Trop intelligent pour être heureux

 

Trop intelligent pour tre heureux ? L'adulte surdouŽ

Le titre de l’article c’est celui du livre de Jeanne SIAUD-FACCHIN  ou « l’adulte surdoué ». On parle bien ici de l’adulte et très peu de l’enfant. J’avais jusqu’à présent lu beaucoup lu de livres sur Asperger mais encore aucun sur le Haut Potentiel. Je suis tombée sur celui-ci chez une amie.

Ce livre est réellement venu compléter encore mes ressentis et m’a permis de mieux me comprendre. D’ailleurs, je le conseille à beaucoup de monde depuis que je l’ai ouvert. La raison est très simple : accessible, abordable, bien structuré. Il fait quasiment un sans-faute ! Les chapitres sont très variés et l’auteure n’a quasiment rien oublié. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire est finalement un manque d’approfondissement sur certains sujets qui paraissent survolés.

Néanmoins, il faut reconnaître que le livre arrive vraiment à communiquer la vision des HP, aussi car il est égayé par beaucoup d’anecdotes et de citations des protagonistes eux-mêmes !

 

La bouffée émotionnelle

Pour commencer, ce livre m’a expliqué comment je pouvais ressentir les choses. J’ai toujours eu un émotionnel décuplé mais intériorisé, ce qui m’a valu pas mal de maux organiques (troubles gastriques, ulcère, …).  Au point que je suis allée jusqu’à me couper totalement de mes émotions pour être sûre de ne pas souffrir. Ni la joie ni la tristesse. Le point zéro. Tout ça, Siaud-Facchin en parle et ça fait du bien. Elle explique très bien comment nous sommes agressés en permanence par le monde. Comment la moindre parole peut blesser. Comment tout est pris à cœur avec puissance et mène à des surcharges sensorielles. Elle parle dans certains cas de ressentir en soi un « tsunami dévastateur » et on ne pouvait vraiment pas dire mieux. Je me rappelle exactement avoir ressenti ça dernièrement.

Mais l’émotionnel est partout, dans la grande lucidité que nous avons sur le monde, notre environnement, nos proches. Ce qui génère aussi énormément d’angoisses et d’anxiété car avant tout le HP est un anxieux. Il a besoin de tout contrôler, tout comprendre, tout classifier, analyser, gérer. Prévoir pour mieux ensuite gérer ses ressentis.

 

Des comportements Asperger

Mais surtout en lisant le livre, je n’ai pas pu faire autrement que de relever beaucoup de comportements Asperger. Et si Siaud-Facchin parle des erreurs de diagnostique vers la schizophrénie, j’avoue être très surprise de n’avoir lu aucun lien avec l’autisme de haut niveau…

Je n’ai pas fait la liste complète mais voici des comportements visiblement communs aux deux profils :

  • Prendre les mots littéralement
  • Hypersensibilité des sens et émotionnelle
  • Synesthésie
  • Compréhension du monde différente et sensation d’être en décalage permanent
  • Grand besoin d’isolement et d’être dans sa bulle
  • Plus d’hommes diagnostiqués que de femmes

 

Conclusion

J’ai trouvé encore plein d’autres choses qui résonnaient avec moi mais je ne vous spoil pas plus! J’ai apprécié que l’auteure mette bien en évidence que ce n’est pas un handicap mais bien une force, que l’on peut se valoriser ! Elle ne fait pas une liste de maux mais une approche humaine pour bien se connaître et pouvoir mieux trouver sa place dans la société pour se sentir pleinement légitime. Ca change de beaucoup de livres dont le ton peut rester dramatique tout le long. Elle arrive à faire passer cette différence pour une autre sorte de normalité et je l’en remercie vivement.

Il est clair que le livre s’adresse plus aux débutants qu’à ceux qui ont déjà dévorés d’autres ouvrages plus scientifiques.

Objectifs pour 2016

 

J’ai toujours trouvé que prendre de bonnes résolutions était quelque chose de bancal. Parce que ce qui compte c’est la motivation et si on ne l’a pas en début d’année, ça ne va pas survenir comme par enchantement… Je préfère parler d’objectifs, ça laisse le temps pour s’y mettre et ça nous permet de gérer les choses à notre rythme sans tout mettre en place dès le début. Cette année, je me suis donc fixée cinq objectifs par domaine (et oui je n’ai que deux domaines lol) :

 

PROFESSIONNEL

  1. Arriver à me faire un réseau professionnel. J’avoue que je m’étais un peu reposée concernant cette question… Surtout, j’attendais que ça se fasse un peu tout seul. Bon ce n’est pas comme si je n’avais rien fait mais ce n’est quand même pas glorieux non plus. Le social n’étant quand même pas le domaine de performance que j’affectionne le plus, j’ai essayé de le mettre le plus loin possible de moi. 2016 se voudra l’année du réseau social IRL.
  2. Continuer à me former : Ca semble évident mais cette année je veux un cadre bien précis. L’année dernière j’ai un peu touché à tout via des lectures ou des rencontres. Cette année je veux vraiment mettre en avant la PNL et les techniques DNR/EMDR. Des méthodes de développement personnel. J’ai aussi une formation en mai qui m’attend sur Paris en hypnose. Je me suis rendue compte que la pratique est bien plus forte que la théorie et que ça ne servait pas à grand-chose de lire si on ne pratiquait pas ensuite.
  3. Faire une conférence. Ça me démange depuis un moment. J’ai eu cette possibilité plusieurs fois mais je ne pensais pas avoir assez d’expérience pour y prétendre. Aujourd’hui, je suis prise entre deux feux, des conférences sur l’hypnose ou sur les traces du chamanisme en Europe.
  4. Atteindre 2000€ de chiffre d’affaire à la fin de l’année. Donc en fait 1500€ net, l’Etat me taxant 25%.
  5. Ecrire des articles. Et pour cela j’aimerais recontacter mes professeurs d’université qui pourraient être intéressés par mes projets. Je voudrais aussi revenir à mon premier amour, la celtologie. Mais je sais aussi que je risque de me perdre dans ce projet en fatigue et que je ne peux pas être au four et au moulin. Donc je le ferai uniquement si je suis inspirée et que les choses se présentent bien.

