[SERIE] Atypical, la vie sentimentale d’un ado autiste

 

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C’est LA série à laquelle on ne s’attendait pas du tout. Mais on est heureux ^^ Rien d’étonnant qu’elle nous parvienne des Etats-Unis où l’avance en matière d’autisme est très largement supérieure à la nôtre. Alors Atypical c’est quoi ? J’ai regardé la première saison pour vous (une deuxième saison a été signé).

 

Sam, un autiste de haut niveau

On arrive donc dans une famille américaine de classe moyenne avec Sam, un ado autiste dont le sujet restreint est le monde arctique et sa sœur neurotypique (mais certainement un peu HP). Sam est scolarisé sous la surveillance de sa soeur et travaille aussi dans un magasin de haute technologie accompagné de son meilleur ami, qui lui, très à l’aise socialement est son mentor bienveillant. La série retrace le parcours sentimental que peut avoir un jeune homme avec un TSA.

 

L’autisme dans la série

Au début, il y a un vrai déséquilibre. Sam qui est censé être le héro de la série est presque mangé par les personnages plutôt puissants que sont sa mère, sa sœur et son meilleur ami, ce qui le fait passer largement comme un personnage secondaire. On commence donc un peu à s’ennuyer et j’aurais pu lâcher à ce moment-là. Surement car la série doit attirer le plus large public possible et donc l’autisme n’est pas franchement mis en avant au départ.

 

Le sentimental

C’est donc au 4ème épisode que la série devient plus percutante quand Sam à une petite amie. J’ai entendu des phrases que j’avais déjà pu entendre d’amis Asperger ou d’ex compagnon. Soudainement, ça m’a fait comprendre beaucoup de choses. Je travaille aujourd’hui avec un public largement féminin en développement personnel et c’est vrai que j’ai très rarement l’occasion d’avoir des hommes Asperger dans mon cabinet. Ça m’a fait entrer en empathie avec des conversations que j’ai pu avoir où je me disais que c’était de la mauvaise foi alors que non. J’ai trouvé réellement très intéressant comment ils abordaient le thème de l’amour car je m’y suis aussi beaucoup retrouvée !  Ce qui paraît si simple aux gens normaux peut réellement devenir un casse-tête pour nous. Comment sait on qu’on aime? Sur bases de critères ou d’élans du coeur? C’est quoi un élan du coeur finalement? Et la série explique ça très bien.

 

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Conclusion – Avis

Je ne vais pas dévoiler plus car je n’ai pas envie de spoiler. Sam est un autiste de haut niveau avec les points principaux abordés (difficultés à comprendre le monde social, prendre tout au premier degré, franchise gênante, surcharge, besoin de contrôle excessif, psychorigidité, etc.). Et j’ai pu lire dans la critique de la série que cela en avait mis certains mal à l’aise car on est dans quelque chose parfois de trop stéréotypé. Pour ma part, je trouvais que c’était assez équilibré.

La série retrace aussi le parcours psychologique des parents pour qui c’est aussi difficile et à le mérite d’éclairer à la fois la situation du point de vue de l’enfant et de ses parents.

Personnellement, j’ai été très emballée par certaines idées (comme la fête de fin d’année silencieuse pour autiste qui en fait est vraiment géniale lol). Elle fait sauter pas mal de clichés. Et on voit que la série est vraiment au service de l’autisme et pas simplement pour une mode.

Dans les critiques souvent citées, l’acteur principal n’est en effet pas autiste. Celui qui le joue est en tous cas vraiment très proche car j’ai eu le doute pas mal de temps.  C’est vrai que la seule chose qui m’a étonnée c’est le manque d’une voix monocorde.

Clin d’oeil  au générique très très rapide voir inexistant et esthétiquement très épuré qui met bien en évidence la priorité différente des autistes à certaines choses. Je trouvais que c’était très approprié et bien pensé (car oui je passe mon temps à les passer la plupart du temps, sauf celui d’outlander *-*).

Donc  le début est un peu lent et fastidieux car ce n’est pas réellement Sam qui est au centre et si on connait déjà bien le sujet de l’autisme, on ne sera pas franchement emballé. Attendez donc un peu, car la suite devient nettement plus intéressante et je pense qu’on pourra se retrouver un peu dans ce que vit Sam.

La saison se termine en laissant une ouverture très banale pour Sam mais plus tendue pour ses parents.

 

Où la regarder?

La série pour le moment est disponible sur Netflix (je précise que si vous n’avez pas de compte, le premier mois est gratuit avec la possibilité d’arrêter à tous moments).

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Renouer avec ses émotions par l’énergétique

Je vous présente ici ce qui fut pour moi une de mes solutions. Avant toutes choses, j’aimerais préciser que c’est une expérience très très personnelle et que tout le monde ne se retrouvera pas dans mon témoignage. Si j’en parle, c’est pour permettre une ouverture vers ce type de sujet très peu abordé et qui peut pourtant donner de vrais résultats. Chacun se fera son avis, le but ici est de partager et non pas de recevoir des jugements ou de l’intolérance. Donc si cela peut aider, pourquoi ne pas en parler !

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Premier contact avec le magnétisme

Quand j’ai commencé à me faire connaître comme professionnelle dans le secteur, j’ai contacté plusieurs assos de bien-être et je suis tombée sur une asso de Reiki. Je ne savais strictement pas où ça m’emmenait et d’ailleurs j’y allais pour me faire un réseau et non pas pour y participer. Je ne savais pas du tout ce qu’était le Reiki…

Le Reiki, c’est donc une forme de magnétisme que tout le monde peut apprendre sans avoir de fameux « don » (car nous avons tout ça en nous que ce soit développé ou non), très douce et qui harmonise justement le corps et les émotions.

Au départ, je suis plutôt sceptique bien que je n’ai jamais testé. Je me laisse donc faire une petite séance de 15 minutes de découverte. Très vite, malgré que les mains de la personne ne me touchent pas, je sens une chaleur et surtout comme si on dégageait dans mon ventre des boules d’énergie. A la sortie de la séance, le praticien me dit qu’émotionnellement je suis complètement fermée et que l’énergie a très dur à circuler en moi. Comment être mise à nue en 15 minutes lol Je rentre chez moi assez étonnée de ce que je viens de vivre mais aussi enchantée. Je pressens que peut-être je vais enfin pouvoir solutionner un problème qui dure en moi depuis ma naissance.

 

Formation

Je rentre donc dans l’asso et je me forme à la technique, très vite je développe mes capacités de magnétisme. Comme je « bouffe » littéralement tout le savoir sur le sujet, je me sens rapidement limitée et je vais explorer tous les sujets qui tournent autour. Chakras, auras, corps subtils, soins énergétiques, « ki », bref tout. Mais surtout je découvre des techniques plus avancées.

Je comprends enfin mon fonctionnement interne, comment j’ai placé mes barrières pour me protéger. Et en les soulevant un tout petit peu chaque jour ou en les déplaçant (voir même supprimant), je récupère doucement des sensations. La joie en premier, celle qui me manquait tellement. Mais surtout, je n’ai plus l’impression de vivre le moment présent en suranalyse, enfin mon mental se tait !! Car toute mon énergie était disposée en lui. Moi qui avais toujours l’impression de vivre les choses à retardement le temps de les bloquer pour les analyser et ensuite les vivre, je suis enfin pleinement dans le moment présent et ça fait bizarre. Je fais recirculer enfin un peu d’énergie dans mon cœur complètement à sec puisque j’avais décidé de couper tout accès émotionnel par peur de la souffrance.

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La souffrance

Parce que finalement tout débute par là. Les HP comme les Aspis sont de vraies éponges émotionnelles et le meilleur système pour ne plus souffrir c’est :

1) Couper les vannes émotionnelles: on ne ressent plus rien et on est en sécurité

2) Laisser les vannes ouvertes: en contrepartie, il faut beaucoup s’isoler car beaucoup de surcharges des sens. (A noter que ce système n’est en général pas choisit mais subit, on ne sait pas trop comment faire pour se fermer donc on s’isole)

3) On ferme et on ouvre les vannes en alternant: Le soucis de ce système c’est que très souvent nous avons du mal à trouver le juste dosage à cause de l’hypersensibilité. On a donc tendance à tout fermer ou tout rouvrir et à ne pas trouver un juste milieu. Ca permet toutefois une vie sociale un peu plus ouverte, moins angoissée avec une possibilité de se « déguiser » dans le social mais qui demande de longs temps de repos aussi.

