir de tout ça.
    Les termes psychiatriques m’aident à me repérer… J’aime beaucoup dire des trucs trashs ; on vit un tel calvaire depuis toutes ces années, particulièrement avec ma mère… Je crois que Papa va enfin se décider à prendre ses distances avec elle, depuis quinze ans que je lui ai suggéré. Cool.

    > Je pense que l’autisme réduit peut être le champs des perceptions sensorielles uniquement parce qu’elles sont très vite en surcharge et c’est un moyen de protéger le système que de couper le câblage pour que ça évite de disjoncter fréquemment.

    Pour moi, c’est l’effet logique de recevoir les choses avec plus d’intensité quand on a moins d’énergie pour elles. De même pour la motivation. En fait… ma motivation est souvent appelée « émotion » je crois en vulgarisation neurologique (je m’étais un peu trompé concernant l’émotion dans mon message précédent). Je pense toutefois préférer mon terme, qui me semble plus clair ou plus spécifique. L’émotion a une répercussion physiologique importante, mais je ne connais rien au système nerveux…

    > Je suppose que ta toute dernière phrase c’est de l’humour lol

    D’une certaine façon, oui. En tout cas, je crois que c’est la meilleure réaction qu’on puisse avoir — peut-être juste derrière : « Ah pardon, en général je fais super attention ; je m’intéresse à l’orthotypographie à donf et je connais tout un tas de règles par cœur, mais il m’arrive de laisser subsister quelques étourderies. »
    Tu pourrais corriger, franchement… Comme quand tu écris « coeur » ; comment tu oses publier des choses pareilles ! J’ai même dû faire un copier-coller pour l’insérer dans mon message tant cette écriture est anti-naturelle pour moi (bon, c’est peut-être juste parce que c’est la méthode habituelle pour citer les gens). Qu’est-ce qui te passe dans le crâne pour parvenir à nous montrer un truc comme ça ? Il y a aussi, bien sûr, le magnifique « champs des perceptions sensorielles ».
    J’ai lu quelques-uns de tes articles (dans l’ordre chronologique descendant), ils comportent tous diverses fautes. On se demande d’où tu sors.

    Blagues mises à part, en ce qui me concerne, il m’arrive effectivement de laisser des étourderies, voire de faire des fautes avant d’être finalement informé ; si je m’en rends compte mais que le mal a déjà été fait, je vais être envahi d’un gros sentiment de honte (dont l’intensité dépend de mon estimation du nombre de lectures de la faute avant son éradication), et je vais mettre tout ce que je peux en œuvre pour qu’elle soit corrigée.
    Toutefois, dans de nombreux cas, il faut passer par des interactions sociales, auquel cas je fais souvent profil bas.

    Tous ces « je pense », « je crois », « potentiellement », « probablement »… C’est dingue comment je réfléchis — j’en deviens vite limité en vocabulaire. J’avais déjà remarqué ça il y a dix ans ; il faudra sans doute que je prenne le temps de méditer là-dessus. C’est peut-être juste l’égocentrisme, et le surplus de réflexions intérieures, qui amène à ce résultat. Ainsi que le fait qu’il soit difficile d’être sûr d’une information quand on a été élevé par ma mère…

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