 

 

PERSONNEL

  1. Continuer le développement personnel et surtout travailler le poids. Aujourd’hui, je sais que mon poids a une utilité et c’est aussi pour ça qu’il est si difficile à perdre. Pour moi, c’est une protection et une force, il faudra donc que je travaille là-dessus. Avec une collègue hypno, on va essayer de perdre du poids par autohypnose et avec une méthode spécifique. Evidemment, je vous dirai si ça marche ou pas pour ceux que ça intéresse !
  2. Reprendre l’apprentissage du breton. Alors oui ! ça ne sert à rien si ce n’est soutenir une région que j’ai dans le cœur depuis toujours. Mais allez savoir pourquoi, je suis douée en breton lol Je suis nulle en néerlandais, il aura fallu plus de dix ans pour que j’arrive à m’en sortir convenablement en anglais mais le breton j’ai tout capté dès la première année. Evidemment, ça fait aussi partie de ma première spécialisation universitaire, donc ce n’est pas si anodin. J’avoue beaucoup m’éclater dans cette langue presque d’initiés et ça donne un petit côté fantasy, comme si vous appreniez de l’elfique. Le côté sympatoche, c’est que vous comprenez tous les noms de rues en breton et que ça vous donne l’air SUPER intelligent en société. Mais bon, ça n’arrive pas souvent souvent .__.
  3. Lire des romans ! Parce qu’avec mon boulot, je ne lis quasiment plus que des bouquins de savoir, je n’arrive plus à me plonger dans des romans ou de la fiction. J’ai pourtant quelques livres sous le coude qui me donnent envie mais ça me demande un vrai investissement car je souffre de plus en plus de troubles de la concentration en lisant!
  4. Lancer un blog littéraire de bien-être, développement personnel et spiritualité. J’ai déjà commencé à écrire quelques articles. Je sais que cela visera un public très spécifique mais l’envie est grande.
  5. Aller faire une retraite dans un temple bouddhiste. J’avais pour habitude, il y a quelques années, de faire des retraites d’une semaine pour me remettre les idées en place. A l’époque, c’était dans des monastères ou des endroits calmes que j’avais à disposition. Ces moments de solitude exclusivement avec moi-même et coupé de toute technologie (enfin, disons que j’ai que mon smartphone et pas de tablette, télé ou PC) avec mes livres, la nature, et l’apprentissage de soi-même me permettaient de mieux apprécier mon quotidien et me rendre compte comme j’avais la chance d’accéder à certains conforts dont on jouit tous les jours et qu’on finit par trouver normal. Je ne sais pas encore où j’irai, ni si ça sera dans un temple bouddhiste mais cette année, je veux avoir cette semaine pour m’isoler et faire le point avec moi-même.

Bonne année 2016

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La coutume sociale veut que je vous souhaite à tous une bonne année! Mais il est impossible pour moi de vous sortir les banalités que l’on peut entendre d’habitude ce jour-là!

Donc je vous souhaite tous de trouver votre voie, la paix et la sérénité. Aussi de trouver l’équilibre dont vous avez besoin et le maintenir pour ceux qui l’ont acquis.

Je vous souhaite tous de continuer le beau travail que vous avez entrepris sur vous-même (et je sais que ce n’est pas tous les jours faciles) et je vous envoie toute la force possible pour que vous puissiez continuer à arpenter cette belle route avec apaisement. Et pour ceux qui ont des projets ou des envies, de trouver la force pour les réaliser (si je peux vous aider… venez mp).

Enfin, que cette année soit celle de l’amour et de l’acceptation de la différence, que ce soit entre nous ou envers les autres. Nous sommes les mieux placés pour savoir ce que ça fait d’être mis à l’écart. Alors restons soudés et solidaires, même si nous avançons lentement, nous progressons ensemble! Ne faisons pas de différence entre nous comme je peux parfois le lire sur les groupes de discussions, nous sommes tous à des degrés différents impliqués dans le même combat, que l’on soit Asperger, hypersensible, TDA, HP ou tout à la fois ^^

Bref, bonne année 2016 à tous!

Bilan de 2 ans d’introspection

Il est l’heure de faire le bilan de ces deux années d’introspection personnelle ! J’ai relu mon blog attentivement depuis le début pour essayer de voir ce qui avait changé en moi depuis ma première prise de conscience du possible SA à aujourd’hui.

Et clairement, il en ressort quelque chose d’assez net : la première année est dédiée à l’analyse de moi-même alors que la seconde est plutôt axée sur l’acceptation.

Avant toute chose, j’aimerais insister sur le fait que je suis toujours la même (mon cerveau est toujours câblé différemment) mais par l’hypnose, la relaxation et le lâcher prise, j’ai gagné un confort de vie très supérieur.

 

La première année, la soif de légitimité

Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois sur ce blog, ce qui définit ma première année c’est le besoin de me reconnaître enfin parmi d’autres. Cela passe par les forums, les groupes Facebook, les livres et le besoin de partager ce que l’on ressent, ce que l’on vit.

C’est d’ailleurs toute la force de ce cheminement, car on découvre enfin qu’on n’est pas seul alors qu’on a porté tout ça sur ses épaules depuis tellement d’années sans savoir qu’il y en avait d’autres dans cette galère. Au niveau de la confiance en soi, ça peut changer beaucoup de choses car on se sent soudainement légitime d’être ce que l’on est.

La différence peut alors devenir une fierté, celle d’avoir vécu beaucoup plus de difficultés que les autres et de ne jamais avoir abandonné. Je ressens aussi une sorte de révolte s’installer en moi. Vis-à-vis de mes parents, je me demande comment ce fut possible qu’ils n’aient rien vu avec la scolarité que j’ai eu entre moqueries, troubles anxieux, TOC, apparence et social difficile. Je me dis que j’aurais pu encaisser moins de souffrance si un suivi avait été mis en place (après réflexion, je pense que je n’aurai pas accepté ce suivi et que finalement, ça m’a permis aussi d’être aussi forte aujourd’hui). Avec aussi  des problèmes d’attention et une dyscalculie qui me plaçait comme bête noire dans toutes les branches scientifiques… Compliqué de garder confiance en soi quand on vous répète tous les jours d’arrêter d’être inattentive (comme si je le faisais exprès…) et de travailler encore plus dans des matières qui vous saturent les méninges.

Et finalement c’est ce qui me reste comme gout amer en bouche : avoir encaissé tellement de souffrance, de regards lourds, de remarques injustes alors que je faisais tout ce qui était possible en fonction de ce que j’étais.