Donc le premier effet de cette thérapie par l’énergétique c’est justement de renouer avec la souffrance et d’apprendre à la gérer, à l’apprivoiser. Autant dire que l’exercice est très très périlleux car on sait ce qu’on risque. C’est un peu entrer dans l’arène. On sait d’avance qu’on ne va pas gagner. Mais la laisser me submerger m’a permise justement de la connaître et de ne plus en avoir peur. Et là, j’ai réglé pas mal de soucis dans ma vie qui me poursuivaient depuis l’adolescence. J’ai commencé à avoir une autre vision de moi, plus dégagée. J’ai aussi pu commencer à m’assumer encore plus comme j’étais.

Et au plus j’avançais dans ce travail, au moins je me sentais différente car beaucoup de systèmes du mental tombaient un à un car sans plus aucune utilité. L’anxiété et l’angoisse me quittaient complètement. Elles étaient tellement en moi que je ne savais même plus ce que c’était de vivre sans (ce qui me permet aujourd’hui de bien la ressentir quand elle refait surface).

 

Un travail bien plus rapide chez les autistes ou HP

Et très vite, j’ai envie d’intégrer mes découvertes dans mon travail de thérapeute évidemment et un constat découle très très vite, ce type de méthode est nettement plus efficace chez nous !!

Néanmoins, je préfère tout de même prévenir que chez les très grands hypersensibles, le travail peut être assez douloureux et il faut vraiment avoir qqun qui accompagne et épaule. Ou au contraire, le faire en solo car on saura quand s’arrêter et mieux se gérer qu’avec la présence d’une personne qui peut perturber. Mais pour ceux qui commencent le travail, c’est tout simplement magique si on s’accroche et on persévère.

Alors bien sûr, tout n’est pas arrivé pour moi en un mois. J’ai commencé ce travail il y a deux ans et c’est vraiment dans les six derniers mois que j’ai avancé de manière fulgurante. Le temps que justement je puisse m’apprivoiser et trouver des personnes de confiance.Ce qui m’a plus aussi au début, c’est que dans beaucoup de cas, il n’y a aucune nécessité d’être touché comme dans les massage.

Mais surtout ces thérapies sont douces et acceptent pleinement la différence! Car souvent les praticiens sont eux mêmes des HP ou des personne avec d’autres systèmes de cognitions. Très très peu de jugements donc (mais ça arrive quand même parfois, pas de généralités). J’ai trouvé dans ce milieu une très très grande ouverture et beaucoup de partage, solidarité et écoute.

Au fur et à mesure de ma pratique, je me suis même rendue compte que beaucoup d’entre nous avaient de vraies prédispositions dans cette discipline. Beaucoup sont des soigneurs, avec un haut potentiel en magnétisme inné ou avec des capacités extrasensorielles (clairvoyance, ressenti intuitif très poussé, ressenti des énergies des personnes, rêves prémonitoires, …) et par leur belle capacité d’écoute et d’empathie quand celle ci est maîtrisée, ils font de très bons thérapeutes énergétiques.

Aussi si vous vous sentez concernés par ce que vous venez de lire ici mais que vous avez des doutes sur vos capacités ou sur ce que vous ressentez, n’hésitez pas à me contacter, je pourrai peut être vous aider. 

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Le risque que rien ne se passe

J’ai aussi vu des personnes qui n’étaient pas du tout sensibles à l’énergie. Il y a plusieurs raisons à cela:

1) Quand on a adopté le système de fermer les vannes, en général l’énergie ne passe pas.

2) La personne teste mais sans réelle conviction ou en étant réfractaire à cette possibilité.

3) Comme souvent lors d’une première séance, la personne a envie de tester mais n’est pas totalement en confiance de ce qui va se passer (elle doit laisser le contrôle pendant un moment à une autre personne) et ça peut entraîner une fermeture. Une fois l’expérience goûtée, elle pourra revenir une deuxième fois et se lâcher car elle sait ce qui va se passer.

Ce type de soins en bien-être ne correspond pas forcément à tout le monde. Le seul moyen de le savoir est de le tester. Il y a pour cela beaucoup de solutions aujourd’hui.

 

Comment s’y prendre ?

Si un jour vous avez l’envie de commencer ce fantastique travail (qui demande une certaine ouverture d’esprit et peut être un peu de spiritualité) vous prend, voici ce que je vous conseille :

  • Trouvez un thérapeute qui travaillera avec vous la source du problème par magnétisme. En effet, il ne sert strictement à rien d’insuffler de l’énergie sans régler le pourquoi l’accès est fermé. Ça fonctionnera une semaine et ensuite ça recommencera. Et là, vous dépenserez beaucoup d’argent pour pas grand-chose. D’ailleurs si la personne vous annonce qu’il faudra revenir entre 5x et 10x, méfiez vous énormément. Ce type de thérapie est justement très très rapide de manière générale.
  • Trouvez une personne qui a un bon bouche à oreille, qui a fait ses preuves. Ça vous évitera de tomber sur un charlatan car malheureusement il y en a… Ne cherchez pas de qualifications comme un diplôme. Beaucoup vous diront que c’est une reconversion professionnelle ou un don. La plupart des personnes que j’ai rencontré et qui étaient les plus compétentes n’avaient pas de diplôme de psychologie (bien au contraire…). C’est pour cela que le bouche à oreille est encore le moyen le plus sûr.
  • Ayez confiance en la personne, c’est primordial. Si vous pouvez parler au téléphone faites-le. Dites-lui en détails votre profil Aspie ou HP ou les deux lol. Vous verrez très vite si cette personne est ouverte, humaine ou pas. Si elle s’y connait. Echangez par mail ou allez la rencontrer. C’est très important d’établir un contact et si la personne vous consacre du temps c’est que sa démarche est vraiment d’aider les autres et pas de faire du fric sur leur dos. Personnellement, j’ai besoin de sentir que la personne ne me juge pas mais cherche à me comprendre sur ce que je vais lui exposer car souvent une thérapie peut aller dans l’intime. Ce n’est pas un souci d’en parler si on sent que la personne est bienveillante (un peu comme moi quoi =P)
  • Un bon thérapeute dans ce domaine est une personne qui peut aussi renvoyer vers un collègue s’il sent qu’il est limité. Si vous ne voyez pas de résultats après la deuxième séance, c’est qu’ou bien cette méthode ne vous convient pas ou que cette personne est inefficace pour vous ou qu’il n’y a pas une bonne alchimie entre vous et que l’inconscient se bloque. Avant de conclure que le magnétisme n’a pas d’effets sur vous, allez vérifier par une autre méthode.
  • Réfléchissez à la démarche, cherchez d’abord sur Internet les méthodes, ce qui peut vous convenir. Lisez et renseignez-vous (par exemple la méthode corps-miroir de Brofman est celle avec laquelle j’ai commencé. Aujourd’hui je travaille toujours avec de manière plus approfondie). De sorte que quand vous irez voir le praticien vous saurez un peu ce qui vous attend et vous saurez aussi ce que vous voulez précisément.

 

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D’accord mais vers quoi je peux me diriger si j’ai envie de commencer ce travail ?

  • Thérapeute en CNV si vous cherchez à mieux vous comprendre émotionnellement et à avoir une belle écoute qui dégagera le terrain pour un travail sur vous par la suite. Ce n’est pas de l’énergétique mais plus une thérapie de développement personnel basée sur de l’écoute active.
  • Acupuncture, ostéopathie par accupression, shiatsu et magnétisme/Reiki si vous voulez refaire circuler l’énergie en vous, diminuer angoisse et psychorigidité, soulager la fatigue et parfois certaines douleurs (liées au stress ou aux angoisses).
  • Bioénergéticien/Quantum touch si vous voulez solutionner des blocages psychologiques/douleurs par le magnétisme. Permet aussi de se purifier énergétiquement.
  • Hypnothérapie si vous voulez solutionner des blocages psychologiques par vous-même tout en étant guidé et en renouant avec votre système émotionnel. Permet aussi d’évacuer du stress à haute dose (en cas de problèmes d’anxiété récurrents par exemple) et surtout peut régler le problème des angoisses en profondeur (si elles sont dues à un vécu dans une situation précise par exemple, traumatisme, peur, etc).
  • Chamanisme si vous voulez comprendre pourquoi vous êtes comme ça. Doit se faire accompagné au début mais à le mérite ensuite d’être une méthode autonome et qui peut très vite s’apprendre de manière autodidacte. Demande un haut niveau d’ouverture spirituelle of course.
  • Sonothéparie/Aromathérapie/Fleurs de Bach/massage psychocorporel/relaxation/yoga/sophrologie/Reiki si vous cherchez d’abord à trouver une sérénité émotionnelle et calmer des émotions envahissantes.

 

Alors est-ce que je conseille un parcours particulier ou une méthode particulière ?

Si vous voulez être accompagné:

D’abord il est bon de mieux se connaître et se comprendre émotionnellement surtout nous qui peinons parfois à différencier les émotions ou à les poser sur nous. Je commencerai donc par une thérapie en CNV ou écoute active (possibilité de trouver des groupes Facebook). Ensuite, essayer le magnétisme de manière très légère pour voir si cette méthode vous convient avec un praticien en Reiki par exemple. Après, vous pouvez aller dégager ce qui vous empêche d’avancer par l’hypnose si vous êtes plus inscrit dans une démarche mentale ou par la bioénergie si vous avez une possibilité de démarche spirituelle.

Si vous préférez vous la jouer en solo :

Je commencerai par une formation en Reiki (au moins les deux premiers degrés, pas forcément très cher) à compléter avec le Quantum Touch (en livre). Ensuite une formation en autohypnose (ou/et chamanisme si vous avez une ouverture à ça). Et un apprentissage en autodidacte de la méditation guidée (écoute de musique ou de voix) possible par livres (Christophe André par exemple).

Combien faut-il débourser ?

50€ de l’heure est le prix de base

60€ est aussi très acceptable mais il faut voir le contenu de la séance.

En ville, vous risquez d’avoir des prix plus haut. Au-delà de 70€ l’heure, il faut quand même que la personne soit balèze ou que ça se justifie…

Pour que vous puissiez vous situez, je propose aujourd’hui mes séances à 60€ mais elles dépassent souvent l’heure et elles sont très très complètes (psycho+hypno+magnétisme). Je fais tarif réduit pour les personnes sans emploi, les -25 ans et si la personne doit revenir une 3ème fois (j’essaye que la personne soit soulagée maximum en 2x mais dans 80% des cas c’est dès la première fois).

Je propose l’écoute active et les soins énergétiques seuls à 30€ de l’heure pour que justement le plus de monde puisse venir tester et aller mieux (mais j’avoue que ma démarche est réellement dévouée à ce que cette humanité aille mieux et que peu de gens  font ça…).  Je fais même gratuitement pour les Aspergers.

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Si vous avez des questions sur tout ça, si vous avez envie d’essayer mais que vous ne savez pas vers quoi vous tourner, n’hésitez pas à venir me contacter et à me présenter votre profil, nous chercherons ensemble. Si vous pensez avoir des capacités mais que vous ne savez pas comment les utiliser ou quoi en faire, pareil n’hésitez pas, je pourrai certainement vous aider! J’espère que cet article aura pu vous éclairer.

 

 

 

 

Nous sommes légitimes

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C’était un dimanche comme bien d’autres. Enfin pas vraiment, il en avait seulement l’air. Durant la nuit, un fort sentiment m’était apparu auquel je n’avais pourtant pas prêté attention en me levant. Cela faisait plusieurs semaines que j’étais emmerdée avec le blog. Parce que je ne savais plus par quel bout le prendre entre les attentes des gens qui viennent sur ce site et mon évolution personnelle. Parce qu’en trois ans, je suis simplement plus du tout dans le même état d’esprit. Alors la question que je me posais était très cornélienne, faut-il que je continue en allant dans ma direction ou faut-il que je ferme le blog ?

Car voilà plusieurs semaines que des idées d’articles me parviennent mais ayant souvent peur de comment cela pourrait être accueilli je les mets de côté. Il est pourtant très dur d’oublier que vous ! vous êtes là à me rappeler que vous aimez mon travail car la page Facebook ne fait que grossir. Alors voilà que je ressens une certaine culpabilité… Y’a des gens pour me lire et moi comme une ingrate je n’écris rien… tout cela remontait à la surface de temps à autre car je suis inondée sous le travail.

Et j’avais eu des indices durant ma semaine avec un ami qui me parlait souvent de normalité chez les aspis ou les haut potentiel, la peur de la différence, de ne pas être compris. Chose à laquelle je ne pense plus trop aujourd’hui car je suis presque totalement en paix avec le sujet. Et là, j’ai encore plus culpabilisé, comment tu peux oublier les autres puisque toi tu vas mieux ? D’autant plus que je dois à mon travail avec vous mes plus belles révélations et amitiés. Je me sentais d’autant plus mal de laisser tout de côté comme ça.

Mais reprenons, cette nuit là j’ai eu un dialogue intérieur avec mon guide (intérieur ou non, c’est vous qui décidez en fonction de votre ouverture 😉 ) du style :

Guide : C’est quoi à ton avis la chose la plus importante à faire sur Terre vis-à-vis de soi ?

Moi : Pouvoir être soi-même complètement, ne pas avoir peur du regard des autres, être authentiquement soi dans le Cœur et l’Amour, s’aimer.

Guide : Alors n’arrête pas le travail que tu as commencé

Moi : Tu veux dire avec les autres ?

Guide : Oui, continue, donne-leur l’envie de s’aimer comme tu l’as fait pour toi.

Je vous avouerai qu’en me levant, tout ça me paraissait autant irréel que réel… Le sujet me touche beaucoup surtout quand je vois des enfants ou des ados pleurer d’être Asperger, autiste ou haut potentiel. Ca me révolte, ça me blesse et finalement ça me renvoie à mon passé. Et j’aimerais leur donner tout ce que je n’ai pas eu, les réconforter pour en faire des personnes assurément différentes mais confiantes dans cette normalité qui est la leur.

Alors je me lève et comme tous les matins, je me fais une bonne tasse de café crème bien dosée. Et comme c’est dimanche, j’allume la télé et je prends mon PC sur les genoux, lovée dans un plaid moumoute (oui oui moumoute u__u je suis un être faible). Et comme tous les dimanches matins, les programmes sont désastreux, principalement du télé-achat ou des vieilles séries (et dire qu’on paie pour ça…). Puis je tombe sur Arte qui présente la vie de Beethoven. Je laisse donc le documentaire mais très vite je m’arrête pour écouter. C’est passionnant. Beethoven est assurément haut potentiel aussi bien dans sa musique que dans son relationnel sulfureux. Son travail est passionnant dans la manière dont il s’y prend, dont il s’entoure qui est évidemment pour l’époque insensée. Mais il est apprécié car il s’accepte finalement comme il est ou parce que justement il donne bien le change mais s’impose. Ses courriers présentent un homme dévoré par ses passions et ses combats. Et je me laisse entraînée par le personnage, je vis et j’écoute sa musique d’une toute autre oreille. A la fin du documentaire, alors que Beethoven est complètement sourd, qu’il n’aura jamais eu de femme ni d’enfant mais qu’il est reconnu pour son génie, et malgré la lourde souffrance qu’il vit d’être coupé de son audition qui le plonge dans la solitude, il compose l’hymne à la Joie. Sa dernière œuvre, une des plus connue. Celle qui dit « même dans les pires moments de ma vie, je garde espoir, je négocie le bonheur mais je finis par l’avoir ».

Alors je me rappelle de ce que j’ai vécu cette nuit. Je me dis que ce n’est pas un hasard que j’ai vu ce documentaire ce matin. Ça vient encore plus appuyer mon sentiment. Et je me demande combien nous sommes aujourd’hui ? A survivre, à lutter avec soi-même et avec les autres ? Et je réalise que pour moi le plus dur est derrière moi et que je suis assez à l’aise avec ce que je suis maintenant mais que pour que des milliers de personnes ce n’est pas le cas surtout parmi nous. Ca fait bien longtemps que je ne vois plus en nous de la différence mais simplement un autre système d’exploitation (un peu comme si nous étions les Linux du monde écrasé par  Windows).