Durant cette année, il y a aussi (et ce dès le départ en fait) l’analyse en détails de moi-même, le besoin de remettre une signification sur tout ce qui a été vécu de difficile dans le passé et de l’éclairer avec le SA. Et de voir comme soudainement beaucoup de choses prennent sens et comme on peut lire d’autres personnes vivre la même chose.

Ma première année est donc celle du besoin de reconnaissance et d’exprimer ma différence. Pour voir un peu aussi la réaction de la famille et de l’entourage. Mais vous retrouverez tout ça dans les premiers articles du blog.

 

La deuxième année, celle de l’acceptation.

Se revendiquer comme on est, c’est finalement un peu manquer de confiance en soi. L’inverse aussi. Il faut donc trouver le juste milieu, le vivre simplement, naturellement, sans besoin de dire quoi que ce soit quitte même à l’oublier (c’est possible en s’acceptant globalement). On est comme on est. J’avais d’ailleurs toujours vécu les choses comme ça, mais avec l’autodiag Asperger, tout avait changé. J’avais soudainement compris que ce n’était pas les autres qui étaient différents mais moi. Et j’avais vu tout mon quotidien prendre une autre signification. Sans le vouloir, je me suis mise encore plus à l’écart des autres.

Arrive alors ma formation en hypnose qui va tout faire basculer ! Pendant celle-ci, j’ai la possibilité de me dégager de blocages sur moi-même que j’avais pu soulever pendant l’analyse de la première année.

Ensuite c’est ma libération de mon contrat salarié, qui va enfin me permettre de m’exprimer dans mon nouveau métier et de reprendre confiance en moi. En fait, je me rends compte que je fais ce job depuis des années sans le savoir. Et de là, tout va très vite, je commence à faire du développement personnel intensément. Ce n’est pas tous les jours facile loin de là et je me découvre même une grande tendance bipolaire. Le moral varie d’un jour à l’autre sans toujours bien comprendre pourquoi.

Grâce au travail de lâcher prise, je prends enfin du recul, je me décharge aussi de beaucoup beaucoup de souffrance portée depuis très longtemps, j’enterre mon passé et je règle tout ce qui est douloureux (exercice tout de même très compliqué qui demande parfois de voir des spécialistes extérieurs).

Mais surtout je perds en psychorigidité ! Mon inconscient libéré et désensibilisé aux mauvais souvenirs du passé, je gagne en sérénité. Ce qui me permet des contacts sociaux beaucoup plus faciles, de ne plus être stressée du tout par les imprévus et même de tout doucement être désorganisée. J’en arrive même à faire des choses en dernière minute sans stress (hardcore!). J’ai besoin de beaucoup moins m’isoler pour récupérer, les surcharges ont quasiment disparu, le stress en conduisant est même devenu nul. J’arrive enfin à me comprendre !  

Tout cela grâce à l’hypnose et aux disciplines connexes (dont l’énergétique qui m’a permise de ressentir mes émotions). En bref, plus besoin d’un contrôle excessif par le mental de mon environnement car je n’ai plus de méfiance. Il n’y a qu’un seul point où les choses n’ont pas changé, ce sont mes problèmes d’attention qui ont même eu tendance à augmenter avec mon lâcher prise.

Durant cette année, beaucoup de personnes me demandent comment je fais pour séparer le SA du HP. Depuis mon adolescence, je savais que j’étais HP mais pour moi ça ne voulait rien dire. Je ne savais pas qu’être HP impliquait d’être différent. Au départ, je ne fais pas attention à cette possibilité qui revient pourtant souvent dans les questions que l’on me pose. Je décide alors d’approfondir le sujet et je lis que chez les femmes, le profil aspi/HP est quasiment impossible à distinguer tant ils sont proches et que les femmes compensent mieux le social. Or socialement, je me suis toujours bien débrouillée. Me voilà donc le cul entre deux chaises… C’est aussi un peu à ce moment que toute envie de classification me concernant m’abandonne. Visiblement, les spécialistes sont à la ramasse et on peut-être diag différemment dans chaque CRA de département. Pour moi, deux choses sont sures à ce moment, je suis TDA (et c’est génétique de par mon père) et HP (génétique du côté de ma mère, surtout mon grand-père). Asperger alors ? Je ne mets pas de côté cette possibilité mais je pencherais plus pour le profil TSA que porte sur eux les HP. Néanmoins, une chose me paraît évidente, un jour ou l’autre, on nous mettra tous dans une même catégorie liée à nos caractéristiques neuronales communes. Car finalement à bien y observer TDA(H), HP, TSA et hypersensible: les profils sont souvent imbriqués. 

 

Ce qui n’a pas changé

A à me lire, on a presque envie de croire au miracle ! Comme je vous disais, il y a une amélioration mais je suis toujours la même. Avec la fatigue et le stress, cela peut revenir ou augmenter (d’où mon hypothèse d’Asperger émotionnel).

Par exemple, durant ce mois j’ai subi un très gros stress. Je l’ai nettement mieux géré qu’avant mais j’ai vu augmenter mon besoin d’être seule. Avec la fatigue, impossibilité de supporter les bruits répétitifs (comme un mec qui tousse, clavier, etc tous les bruits imprévus ) ou d’être touchée. J’avais comme de l’électricité qui passait dans tout le corps. J’étais plus vite à bout de nerfs.

Par contre en toutes circonstances, je n’arrive toujours pas à supporter dans mon champ visuel quelque chose qui bouge de manière répétitive (comme le chat qui se lécherait sur le fauteuil ou si je suis à table, avoir du mouvement autour de moi comme qqun qui se lève et qui s’asseoit souvent).

En fait, je suis toujours insupportée par les mêmes choses, mais par la relaxation/méditation/hypnose, je les tolère beaucoup mieux ! Voir même, si je suis en forme, j’arrive à ne pas les voir.

J’analyse beaucoup moins mes relations sociales et le social en général mais il reste que je me rends compte que je suis parfois décalée. Avant je m’en souciais maintenant beaucoup moins parce que je dédramatise aussi en voyant de par mon job que finalement tout le monde à son petit problème personnel (la différence c’est qu’ils le cachent mieux). Et j’ai repris mon mécanisme d’observatrice naturelle, je m’en rends compte que si j’y fais attention.

Je manque toujours de réflexion dans certaines situations comme si des accès étaient fermés. Bête exemple: si le paquet de riz n’est pas à sa place c’est qu’il y en a plus. Je ne pense pas une seule seconde que mon compagnon a pu le déplacer ailleurs et donc j’en ouvre un nouveau. Le fonctionnement dans certaine situation reste très mécanique. Telle chose implique ce mécanisme etc.