Alors je dois continuer ce blog pour vous offrir la confiance et l’assurance que ce que vous êtes est juste et légitime. Qu’il n’y a de différence que celle que l’on accepte de subir et que la société ne peut rien si on s’unit dans le cœur. Je ne sais pas si vous avez remarqué que les gens qui s’acceptent et qui s’aiment ont généralement aucun soucis avec le regard des autres et qu’ils ne le voient même pas, ils s’imposent et ce sont les autres qui s’adaptent. J’aimerais vous donner la force que ce soit les autres qui s’adaptent pour vous mais certainement pas dans l’agressivité mais dans l’Amour et dans le cœur car nous seront encore bien plus supérieurs. J’ai envie de dire que nous formons une seule et même famille et qu’on n’abandonne pas sa famille. En disant cela, je n’ai pas envie de former quelque chose de fermé ou qui classifie. Nous versus les autres. Surtout pas. Mais plutôt qu’ensemble, nous avons une force immense d’Amour à déployer pour ouvrir le cœur des gens à ce que nous sommes. Nous pouvons travailler main dans la main tout en étant respectés. Je suis souvent désolée (mais je comprends) de lire ou d’entendre des autistes révoltés sur la société intransigeante avec le handicap. C’est en effet une triste réalité mais c’est à nous d’ouvrir les portes avec amour et de ne pas abandonner. Quels sont nos choix? Abandonner et perdre espoir ou alors nous rencontrer et nous supporter les uns les autres et vivre au maximum, renouer avec les plaisirs de notre vie, de nos choix. J’ai choisi de vivre et j’espère pouvoir maintenir en vous cette envie ou vous la donner profondément.

Je remercie toutes les personnes qui m’écrivent et qui me partagent que ce blog a été une vraie aide pour eux et c’est pour ça que je ne désire pas le fermer. Je vous aime tous et j’ai la chance de pouvoir dire que je fais partie d’une communauté courageuse. Contrairement aux autres, je nous vois un réel avenir. Un avenir de joie et de partage. Et quand une communauté s’amuse, que se passe-t-il? Elle donne envie aux autres de la connaître! Alors incarnons nous comme nous sommes. Soyons pleinement nous mêmes. Soyons simplement heureux. Vivons  sans honte car nous sommes légitimes.

Et comme toujours, je suis prête à écouter chacun de vous personnellement si vous avez besoin d’aide!

Réapprendre à s’écouter!

Le blog a été plutôt très calme ces derniers mois, je le sais. Principalement car je suis passée par une période de remise en question assez intense après ma séparation avec mon ex-conjoint et qui m’a apportée beaucoup sur mon fonctionnement interne, mes idéaux et mes envies pour l’avenir.

Donc vous aurez prochainement une série d’articles sur toutes mes prises de conscience qui, je pense, pourra raisonner en vous.

Alors je commence par le début en évoquant la rupture, et plutôt ce qui m’y a poussée. Il ne s’agit pas ici de rentrer dans les détails personnels de ma vie mais plutôt sur mes réalisations personnelles.

Quand j’ai rencontré mon ex, j’étais très TSA. Assez psychorigide, grands idéaux, tout devait être parfaitement en place, une méfiance dans le genre humain, pas mal de conflits sociaux, à l’écart de la société et une soif illimitée de liberté. Je ne réexplique pas tout mon parcours depuis ma rencontre avec l’hypnose et le développement personnel qui en quelques années ont tout changé pour moi. Soudainement, le social ne me faisait plus peur, même j’étais en manque. Ma vie n’était plus réglée à la minute près, je pouvais me permettre l’improvisation ! Et donc cet homme que j’avais choisi ne correspondait plus à celle que j’étais aujourd’hui. Donc c’est en toute amitié et dans le plus grand respect que nous avons décidé de nous séparer et cela vraiment dans la plus grande harmonie.

Avant d’arriver à ce résultat, il y a eu bien sur toutes les questions à propos du poids de la société. Si on y regarde bien, le sentimental doit correspondre à des schémas très précis : il faut travailler pour construire une famille, avoir une maison, puis se marier, vite dépêche-toi l’horloge tourne, argh rupture je vais devoir tout recommencer. Car oui, à 29 ans, j’avais un bon cap, je touchais presque au but ultime, tout ça était à portée de main et pourtant j’ai décidé de tout mettre par terre, grande folle !

Qu’est-ce qui m’a poussé ? Pourtant j’avais tout ! Aucun souci de ce côté-là, deux voitures, une maison, un chat, de beaux équipements ménagers, un homme gentil et attentionné (sauf pour le ménage lol). Tout sauf l’amour ou ce que j’en attendais disons ! Je me réfugiais dans les biens, ma vie était sans saveur. J’étais rentrée dans le moule de la consommation. Je me levais tous les jours gangrenée par une culpabilité, celle de ne pas avoir le courage de mettre les pieds dans le plat, de me mentir mais aussi de lui mentir. Celle aussi de ne pas arriver à redresser la situation car Dieu sait que j’avais passé du temps à essayer que les choses s’arrangent entre nous. Une culpabilité envers moi-même aussi de me maltraiter de la sorte, d’ignorer mes propres appels au secours, de ne pas m’écouter. Et enfin, celle d’imaginer que j’allais briser un homme. Et cela faisait presque deux ans que je vivais cela. Que je relançais l’espoir, puis l’agacement, jusqu’au moment où ce fut définitif. Soudainement, j’ai été complètement coupée, je ne ressentais plus rien du tout, la colère avait pris le dessus. J’essayais de me raisonner mais ce n’étais plus possible, le mental ne voulait plus rien entendre.

Deux mois après, le temps ayant assagit le bouleversement, s’est soulevé une question. Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Quelle est finalement la meilleure façon d’aimer pour moi ? Et si j’assumais pleinement ce que je suis réellement ? Sans me plier à l’image de cette société. Et j’ai commencé à rencontrer des gens qui assumaient complètement qu’ils n’aimaient pas comme les autres. Dans le milieu gay mais aussi avec les polyamoureux, les asexuels. Et là, j’ai commencé à me sentir bien parce que tous ces gens étaient heureux. J’ai commencé à me regarder autrement, à écouter des parcelles de mon cœur que j’avais asséchées depuis longtemps pour respecter la société, pour avoir l’image que l’on attend. Encore une fois, je m’étais adaptée à un système qui ne me correspondait pas.  

Alors j’ai commencé à soulever toutes mes barrières qui faisaient que je ne ressentais plus grand chose et je suis allée écouter ce qui se passait en dessous.

La plus grosse parcelle criait « LIBERTEEEE », elle était complètement emportée et en souffrance. Je l’ai laissée pleurer longtemps. Elle m’en voulait beaucoup de l’avoir enchaînée et bâillonnée. Elle était tellement traumatisée, que je n’ai même pas pris de plaisir à la libérer. Je lui ai demandé de me pardonner. Une autre, liée avec ma parcelle masculine et avec qui j’avais pourtant commencé les choses très tôt me disait « as-tu oublié que tu aimes aussi parfois les filles ? » je l’avais complètement mise de côté celle-là… Je lui ai répondu « c’est surtout que j’aime les gens pour l’essence même de leur âme, de ce qu’ils sont, fille ou garçon ». Ma partie masculine a rigolé grassement sans me croire, il avait raison… La partie Conventionnelle a voulu minimiser les choses « non mais quand même, faut pas déconner non plus, elle préfère les garçons au moins à 80% ».  J’étais d’accord mais jusqu’à présent j’avais ignoré les 20% (de peur qu’ils grandissent). Mon côté masculin a dit « j’ai le droit d’exister, pourquoi tu essayes de me supprimer ? » à vrai dire j’avais du mal pour lui car on s’est toujours très très bien entendu tous les deux, c’est la facette la plus simple de moi. Il ne se prend pas la tête et quand il prend les commandes, c’est assez sympa, il en impose… de trop. Parce qu’il est du genre à n’avoir aucune estime de lui et à douter beaucoup, même si c’est un grand protecteur. Il a tendance à me faire comporter en bon gaulois avec des schémas un peu machistes qui ne me donnent pas toujours l’image que j’aimerais de moi. C’est sa méthode pour me protéger des autres. C’est là que j’ai compris ! Il ne se manifestait en moi que si j’allais mal ! C’est un peu le grand frère, ce père qui veillait sur moi et qui me faisait prendre des décisions très maladroites en espérant me protéger. Alors on s’est mis d’accord lui et moi, je lui laisserais de la place mais pas tout le temps, il fallait équilibrer. Il a dit que ça lui convenait tant qu’il pouvait se sentir utile. Je lui ai précisé que je sais maintenant qu’il a tendance à déformer la vérité pour me rendre la réalité plus supportable et que j’aimerais plutôt qu’il règle ses problèmes d’estime. Ça n’a pas été facile car il est très fier mais il a accepté qu’on entre en thérapie là-dessus.

Et ensuite une conclusion a été prise, très compliquée car la parcelle Conventionnelle qui gère mon image ne voulait rien entendre. Je lui ai annoncée qu’il faudrait qu’elle assume mon originalité complète et que je n’accepterais plus de ne plus être complètement moi ! Elle a plaidée la folie auprès des autres parcelles, elle criait que c’était dangereux. Je lui ai répondu qu’on allait travailler ensemble notre charisme et l’accès à l’amour inconditionnel des autres dans leur différence à eux et que ça devrait passer, qu’on serait accepté et qu’on attirerait les personnes qu’on mériterait. Le travail était déjà bien amorcé de toute façon. Elle a compris qu’elle n’avait plus son mot à dire car les autres parcelles n’étaient pas prêtes à de nouveau laisser leur liberté de côté. « Ton règne est terminé » s’est écriée la Liberté soulagée et éclatant en larmes. C’est là que j’ai vu qu’elle était soutenue par ma parcelle HP/TSA qui la tenait dans ses bras. Il avait tout regardé de loin car il est pas vraiment fan du tumulte. Il savait un peu ce qui se passait mais il a du mal à suivre plusieurs conversations à la fois. Quand il a vu la Liberté pleurer de joie, il a compris que c’était bon pour lui alors il a crié « je m’aime » ce que les autres parcelles ont trouvé très marrant car il a le pouvoir de faire rire sans le vouloir. Sauf la partie Conventionnelle qui a trouvé ça déplacé et arrogant. Elle gérait aussi le jugement… Tout ça a beaucoup soulagé mon côté masculin qui soudainement n’a plus éprouvé le besoin de se manifester, il était en paix.

Alors même si j’exprime cela de manière humoristique, le travail fut très loooong pour écouter chacune de mes parties pour la simple et bonne raison que j’avais tout étouffé en moi depuis plus d’une bonne dizaine d’années et que j’ai dû faire le travail de toutes les écouter ce qui fut très… très douloureux parfois, même s’il y a eu de belles retrouvailles aussi ! Je ne suis pas encore sure non plus d’avoir pu écouter tout le monde… >_>

Puis je me suis complètement réintégrée et j’ai senti comme un rangement interne, ou tout était imbriqué mais en harmonie. Et là j’ai pu comprendre qu’en fait, il me faudrait toujours garder ma liberté et mon indépendance en couple. Et que je me nourrissais beaucoup plus d’amour dans une amitié sincère avec des échanges choisis garantissant une qualité plutôt qu’une quantité. Et le pire, c’est que ce système, je l’avais compris en moi à 16 ans… Et je ne sais pas si je dois le remettre en question ? Si je dois faire des efforts pour changer ça ? Pour le moment je vis, et je verrai bien ensuite.

Le prochain article sera donc « apprendre à se reconnecter à soi » car je sais que pas mal d’entre vous ont des soucis pour comprendre ce qu’ils ressentent ou le gérer. Et que par cet exercice, j’ai pu me reconnecter à ce que je ressentais!

Le gout des merveilles

 

– Qu’est-ce qu’il a ?

– Comment ça ?

– Il est différent non ?

– Il est honnête, fiable, fidèle, il ne ment jamais, n’a aucun intérêt pour l’argent et ne veut de mal à personne. En effet, il est différent de la plupart des gens…

 

 

Sorti l’année passée, avec Virgina Efira en tête d’affiche, « le goût des merveilles » est un film dont l’histoire est axée sur un Asperger. A sa sortie, pas mal d’entre vous aviez crié au désespoir de voir encore une fois un Asperger stéréotypé mettre de côté tous les problèmes du système. Ben vous aviez un peu raison mais pas complètement. Votre serviteur a regardé le film et voici mon avis.

 

Le contexte

Vous avez Louise, veuve qui a repris l’exploitation de son mari et qui présente tous les problèmes des agriculteurs pour le moment. Accompagnée de ses deux enfants qui refusent quelconque remplaçant pour leur père, elle croule sous les dettes malgré tous ses efforts. Une chance, Paul, le meilleur ami de son père, veille sur elle et aussi parce qu’il a envie de la culbuter ._. voilà voilà

De l’autre, Pierre, Asperger. Vivant chez un libraire qui le connait depuis tout petit. Il a fait son nid là-bas à la mort de sa mère car il ne pouvait assumer l’appartement et ce monsieur veille à son bien-être.

Ces deux-là se rencontrent quand Louise percute avec sa voiture Pierre et pense que son côté décalé est dû au choc (lol). Elle le ramène chez elle et la suite c’est l’histoire du film…

 

Un Asperger et ses difficultés

Alors Pierre, quel type d’Asperger ? J’avoue avoir été un peu déçue surtout parce que Schovanec avait coaché le film et je m’attendais à un très haut niveau (mais après tout, on aurait peut-être simplement du prendre un Asperger pour jouer le rôle non ? soit…). Le jeu de l’acteur est tout de même très bon dans sa gestuelle ou ses positions mais le personnage manque cruellement de profondeur. Pierre est un peu un Sheldon Cooper à qui on aurait enlevé le mépris et une partie de sa personnalité. Il présente un côté pédant, une mémoire immense, une faculté exceptionnelle pour les mathématiques, est psychorigide, ne supporte pas le contact, excellent en math, ne connaît pas les conventions sociales de langage, en surcharge quand il y a trop de bruit. C’est un peu l’Asperger qui réunit tout. Il n’en reste pas moins touchant.

ATTENTION SPOIL, vous êtes prévenus

Et donc au fur et à mesure de l’histoire, on se rend compte qu’une psychiatre le recherche partout et qu’en fait il s’est enfuit (et c’est pour ça qu’il fait tout pour rester crécher chez Louise…). Car Pierre est un hacker et a piraté une grande institution dans le but de vouloir faire un cadeau à un ami et s’est fait chopé par le Ministère de la Défense. Il a écopé de 5 ans de prison avec sursis. Son profil particulier le met en difficulté car on veut s’assurer qu’il a conscience de ce qu’il a fait (visiblement non puisqu’il continue lol) et qu’il n’est pas dangereux pour la société (comme les moldus pourraient le croire…).

On sent aussi la volonté de montrer les limites du système psychiatrique mais finalement de manière très peu engagée car à mieux y regarder, il n’y a pas grand-chose de dénoncé mais c’est subtilement effleuré. On sent une certaine gêne de froisser les grandes institutions. La psychiatre se présente d’ailleurs comme ayant une volonté d’aider sincèrement Pierre et d’être de son côté.

Pierre se retrouve finalement en HP mais parce qu’il refuse tout bonnement de s’exprimer à la psy alors qu’il n’a jamais eu de soucis de langage depuis le début, ni de soucis pour exprimer ses émotions. C’est finalement son vieux pote qui débarque, comprend qu’il s’est enfermé dans le silence car il est amoureux et le fait parler.