 

En route vers la troisième année

Et pour cette 3ème année, je veux évidemment continuer mon travail de développement personnel mais ne plus en faire ma seule priorité. Cette année, je veux utiliser tout ce que j’ai pu comprendre pour le mettre dans le développement de mon activité professionnelle.

Cela passe aussi par le développement de mon projet pour montrer que l’on peut offrir une amélioration de vie aux profils TDA/HP/Asperger/hypersensible par l’hypnose en évitant les médicaments. Mais ça passe aussi par vous ! Vous êtes les seuls à pouvoir partager ce projet autour de vous.

J’attends les statistiques de cette fin d’année pour le blog mais je sais déjà qu’elles seront plus élevées que l’année passée car j’ai pu voir nettement le nombre de visites par jour augmenter et c’est évidemment grâce à vous! Je vous remercie donc de me lire, de me partager et aussi de m’écrire car cela me permet de me remettre en question quand c’est nécessaire et d’enrichir ma vision avec la vôtre! 

L’effet Rosie ou le théorème de la Déception

 

effet Rosie

Je fais donc ici suite à mon dernier article où je vous ai transmis avec le plus de justesse possible « Le Théorème du Homard ». J’ai acheté la suite et j’avoue que ça ne me laisse pas du tout le même goût en bouche.

Don et Rosie sont installés à New York, l’un est engagé à la fac de Melbourne et l’autre finit sa thèse à la même université avec le projet de commencer des études de médecine. Seulement deux évènements interviennent pour faire basculer ce bonheur, Rosie tombe enceinte et Gene, le meilleur ami de Don, se sépare de sa femme et vient cohabiter chez eux. Entre Don qui doit faire face à ses nouvelles responsabilités, travailler son côté émotionnel et Rosie qui n’arrive plus à comprendre Don et se sent complètement délaissée, la séparation semble inévitable.

 

Quand Simsion se force à écrire

Dans ses premières interviews, l’auteur était formel, il n’écrirait pas de suite. Et pour cause ! Cinq ans d’écriture pour le premier livre, soumission du script à des amis, des associations, correction en équipe. Le livre est un bijou surtout par le travail monumental derrière que Simsion a fourni en retravaillant intensément son œuvre.

Alors quand on sait qu’il n’a mis qu’un an à pondre la suite, une certaine inquiétude s’installe.  Comme c’est très souvent le cas dans les suites où le premier tome a été vendu à des milliers d’exemplaires, le nombre de pages a quasiment doublé. Et par ce fait, Simsion rompt avec son style d’écriture précédent qui voulait que l’on soit dans la tête de Don mais avec juste ce qu’il faut de réflexion, sans trop de détails. Ici, on est inondé !! La lecture en devient fastidieuse, voire même chiante, Don est ennuyeux au possible alors qu’il était intéressant. Alors que le premier volume était rythmé, nous sommes devant un pavé soporifique et décousu !

 

Don Tillman, le faux Asperger ?

Car on revient dans ce tome sur SA mais attention, en vrai coup de vent ! On ne comprend pas ce que l’auteur cherche à faire. Ici, clairement, Don n’évoque jamais la possibilité d’autisme mais accepte totalement de se dire différent de la norme. Un personnage dans le livre, lui laisse quand même sous-entendre qu’il serait autiste. Mais il y a polémique autour de cet évènement pour finalement ne plus savoir vraiment comment se place Simsion dans ce débat. Il soulève la méconnaissance qu’ont les spécialistes du SA mais pour écarter Don du spectre autistique… Un peu étrange. Alors qu’un vrai travail de fond pouvait être réalisé, le sujet est effleuré avec amateurisme et incompréhension. Au tableau du livre précédent, on découvre aussi que Don fait des crises de surcharge et est encore plus inapte que l’on pensait sur le plan social et le côté empathique.

 

Frustration, c’est l’histoire du livre

Autant j’avais pris plaisir à lire le premier tome, autant celui-ci m’a été pénible à lire. Déjà par le style d’écriture très lourd et trop détaillé. Ensuite, par l’histoire qui tout simplement est nulle ! D’ailleurs y’a-t-il vraiment un fil conducteur ?  On se souvient déjà que dans le Théorème du Homard, l’histoire n’était pas fracassante mais les personnages bien typés et l’humour donnait au livre cette saveur toute particulière. Ici, Don semble encore plus incapable qu’avant. Je me suis même demandé si c’était le même ? Il est encore plus en handicap social marié que célibataire… sans personnalité ou presque. Quant à Rosie, elle est devenue hyper chiante et on en vient même à se demander si ce n’est pas elle le problème de l’histoire. A côté de ce manque cruel de profondeur sur les personnages, vous avez l’histoire qui ne transcende rien du tout. Il faut attendre réellement la fin du livre pour voir les choses un peu bouger et sérieusement, j’avais juste l’impression d’être dans de la science-fiction tellement ce qui leurs arrivent est juste… irrationnel comme dirait Don.

 

Une fin qui achève la déception…

Sans spoiler, la fin laisse un vrai goût amer avec cette réflexion « c’est tout ? ». 500 pages de lecture pour avoir une fin aussi plate ? une happy end sans saveur et qui ne soulève aucune réflexion ! Ah si… Don finalement se rend compte qu’il vaut mieux être soi-même que de compenser pour avoir la personne qu’on aime, ça tranche donc avec la conclusion de mon article précédent. Car finalement c’est le problème du couple, Don se laisse aller, ne fait plus d’efforts et Rosie ne le supporte plus malgré sa gentillesse évidente.

 

Conclusion

A absolument pas acheter en broché… On est tombé d’un sacré niveau avec la qualité du précédent tome. Le SA n’est plus du tout au menu même si Don reste de manière évidente Asperger mais il le portait avec beaucoup plus de classe dans le premier tome. Le livre est tiré en longueurs inutiles qui cassent l’envie de lire. Autant le premier tome apportait une philosophie sur la vie, autant celui-ci propose un certain chaos mental avec une histoire très décousue et des réflexions qui, si elles se veulent organisées, font perdre le fil au lecteur qui finit par se demander où veut nous emmener l’auteur. Simsion aurait dû rester sur sa position, ne pas écrire de suite ou attendre le même nombre d’années pour peaufiner. On sent la pression de l’éditeur et l’argent à se faire derrière.