 

Pierre sort finalement de HP mais nous ne verrons pas le dialogue avec la psy (ce qui aurait pu justement apporter un peu de profondeur au personnage ;_ ; et c’est à ce moment aussi qu’on aurait pu casser quelques clichés ou faire passer des messages en profondeur) et trouve Louise pour lui avouer ses sentiments (et le merdier dans lequel il est). Tout ce beau monde finit par se retrouver à la fin. La psy s’assure que Pierre sera entre de bonnes mains chez Louise où il va pouvoir l’aider à relever l’exploitation grâce à ses capacités de comptable (enfin… je suppose) et de météorologue (afin de prévenir le gel ahem). Intense n’est-ce pas ? Une chance que Pierre était Asperger parce que sinon le film aurait été d’une platitude immense.

 

Conclusion

L’histoire ne bouscule personne parce que l’histoire du film c’est Pierre. Il fallait dès lors vraiment construire ce personnage et lui donner plus de profondeur. C’est assez stéréotypé, que ce soient Pierre ou Louise et ses problèmes agricoles collant à ce qui se passe dans l’actualité ou encore les enfants qui en font des tonnes.

Que dire aussi de cette facette de pirate qu’on colle à Pierre et qui est complètement absurde? Déjà par tout ce que ça peut laisser sous entendre mais en plus Pierre continue ses méfaits de manière complètement abracadabrante en se déplaçant partout avec son ordinateur (qui a probablement la 4G vu qu’il pirate un satellite dans les champs, oui c’est le genre de remarque que je me fais lol).

Et si encore l’amour était réellement entré en ligne de compte, mais c’est mal mis en scène avec deux personnages très gauche (Louise est plus coincée que Pierre… ça promet pour l’avenir).

Certains crieront au surréalisme et ce serait dur de les contredire. Même si Pierre est assez mignon, on imagine mal une femme comme Louise laisser entrer un homme aux allures bizarres du jour au lendemain dans sa vie pour finir par l’adopter deux semaines plus tard… Finalement, les Aspergers ne connaissent pas leur chance lol

Ca se laisse regarder mais c’est pas fracassant… Je ne me suis pas ennuyée car j’avais pour but d’en faire une critique. Pour ceux qui voudront quand même le tenter, je ne vous ai pas tout raconté en détails. Il y a des scènes assez importantes du film que je n’ai pas mise en évidence.

Finalement, je regrette que l’auteur n’ait pas décidé de s’engager un peu plus dans les difficultés que peuvent rencontrer les Aspergers dans les institutions médicales. C’est parce que j’ai un œil avertit et que je connais le sujet que j’ai pu moi-même relier les informations ou ce qui était sous entendu mais pour ceux qui n’ont pas d’ami ou de proche Aspergers, ils ne percuteront pas.

En somme, ça se laisse tout de même regarder, ça apporte un peu de fraîcheur, dommage que le film ait été un peu trop en surface à mon goût. Le film a le mérite d’aborder la différence (en dégoulinant de bonnes intentions).

 

Bilan de 2 ans d’introspection

Il est l’heure de faire le bilan de ces deux années d’introspection personnelle ! J’ai relu mon blog attentivement depuis le début pour essayer de voir ce qui avait changé en moi depuis ma première prise de conscience du possible SA à aujourd’hui.

Et clairement, il en ressort quelque chose d’assez net : la première année est dédiée à l’analyse de moi-même alors que la seconde est plutôt axée sur l’acceptation.

Avant toute chose, j’aimerais insister sur le fait que je suis toujours la même (mon cerveau est toujours câblé différemment) mais par l’hypnose, la relaxation et le lâcher prise, j’ai gagné un confort de vie très supérieur.

 

La première année, la soif de légitimité

Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois sur ce blog, ce qui définit ma première année c’est le besoin de me reconnaître enfin parmi d’autres. Cela passe par les forums, les groupes Facebook, les livres et le besoin de partager ce que l’on ressent, ce que l’on vit.

C’est d’ailleurs toute la force de ce cheminement, car on découvre enfin qu’on n’est pas seul alors qu’on a porté tout ça sur ses épaules depuis tellement d’années sans savoir qu’il y en avait d’autres dans cette galère. Au niveau de la confiance en soi, ça peut changer beaucoup de choses car on se sent soudainement légitime d’être ce que l’on est.

La différence peut alors devenir une fierté, celle d’avoir vécu beaucoup plus de difficultés que les autres et de ne jamais avoir abandonné. Je ressens aussi une sorte de révolte s’installer en moi. Vis-à-vis de mes parents, je me demande comment ce fut possible qu’ils n’aient rien vu avec la scolarité que j’ai eu entre moqueries, troubles anxieux, TOC, apparence et social difficile. Je me dis que j’aurais pu encaisser moins de souffrance si un suivi avait été mis en place (après réflexion, je pense que je n’aurai pas accepté ce suivi et que finalement, ça m’a permis aussi d’être aussi forte aujourd’hui). Avec aussi  des problèmes d’attention et une dyscalculie qui me plaçait comme bête noire dans toutes les branches scientifiques… Compliqué de garder confiance en soi quand on vous répète tous les jours d’arrêter d’être inattentive (comme si je le faisais exprès…) et de travailler encore plus dans des matières qui vous saturent les méninges.

Et finalement c’est ce qui me reste comme gout amer en bouche : avoir encaissé tellement de souffrance, de regards lourds, de remarques injustes alors que je faisais tout ce qui était possible en fonction de ce que j’étais.

Durant cette année, il y a aussi (et ce dès le départ en fait) l’analyse en détails de moi-même, le besoin de remettre une signification sur tout ce qui a été vécu de difficile dans le passé et de l’éclairer avec le SA. Et de voir comme soudainement beaucoup de choses prennent sens et comme on peut lire d’autres personnes vivre la même chose.

Ma première année est donc celle du besoin de reconnaissance et d’exprimer ma différence. Pour voir un peu aussi la réaction de la famille et de l’entourage. Mais vous retrouverez tout ça dans les premiers articles du blog.

 

La deuxième année, celle de l’acceptation.

Se revendiquer comme on est, c’est finalement un peu manquer de confiance en soi. L’inverse aussi. Il faut donc trouver le juste milieu, le vivre simplement, naturellement, sans besoin de dire quoi que ce soit quitte même à l’oublier (c’est possible en s’acceptant globalement). On est comme on est. J’avais d’ailleurs toujours vécu les choses comme ça, mais avec l’autodiag Asperger, tout avait changé. J’avais soudainement compris que ce n’était pas les autres qui étaient différents mais moi. Et j’avais vu tout mon quotidien prendre une autre signification. Sans le vouloir, je me suis mise encore plus à l’écart des autres.

Arrive alors ma formation en hypnose qui va tout faire basculer ! Pendant celle-ci, j’ai la possibilité de me dégager de blocages sur moi-même que j’avais pu soulever pendant l’analyse de la première année.

Ensuite c’est ma libération de mon contrat salarié, qui va enfin me permettre de m’exprimer dans mon nouveau métier et de reprendre confiance en moi. En fait, je me rends compte que je fais ce job depuis des années sans le savoir. Et de là, tout va très vite, je commence à faire du développement personnel intensément. Ce n’est pas tous les jours facile loin de là et je me découvre même une grande tendance bipolaire. Le moral varie d’un jour à l’autre sans toujours bien comprendre pourquoi.

Grâce au travail de lâcher prise, je prends enfin du recul, je me décharge aussi de beaucoup beaucoup de souffrance portée depuis très longtemps, j’enterre mon passé et je règle tout ce qui est douloureux (exercice tout de même très compliqué qui demande parfois de voir des spécialistes extérieurs).

Mais surtout je perds en psychorigidité ! Mon inconscient libéré et désensibilisé aux mauvais souvenirs du passé, je gagne en sérénité. Ce qui me permet des contacts sociaux beaucoup plus faciles, de ne plus être stressée du tout par les imprévus et même de tout doucement être désorganisée. J’en arrive même à faire des choses en dernière minute sans stress (hardcore!). J’ai besoin de beaucoup moins m’isoler pour récupérer, les surcharges ont quasiment disparu, le stress en conduisant est même devenu nul. J’arrive enfin à me comprendre !  

Tout cela grâce à l’hypnose et aux disciplines connexes (dont l’énergétique qui m’a permise de ressentir mes émotions). En bref, plus besoin d’un contrôle excessif par le mental de mon environnement car je n’ai plus de méfiance. Il n’y a qu’un seul point où les choses n’ont pas changé, ce sont mes problèmes d’attention qui ont même eu tendance à augmenter avec mon lâcher prise.

Durant cette année, beaucoup de personnes me demandent comment je fais pour séparer le SA du HP. Depuis mon adolescence, je savais que j’étais HP mais pour moi ça ne voulait rien dire. Je ne savais pas qu’être HP impliquait d’être différent. Au départ, je ne fais pas attention à cette possibilité qui revient pourtant souvent dans les questions que l’on me pose. Je décide alors d’approfondir le sujet et je lis que chez les femmes, le profil aspi/HP est quasiment impossible à distinguer tant ils sont proches et que les femmes compensent mieux le social. Or socialement, je me suis toujours bien débrouillée. Me voilà donc le cul entre deux chaises… C’est aussi un peu à ce moment que toute envie de classification me concernant m’abandonne. Visiblement, les spécialistes sont à la ramasse et on peut-être diag différemment dans chaque CRA de département. Pour moi, deux choses sont sures à ce moment, je suis TDA (et c’est génétique de par mon père) et HP (génétique du côté de ma mère, surtout mon grand-père). Asperger alors ? Je ne mets pas de côté cette possibilité mais je pencherais plus pour le profil TSA que porte sur eux les HP. Néanmoins, une chose me paraît évidente, un jour ou l’autre, on nous mettra tous dans une même catégorie liée à nos caractéristiques neuronales communes. Car finalement à bien y observer TDA(H), HP, TSA et hypersensible: les profils sont souvent imbriqués. 

 

Ce qui n’a pas changé

A à me lire, on a presque envie de croire au miracle ! Comme je vous disais, il y a une amélioration mais je suis toujours la même. Avec la fatigue et le stress, cela peut revenir ou augmenter (d’où mon hypothèse d’Asperger émotionnel).

Par exemple, durant ce mois j’ai subi un très gros stress. Je l’ai nettement mieux géré qu’avant mais j’ai vu augmenter mon besoin d’être seule. Avec la fatigue, impossibilité de supporter les bruits répétitifs (comme un mec qui tousse, clavier, etc tous les bruits imprévus ) ou d’être touchée. J’avais comme de l’électricité qui passait dans tout le corps. J’étais plus vite à bout de nerfs.

Par contre en toutes circonstances, je n’arrive toujours pas à supporter dans mon champ visuel quelque chose qui bouge de manière répétitive (comme le chat qui se lécherait sur le fauteuil ou si je suis à table, avoir du mouvement autour de moi comme qqun qui se lève et qui s’asseoit souvent).

En fait, je suis toujours insupportée par les mêmes choses, mais par la relaxation/méditation/hypnose, je les tolère beaucoup mieux ! Voir même, si je suis en forme, j’arrive à ne pas les voir.

J’analyse beaucoup moins mes relations sociales et le social en général mais il reste que je me rends compte que je suis parfois décalée. Avant je m’en souciais maintenant beaucoup moins parce que je dédramatise aussi en voyant de par mon job que finalement tout le monde à son petit problème personnel (la différence c’est qu’ils le cachent mieux). Et j’ai repris mon mécanisme d’observatrice naturelle, je m’en rends compte que si j’y fais attention.

Je manque toujours de réflexion dans certaines situations comme si des accès étaient fermés. Bête exemple: si le paquet de riz n’est pas à sa place c’est qu’il y en a plus. Je ne pense pas une seule seconde que mon compagnon a pu le déplacer ailleurs et donc j’en ouvre un nouveau. Le fonctionnement dans certaine situation reste très mécanique. Telle chose implique ce mécanisme etc.

 

En route vers la troisième année

Et pour cette 3ème année, je veux évidemment continuer mon travail de développement personnel mais ne plus en faire ma seule priorité. Cette année, je veux utiliser tout ce que j’ai pu comprendre pour le mettre dans le développement de mon activité professionnelle.

Cela passe aussi par le développement de mon projet pour montrer que l’on peut offrir une amélioration de vie aux profils TDA/HP/Asperger/hypersensible par l’hypnose en évitant les médicaments. Mais ça passe aussi par vous ! Vous êtes les seuls à pouvoir partager ce projet autour de vous.

J’attends les statistiques de cette fin d’année pour le blog mais je sais déjà qu’elles seront plus élevées que l’année passée car j’ai pu voir nettement le nombre de visites par jour augmenter et c’est évidemment grâce à vous! Je vous remercie donc de me lire, de me partager et aussi de m’écrire car cela me permet de me remettre en question quand c’est nécessaire et d’enrichir ma vision avec la vôtre! 

Les séries TV qui nous mettent à la mode

Hello les aspies (ou ceux qui nous vénèrent),

Cette semaine, j’ai envie d’aborder un sujet un peu moins sérieux quoique ! Les séries TV qui nous mettent à l’honneur.

 

 

ALPHAS

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Année : 2011

Nombre de saisons : 2

Origine : Américaine

Style : Action fantastique

Histoire : Nous somme dans les années 2000 et le genre humain commence à évoluer neurologiquement. Des hommes et des femmes ont des pouvoirs, ils sont appelés Alphas. Capacité d’influencer, de pouvoir gérer les champs électro-magnétiques, contrôler les phéromones qui jouent sur le comportement des gens, autant de capacités que chacun peut posséder. Mais face à ces personnes dotées d’aptitudes, le gouvernement a décidé de donner des médicaments aux femmes enceintes afin qu’il n’y ait plus de dérives neurologiques durant la grossesse. Drapeau Rouge est un groupe d’alphas qui se bat pour leur liberté quitte à ne pas faire dans la dentelle. Face à eux, une autre équipe d’alphas qui travaillent pour le gouvernement et essaye de déjouer leurs plans.

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L’aspie : Dans la série, Garry est un jeune adulte autiste et alpha. On le voit prendre de l’assurance au fur et à mesure et imposer sa personnalité. Le personnage n’est pas antipathique, se lie d’amitié avec une autiste mais bien plus lourde. La série met en évidence  les dilemmes auxquels nous sommes parfois sujets (naïveté, obsession, froideur, amitié…). Son pouvoir est de capter toutes les ondes et de faire des recherches via celles-ci (Internet, caméras de surveillance, mobiles). Son aide est indispensable à la résolution des enquêtes.

Ce que j’en pense : Il est clair que la série soulève énormément de questions et est très très subtile quant à son traitement de l’autisme qui a clairement une place dans la série puisque c’est tonné haute et fort (Garry n’hésite pas à dire qu’il est autiste fièrement) ! Sans vouloir spoiler, vous verrez que dans la série un autre autiste entre en jeu qui a un grand pouvoir. Clairement, il y a le message de « et si la différence était juste le futur de l’homme? » tiens tiens ça me rappelle un de mes articles. Le réalisateur ou l’auteur de la série doit avoir dans son entourage un proche autiste car certaines infos ne peuvent être comprises que par ceux qui connaissent le trouble (Garry évoque par exemple son score sur l’échelle de CARS).

Conclusion : A voir quand même parce que des séries qui traitent l’autisme y’en a aucune si ce n’est celle-ci. Après au niveau de l’histoire, j’ai trouvé ça très plat, voir parfois trop plat et très dirigé. Les effets spéciaux sont très moyens, beaucoup de choses improbables. On peut se douter de ce qui va se passer et les rebondissements sont prévisibles. La série de plus me rappelle fortement Heroes. On ne peut pas réellement dire que l’idée soit novatrice (je pense un peu à X-men Xavier contre Magnéto, c’est le même principe). Visiblement c’est ce que beaucoup de personnes ont dû penser car la série ne verra pas de saison supplémentaire et l’intrigue se coupe en plein milieu à la fin de la saison 2. J’avoue donc ne pas avoir regardé la seconde saison et m’être arrêtée à la fin de la première.

 

 

THE BIG BANG THEORY

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Année : 2007

Nombre de saisons : 7

Origine : Américaine

Style : comédie

Histoire : Dois-je seulement évoquer la série tellement elle est connue ? C’est l’histoire de quatre jeunes scientifiques très geek mais tous très différents qui partagent leur quotidien avec leur voisine plutôt décalée Penny, une blonde qui a raté sa carrière d’actrice et travaille comme serveuse. Autant dire que la différence de niveau est énorme, mais ouverture d’esprit et amitié triomphe dans cette série humoristique.