Un troisième tome est cependant en écriture… alors que Sony a acheté les droits du premier livre pour en faire un film

Un plaidoyer pour Asperger, le Théorème du Homard

 

Si certains de vous me suivent depuis longtemps, ils savent que ce livre est mon coup de cœur. Comme il est un vrai plaidoyer pour le SA, j’aimerais cette fois aborder avec vous le côté analytique du livre et pourquoi c’est une excellente idée de cadeau pour vous ou pour vos proches !

 

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Don Tillman, le fêlé de l’histoire

Et comme protagoniste principal, Don Tillman : 39 ans, généticien à la fac de Melbourne, sosie de Gregory Peck, professeur associé, talentueux et travailleur mais comme il le dirait lui-même « inadapté socialement ». Presque 40 ans et seulement deux amis, Gene et Claudia un couple de psys travaillant à la fac. Arrivé à la moitié de sa vie, Don décide de trouver l’amour. Seulement, il veut que la femme qui l’accompagne respecte des critères très précis. Pour ça, il invente un questionnaire de 300 questions qu’il distribue sous forme de QCM lors de speed dating ou de rendez-vous. Gene lui envoie une de ses élèves, une jeune fille qui ne correspond à aucun des critères de Don. Celle-ci lui partage son envie de retrouver son père biologique et il se laisse emporter par cette aventure qui va bousculer pas mal de ses si chères habitudes.

 

Asperger comme étendard

Car l’auteur évoque le sujet dès les premières pages du livre. Don fait une conférence sur le SA en compagnie d’aspies. Ensuite, Don en parle à Claudia qui lui laisse sous-entendre qu’il correspond au profil (mais ne comprenant pas les sous-entendus il ne capte pas) et enfin pour un projet de recherche où Don décide de travailler sur le sujet uniquement pour justifier ses recherches personnelles concernant le père de Rosie et n’ayant aucun lien avec le SA.

Finalement, c’est le livre lui-même tout au long qui permet de comprendre que Don est le porteur du SA et c’est lui qui ouvre les yeux au lecteur. Personnellement, je dois avouer m’être retrouvée en lui surtout au niveau des réflexions liées au relationnel et au sentimental. Aujourd’hui encore, en lisant le livre, j’ai plaisir à redécouvrir ses réflexions très justes et très humaines quand on est autant décalé dans le social et que ce sont les autres qui nous paraissent bizarres comme il le dirait lui-même. Quand on est pris entre l’image que la société renvoie de nous et ce que nous désirons pour nous-même.

 

Un profil qui ne laisse pas de doute

Car si on analyse Don, il est un manuel du SA à lui tout seul voir même un peu caricaturé. Il organise ses journées à la minute près, il a ses petites habitudes quotidiennes, ne comprend pas le second degré ou l’ironie, panique si on bouscule son emploi du temps, vient d’un passé psychiatrique dépressif, très maladroit socialement, s’habille au plus pratique mais pas au plus esthétique, haut potentiel, a besoin qu’on lui explique les sous-entendus, ne comprend pas le non-verbal, alimentation fixée selon les jours de la semaine, très franc, ne sait pas mentir, manque d’empathie, etc… je vous laisserai lister lol.

 

Asperger et l’amour

Et bien sûr le sujet principal : comment trouver l’amour avec le profil SA ? Dans un premier temps, Don est persuadé que sa méthode de questionnaire va lui permettre de trouver la femme qui lui correspond parfaitement. Très vite aussi, il comprend que sa méthode élimine quasiment toutes prétendantes. C’est là que le charme opère car le livre ouvre le champ des possibles au cœur pour faire taire le cerveau rationnel. Don va tout doucement chercher en lui-même comment il gère les sentiments, les ressent et décrit ses surcharges émotives. Le livre remet très très bien la confusion face à laquelle on peut se trouver dans des situations de ce genre et on ne peut s’empêcher de vivre avec lui sa souffrance comme ses explorations internes et ses découvertes en ne pensant pas un peu à soi. Il en arrive même à se demander s’il est capable d’éprouver de l’amour car la société lui laisse comprendre que c’est impossible. Là où l’auteur est doué c’est qu’il aborde un sujet très douloureux avec une autodérision humoristique qui ne rend pas ce cheminement brutal mais logique.

 

Don Tillman n’est peut-être pas Asperger

Surprenant n’est-ce pas après ce que je vous ai dit ? Sachez que Graeme SImsion, l’auteur du livre, a d’abord ouvertement laissé penser que traiter le SA dans un livre avec une personne telle que Don n’était pas un hasard. Sauf que très vite, dans les interviews, on lui a posé des quantités de questions sur le SA et qu’il a commencé à être un peu énervé. Simsion est alors revenu sur le SA en disant que Don était simplement un homme avec ses difficultés et que ce sont les lecteurs qui sont le plus à même de dire si oui ou non Don est Asperger, ne voulant plus pour sa part se positionner sur le sujet. Une réaction personnellement que je trouve très dommageable au beau travail qu’il avait fait.

 

Une conclusion un peu dérangeante

A moins que Don corresponde à mon fameux « Asperger émotionnel », soit celui qui présente des troubles autistiques car il est avant tout en anxiété permanente et que par la même son environnement le met en surcharge complète, la conclusion de l’auteur paraît très très simpliste. Car finalement, ce qui va arriver à Don c’est qu’il va décider de s’intégrer dans la société en se changeant lui-même. J’avoue être perturbée par cette conclusion. Don est le moteur de son changement et je trouve ça très beau de mettre en évidence que rien n’est immuable et qu’on peut toujours y arriver sauf que Don est juste plus du tout lui-même ! Bien évidemment, il a compris des choses sur la vie et sur lui qui l’aident à arriver à ce résultat sans trop se contraindre mais la conclusion nous paraît être qu’étant non accepté par la société, il décide de se fondre dans une personnalité qui ne lui correspond pas. Certainement le cas de beaucoup d’Aspergers mais c’est un peu choquant de voir l’auteur proposer cette solution car ça laisse sous-entendre que pour être aimé, un Asperger doit être quelqu’un d’autre. Je ne sais pas si je suis la seule à avoir compris ça? (la suite du livre viendra bousculer cette conclusion toutefois).

Voir l’article écrit y’a un an, les interviews traduites

Electre_978-2-84111-870-0_9782841118700Pour ceux qui ne le savent pas, la suite est sortie il y a quelques mois, aux Editions Nil

Liberté, égalité, fraternité

Depuis que je tiens ce blog, je n’ai jamais vraiment parlé d’actualité. Je pense que ce qui s’est passé vendredi est assez important pour le faire.

Je me rappelle très bien vos messages lors des attentats de janvier concernant l’empathie. Parfois, votre difficulté à être ému, à vous sentir concernés mais aussi la rationalité qui prenait le dessus avec le fameux débat de la liberté d’expression et ce que cela soulevait.

Pendant un moment, j’ai du me battre mentalement pour ne pas tomber dans la facilité des amalgames, pour ne pas trouver séduisant certains discours extrêmes. Je me sentais prisonnière entre l’humanité et la sécurité. Beaucoup de questions se sont soulevées en moi. Pourquoi l’Europe entière ne descend pas en Syrie pour mettre fin à tout cela ? Quels sont les accords politiques et financiers qui ont laissé ce type d’action se faire? Pourquoi sommes-nous solidaires uniquement lors de massacre ? Pourquoi ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain ne s’exprime que face au pire ?

J’ai pu lire des gens ressentir de la colère. Est-ce que c’est mon côté rationnel mais j’avoue ne pas en ressentir. Pas pour ces malades de Dieu qui font ce que nous avons-nous même faits il y a quelques siècles. Pire, je pense qu’ils sont persuadés du bien fondé de leur cause et ne voient pas le mal…

Mon incompréhension va pour notre gouvernement… pour son laxisme mais surtout pour la Belgique dont les politiques ont l’air d’enfin ouvrir les yeux sur Molenbeek (j’ai quitté Bruxelles y’a 4 ans et Molenbeek était déjà connu comme commune problématique).

Maintenant que notre Président était dans le stade et qu’il  aurait pu frôler le pire, j’ai enfin vu lors de son discours l’humain en lui accablé. Peut-être au fond de lui, venait-il de comprendre que sa politique cachée au grand public, venait de prendre la vie d’une centaine de personnes et qu’il aurait pu lui aussi y passer.

Et bien sûr, le racisme de base. Car cet acte va propager la haine dans le cœur de ceux qui tenaient peut-être bons avec difficulté. De ceux qui étaient ouverts et qui auront perdus un proche. Un racisme ordinaire qui était déjà tellement présent et qui va faire une fois de plus le discours de certains partis politiques. Un racisme de l’ignorance qui engendre l’intolérance, la peur, l’insécurité. Un racisme né de la différence. La différence, ça nous connaissons. Et ce sentiment, je pense est ressenti par tout le monde de la même manière.  Alors quand je vois un musulman je souris. Un sourire c’est énorme, un sourire c’est un geste d’ouverture, d’amour. Ca dit : je ne te connais pas mais je ne te veux aucun mal, je n’ai pas peur de toi. A mes risques et périls. Comme toute femme, j’ai été confronté au harcèlement de rue. J’ai toujours souris, rigolé, parlé. Je peux vous assurer que je n’ai jamais été insultée ! Le sourire c’est la plus belle arme. Ca désarçonne.

Alors comment réagir sans tomber dans la violence ou la haine, dans le même esprit de vengeance qu’eux ? Comment se défendre quand les mots ne sont pas entendus ? Quand la parole ne peut rien résoudre face à la détermination de gamins ou d’adultes qui ont subis des lavages de cerveaux pour massacrer leur prochain ?

Il nous reste les valeurs de la France, partagée à travers l’Europe: liberté ! Celle de continuer à vivre comme nous l’entendons, celle de proclamer nos valeurs dans le respect, de vivre simplement comme nous l’avons toujours fait, de ne pas céder à la peur car ce serait les laisser gagner. Liberté d’expression, liberté d’être ce que l’on veut, liberté d’aimer qui on veut. Egalité ! Car nous nous sommes battus pour une démocratie, pour être égaux entre nous et jouir d’une justice accessible à tous que l’on soit de ce pays ou hébergé dedans. Enfin fraternité ! Car cela nous l’oublions trop, nous sommes trop centrés sur nous-mêmes, nous oublions que la solidarité et l’amour sont les premières valeurs qui donnent naissance aux autres. Ne soyons pas unis seulement pour le mois qui vient, soyons-le toujours, partout et pour tous. Relevons notre pays dans une démarche d’évolution. Faisons front commun avec tout notre cœur.

Et je suis fière de voir la réaction des gens, fière de lire « on ne tombera pas dans la haine » « on continuera de vivre comme avant » « on ne cédera pas à la peur ». Ça prouve qu’on a tiré des leçons du passé!

Les autistes sont des sauvages foi de spécialiste !

La semaine dernière, au téléphone, une dame a besoin de parler. Elle veut prendre une séance d’hypnose pour son fils de 5 ans. Elle commence à me le décrire : disharmonie, problème psychomoteur (lent à parler et à marcher), dysgraphique, excellente mémoire, connait par cœur des histoires, ne supporte pas de changer de routine et les changements tout court, grand anxieux, crise de colère incontrôlable, isolé dans la cour de l’école par les autres qui le trouvent différent, pleure pour des broutilles, hyperactif, allergies, troubles digestifs, hypersensible et c’est pour ce dernier point qu’elle vient me voir car il est tellement à bout, que dès qu’on le touche, il se sent « frappé ».

Après avoir entendu tout cela, je me dois de lui dire « Mais Madame, on ne vous a jamais dit que votre fils était peut-être autiste ? ». « Si » me répond-elle « c’est même pour ça que je vous téléphone car vous avez eu mon neveu que vous pensiez haut potentiel ». Mais selon les spécialistes, son fils n’est pas autiste. « Ah bon ? et pourquoi ? » « Parce qu’il n’est pas sauvage voyez vous».

Pardon O_o  ???? Sauvage ? « oui, ils ont dit qu’il allait au contact des autres et qu’il ne restait pas sauvage dans son coin ». J’hallucine comme si on approchait un animal et qu’il détalait quand on essayait d’entrer en contact avec. Limite un petit côté farouche.

J’explique donc à cette dame que pour moi son fils présente certainement un profil TSA.  Une fois de plus, j’entends qu’elle est seule face à tout ça et que les psychiatres qu’elle a pu voir lui ont tous dit que son fils n’était pas autiste uniquement à cause qu’il arrive à se lier socialement. Peut-être pour l’autiste profond mais on sait depuis plusieurs années maintenant qu’il y a plusieurs intensités…

 

Le système où les médecins règnent en maîtres

La question qui se pose c’est comment est-ce possible d’encore associer l’autisme qu’aux cas profonds et d’oublier les légers?  Et aux parents d’entendre « que c’est leur faute » car ils sont trop protecteurs ou « qu’ils s’inquiètent de trop ». Ces parents qui vivent avec leur enfant et qui ne le connaissent visiblement pas aussi bien que le médecin…

Pourtant le gamin était bien suivi, AVS et CPE + psy. Comment est-ce possible qu’on a jamais parlé à cette dame des nouveaux régimes alimentaires, sans gluten, lactose et avec probiotiques qui font parfois de vrais miracles ?  Cela fait pourtant dix ans maintenant qu’outre Atlantique, des études ont permises de le souligner. Pourquoi les autistes et les parents qui ont décidé de prendre les choses en main sont-ils les seuls au courant et pas nos universitaires ? Parce que visiblement, on ne lit pas les publications de nos voisins sur les bancs de la faculté et que la recherche scientifique est nulle. Il serait grand temps de sortir des prescriptions médicamenteuses qui n’assurent aucun avenir sinon celui de la dépendance.

Mais derrière tout cela, il y a un système encore plus vicieux qui doit cesser compte tenu de la grande incompétence de certains de nos spécialistes. Le soucis est que j’ai beau me spécialiser dans la cause de l’autisme, et devenir peut être un jour une des plus grandes chercheuses, que mon diagnostic serait, au moindre avis contraire d’un psychiatre, tout simplement balayé ! N’étant pas psychologue de formation mais spécialisée dans les sciences humaines, cela peut me sembler logique.  Alors prenons un autre exemple: un psychologue, cinq ans d’études, spécialisé dans l’autisme, avec des publications et une grande expérience. Son diagnostic sera pourtant, face à certains psychiatres qui ne connaissent strictement rien du tout au sujet ou n’en connaissent simplement que les grandes lignes, celles d’il y a 30 à 50 ans, non valable et cassé. Là, c’est tout bonnement illogique!

Alors admettons que vous soyez parent et que vous soyez à la recherche d’une personne spécialisée dans l’autisme. Vous tombez sur un psychologue qui défend cette cause personnellement et connait le sujet au top (oui c’est possible lol). Il écrit un diagnostic stipulant que votre enfant est autiste et argumente solidement le pourquoi avec peut-être le fruit d’années d’expérience ! Mais vous voulez des aides de l’Etat pour reconnaître le handicap. Le diagnostic devra alors être soumis à un psychiatre d’Etat qui va le lire et qui selon son propre jugement et après avoir vu votre enfant, jugera si oui ou non ce diagnostic est correct. Comme il est peut être formé très superficiellement, il risque de vous dire que votre fils/fille n’est pas autiste sur de simples critères comme ceux liés au social. Vous voilà revenus à la case départ après des mois et des mois de démarches. Et que dire des témoignages de parents à propos des CRA qui diag différemment d’un département à l’autre?

 

Autistes! Il est temps de prendre votre place en vous mettant au cœur du système !

Voilà où nous en sommes aujourd’hui… Autant vous dire que les quelques psychiatres vraiment compétents dans l’autisme doivent être pris d’assaut. Et à quand les autistes qui se diagnostiquent officiellement entre eux ?

J’invite tous les autistes de toutes sortes s’ils en sont capables et qu’ils en ont la volonté de mener des études en médecine pour devenir psychiatres à leur tour et enfin soulager les nombreux parents qui se font balader d’instituts en instituts et qui très souvent deviennent eux-mêmes les spécialistes pour sauver leur enfant! Il y a une énorme différence entre poser un diagnostic et poser un diagnostic que l’on comprend pour le vivre aussi.

 

Bien sur, je vous laisse partager vos avis et vos ressentis. Peut-être certains parents ont ils vécu cette situation et aimeraient se défouler sur le système ^^ 

Quand on ne comprend pas ce que l’on ressent

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un sujet qui fait généralement couler beaucoup d’encre. Les émotions!

Ce n’est que cette dernière semaine que j’ai vraiment pu comprendre comment je fonctionnais de ce côté-là.

 

Quand on ne se ressent pas

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai des problèmes gastriques et intestinaux à répétition. Cela a commencé avec un micro-ulcère, puis l’ablation de ma vésicule pour avoir finalement des soucis gastriques à répétition sur de longues périodes…

Je me rappelle quand j’ai eu mon ulcère, les questions ont fusé « Tu es trop stressée ou ? » « Ça c’est tellement tu bosses, tu ne crois pas ? ». A l’époque, ces questions m’énervaient beaucoup. Déjà parce que ça mettait en évidence que je ne savais pas me gérer. Ensuite parce que tout simplement je n’éprouvais pas selon moi de stress ni de nervosité. Avec du recul, la réponse me semble évidente. Je vivais tellement dans ces deux états que je ne les ressentais même plus.

Je suis allée voir une énergéticienne qui a réussi à me soulager pendant 3 mois environ de tous mes maux gastriques. Je pouvais tout remanger comme avant, gluten, lait, café, plus aucune irritation, c’était le rêve. Puis, un matin, je bois mon café normalement quand je sens mon estomac qui crie de douleur. Lentement mais surement se réinstallent les irritations, les problèmes digestifs, ballonnements sans savoir pourquoi ni quoi faire !

Comme je m’étais énervée deux jours avant avec une personne assez fortement (bien que je pense avoir bien géré émotionnellement) et que cela ne m’arrive presque jamais, je tiens cet incident pour responsable. Je passe au-dessus très vite mais ça continue, voir même ça empire. Que faire ? J’ouvre tous les livres d’énergétique que j’ai sous la main, je lis des choses qui correspondent à ce que j’ai vécu ces derniers temps mais pourtant je n’ai pas l’impression d’être impactée. C’est finalement, après des jours et des jours, qu’en sortant de ma douche complètement relaxée et face à nouveau à la réalité qu’enfin je peux mettre un mot sur ce que je ressens, je vis un « trop plein ». En fait, je n’avais pas ressenti que je m’étais beaucoup investie au travail et que j’oubliais de prendre du temps pour moi. Un vrai besoin vital qui comme beaucoup d’entre vous est exacerbé par rapport à la moyenne normale des gens. Dès que j’ai réalisé cela et que je me suis donnée vraiment du temps pour moi, sans penser au boulot, les douleurs ont disparues !

 

Comment ne pas se comprendre ?

La question se pose évidemment. Comment peut-on passer à côté de soi comme ça ? Depuis que je me suis penchée sur Asperger, j’ai compris que je n’arrivais pas à mettre des mots facilement sur ce que je ressentais pour la bonne raison que je ne sais pas non plus ce que je ressens. A part le chagrin, la colère, la pression et le sentiment amoureux par sa force, impossible vraiment pour moi de savoir sur quelle fréquence émotionnelle je vis. Car chez moi, tout passe par la tête. Il faut que j’analyse pour ressentir les choses. Il faut que je les comprenne pour savoir ce que je dois ressentir, ça fait un peu robot mais c’est comme ça. Rares sont les moments où tout est naturel et fluide en moi. Parfois même je m’invente des histoires avec des personnages fictifs pour revivre la situation et voir comment j’aurais pu faire autrement, comment l’autre aurait pu répondre etc. Je pars à la quête de mes émotions.  Ce qui avait le don d’énerver ma mère qui ne comprenait pas que chez moi cela arrivait à retardement. Quand on était devant un beau paysage ou dans une fête, il me fallait attendre d’analyser la somme de ce que j’avais vu et vécu pour savoir ce que j’allais ressentir au final. Comme il y a des critiques gastronomiques, je suis critique de ma vie. Cela a diminué avec le temps mais si je suis dans une situation inconfortable je vais me réfugier dans ce schéma qui permet simplement de tout contrôler de l’extérieur du mieux possible. Car finalement si on reste cloîtré chez soi, c’est surtout car on ne veut pas y faire face à cause de tous les imprévus possibles.

Et quand les émotions me viennent naturellement, elles sont vécues comme un stress. Que ce soit de l’amour ou de la peine. Je me rappelle quand je tombais amoureuse comme je me sentais si mal, pour moi la sensation n‘avait vraiment rien du tout d’agréable, c’était un fardeau de joie oppressante qui me renvoyait tellement de choses auxquelles je faisais difficilement face.

 

L’émotion comme une étincelle dévastatrice

Finalement si je devais donner une définition de comment je ressens les choses émotionnellement ce serait comme une petite étincelle d’énergie intense qui s’allume un bref moment quand ça vient du cœur (un peu comme quand on essaye d’allumer un briquet mais que ça rate tout le temps) et qui se répand comme un feu dévastateur quand la colère s’installe. Le soucis c’est que tant que cette colère n’est pas expulsée, les cendres continuent de rougeoyer et finissent par me bouffer de l’intérieur. Pire, à force, je ne le ressens même plus, je perds contact avec moi-même. Je ressens l’étincelle par sa concentration d’énergie en moi mais quand elle explose et se répand, l’intensité est plus faible et je perds le contact.

 

Et l’empathie dans tout ça ?

Pour moi c’est une autre catégorie. J’arrive à comprendre ce que les autres peuvent vivre en me mettant à leur place, en me disant « si j’étais dans leur situation, je pourrais ressentir ça et ça », un exercice intellectuel auquel je m’exerce depuis mon adolescence. Mais il est très très rare pour moi de pouvoir ressentir émotionnellement ce que les gens me disent si je ne suis pas touchée par la personne (et pour que cela m’arrive il faut aussi pas mal de critères lol)

Je me rends compte aussi que j’en oublie moi-même parfois ce que j’ai vécu. Certains de mes patients me renvoient à des situations compliquées que j’ai connue mais je ne me rappelle pas toujours ce que j’ai ressenti à ce moment-là dans ma vie. C’est effacé ou alors enterré profondément.

 

Et vous, comment ressentez-vous une émotion ? Comment pourriez-vous la décrire ? Etes-vous aussi dans ce cas ?

Comment arriver à changer sa vie par la visualisation créatrice et les intentions

Voici une petite vidéo de 8 minutes qui résumera pas mal de livres!

Choses que j’ai oublié de préciser:

Combien de temps faut-il pratiquer cette méthode? 

Si vous y croyez sincèrement, les résultats peuvent être très rapides, il m’est arrivé de poser une intention le matin et d’avoir sa réalisation le soir de la même journée. Toutefois, dans la plupart du temps, il faut poser l’intention quotidiennement avec tout son coeur en imaginant précisément ce que l’on veut.

Comment ça peut fonctionner?!  

Il faut être un peu ouvert d’esprit, mais dans le monde énergétique on parle du pouvoir de la vibration. Autrement dit, chacune de vos pensées émettent une vibration autour de vous. Si vous commencez à vibrer positivement, vous allez attirer à vous les gens qui vibrent positivement comme vous et qui pourront vous aider. Si vous projetez donc une intention précise sur vous-même, cela va vibrer autour de vous et attirer ce dont vous avez besoin. Evidemment, la règle est la même si vous pensez négativement. N’avez-vous jamais eu une poisse suivie de bien d’autres? Parce que nous pensons « j’ai vraiment pas de chance, qu’est-ce qui va encore m’arriver? » et bien souvent une autre poisse va vous tomber dessus histoire de vous rassurer ^^ Et pensez aux gens autour de vous, toujours heureux à qui ils n’arrivent jamais rien et que l’on envie souvent… Ils écartent par leurs pensées positives les problèmes ou ils les solutionnent rapidement avec même parfois à la clé du positif! Observez mieux maintenant que vous savez, vous allez vite comprendre !

Au delà du développement personnel, c’est un concept que vous pouvez aussi retrouver dans le bouddhisme par exemple qui fait très attention à la pensée et ses répercussions autour de nous.

Dans quelles situations cette méthode peut m’aider?

TOUTES! Voici une liste loin d’être exhaustive:

  • Trouver un emploi
  • Trouver l’homme de sa vie
  • Avoir plus de confiance en soi
  • Améliorer sa vie dans un domaine précis (professionnel, sentimental, social,…)
  • Demander un souhait bien particulier (rentrée monétaire plus grande, renouer avec des membres de sa famille, se sentir apaiser mentalement, arriver à travailler sur soi, se sortir de sa dépression, …)

Vous l’aurez compris c’est sans limite. L’avantage de cette méthode c’est surtout qu’elle ne coûte rien!! 

 

Je suis évidemment ouverte à répondre à toutes vos questions sur ce sujet et n’hésitez pas à partager vos méthodes si vous en avez!