Shamy

L’aspie : Sheldon Cooper est un Asperger profond qui frôle plus l’autiste de haut niveau à mon sens de par ses difficultés sociales et son très très haut potentiel le coupant de toute logique émotionnelle. Arrachant son doctorat de physique à l’adolescence, il cumule toutes les difficultés des autistes :  soucis relationnels, obsessions, naïveté, intérêts restreints, impossibilité de mentir, non compréhension de l’ironie ou de l’humour, ne vise que ses intérêts, changement d’environnement ou d’habitudes impossibles, règles de vie strict, …. Même si les auteurs de la série se défendent que Sheldon soit Asperger, un clin d’oeil est toutefois fait à l’arrêt de la série Alphas par Sheldon dans la saison 7.

Dans la fin de la saison 3 apparaît Amy Farah Fawler, une fille qui semble aussi autiste avec qui il entretiendra une relation platonique qui évoluera au fil du temps et qui peut montrer à quel point l’amour chez les autistes ne se base pas sur les mêmes critères que les NT.

Ce que je pense : L’ambiance universitaire de haut niveau et tous les intérêts restreints mis en évidence (BD, fantasy, séries cultes comme Star Wars/Dr Who/Star Trek/…, MMORPG, Seigneurs des Anneaux, haute technologie et bien d’autres) fait qu’à un moment ou un autre on peut s’identifier dans leur univers. Penny arrive très bien à mettre en avant les difficultés de compréhension que peuvent avoir les HP avec les gens dits « normaux ».

En conclusion : Sheldon représente l’autisme masculin de haut niveau plus que l’Asperger à mon sens car il a quand même d’énormes difficultés et à besoin en partie d’être assisté. Là où les Aspergers peuvent normalement être indépendants (après cette question est un long débat). Ce qui est agréable, c’est de voir le personnage évoluer et faire des efforts sur lui-même pour essayer de s’améliorer même si cela doit passer par beaucoup d’incompréhensions et de prise sur soi. Au final, même si son personnage est arrogant et hautain, la série tourne autour de lui et il devient très attachant (d’ailleurs l’acteur a gagné plus d’un prix d’interprétation).

Un conseil : C’est juste un sacrilège de regarder cette série en VF, Sheldon perd la moitié de sa personnalité. D’autre part, la série est vraiment très mal traduite dans notre langue et donne à Sheldon une douceur de langage qu’il ne possède pas vraiment.

 

 

HANNIBAL

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Année : 2013

Nombre de saisons : 2

Origine : Américaine

Genre : Thriller-horreur

L’histoire : La saga de Thomas Harris est revisitée dans une série. Ne vous attendez donc pas à retrouver l’histoire du livre bien au contraire. Will Graham est un consultant spécial qui travaille pour la police, Asperger il possède un don, celui de se mettre à la place du tueur. Professeur à l’université et ancien de la police, suite à ses troubles psychologiques, celui-ci est suivi par le Dr Hannibal Lecter qui n’est pas le seul coupable des meurtres en ville. Will et Hannibal doivent faire équipe, tandis que Will débusque les criminels, Hannibal tente lui de continuer à se protéger. Mais il viendra un moment où Will comprendra que Lecter est certainement la cause de la plupart de ses soucis.

 

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L’aspie : Will Graham le dit lui-même dès le début de la série, il se considère comme un aspie. Avec seulement deux amis, son ancienne psy et Hannibal, il vit seul dans une maison isolée peuplée d’une dizaine de chiens. Sa personnalité est très vite mise en place, il pense autrement et c’est ce qui intéresse la police. Les auteurs de la série veulent mettre en avant le SA, il évite le contact visuel, problème relationnel, pris entre le bien et le mal, perçu comme un fou ou un dérangé par les autres, Graham est pourtant indispensable.

Ce que j’en pense : La série démarre assez lentement et est confuse et c’est à Hannibal que le téléspectateur s’attache et non à Will qui pourrait même fortement énerver car il est toujours au bord de l’angoisse ou de la crise. Au fil de la série, le personnage Asperger est de plus en plus effacé (tout comme la personnalité de Will) pour mettre en avant une encéphalite inflammatoire qui perturberait le comportement de Will. On finit par s’y perdre.

En conclusion : La série est finalement intéressante que pour le personnage très désorienté de Hannibal qui par sa personnalité pourrait se voir attribuer quelques traits autistiques (sociopathe, sans ami, intérêts restreints nombreux, détaché sentimentalement) mais on sent bien en lui autre chose qui ne nous correspond pas mais fascine quand même. La série reste assez brouillonne dans son histoire floue et beaucoup trop rythmée (en plus, le casting des visages est parfois très ressemblant, je confondais plein d’acteurs). Le constat se ressent sur les audiences de la seconde saison qui a frôlé le pire mais s’est terminée sur un très beau final, ce qui manquait à la première saison qui se finit très platement.

Un conseil ? Attention, certaines scènes sont très très très gores.

 

 

MONK

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Année : 2002

Nombre de saisons : 8

Origine : Américaine

Style : policier

L’histoire : Adrien Monk est un ancien policier dont l’insigne lui a été retirée suite aux nombreuses séquelles psychologiques qu’il a développé après l’assassinat de sa femme. Amoureux du détail et fin observateur, il est cependant toujours appelé par son ancien patron comme consultant accompagné de son infirmière sur les scènes de crime. Alors qu’il résout de nombreuses enquêtes pour la police de San Francisco, il continue en parallèle sa propre enquête, et cherche le meurtrier de sa femme.

L’aspie : Même si ce n’est pas évoqué dans la série, Monk comporte beaucoup de traits autistiques : HP, TOCs multiples, phobies, angoisse des changements d’habitudes ou d’environnement, besoin d’aide dans sa vie quotidienne, ne captant pas les subtilités du langage social, humour totalement décalé qui ne fait rire que lui. Dans la série, il a un frère Ambroise qui semble lui aussi atteint du SA (agoraphobe, collectionneur compulsif, polyglottes très avancé, …).

Ce que j’en pense : La série évoque tous les problèmes que peuvent rencontrer un Asperger dans toutes les situations possibles, aussi parce que la série dure 8 ans ! Le personnage de Monk fait rire et est attachant, aussi parce qu’on peut se retrouver en lui. Monk n’évolue pas vraiment cependant au fil de la série, même s’il perd son infirmière, il trouve une autre associée qui finalement jouera ce rôle-là. Doté d’une certaine subtilité et d’un cœur, l’homme dégage une certaine tendresse qui le rend touchant. Au travail, il est méthodique et sûr de lui  ce qui rompt avec son image timide et parfois d’incapable.

Conclusion : La série vaut le coup d’être regardée même si elle peut sembler à long terme un peu plate, c’est le personnage de Monk qui interpelle plus que les enquêtes qu’il réalise avec brio grâce à son sens aigu de l’observation et sa logique implacable. Monk représente à mes yeux le mieux ce que peut-être un autiste adulte, coincé et à la fois rassuré par ses habitudes, indépendant pour une grande partie de son quotidien mais ayant besoin d’être réconforté, se dépassant quand il le faut pour protéger ou aider son entourage. Doté d’une vraie personnalité, il n’est pas seulement un robot qui exécute ce qu’il pense.

 

 

VOILA! Et si vous avez un avis ou un conseil de série, je vous en prie, allez-y!

Oooh des fleurs

Pour ceux qui ont des affinités avec l’anthropologie, ils sauront que « le cadeau » est très loin d’être anodin. Dans toutes les civilisations, il existe, mais il n’est pas considéré de la même manière.

En Occident, lorsqu’on invite chez soi, la coutume veut que l’on reçoive des fleurs et comme le pointe Bigard dans un de ces célèbres sketchs (1’38 ») on s’exclame « oooh des fleurs ».

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Pour moi, ce serait plutôt « ah… des fleurs » car j’ai aucune sensibilité aux fleurs. C’est le pire cadeau que l’on puisse me faire. Les hommes eux reçoivent une bouteille de vin ou de bière. Je voudrais pas pointer du doigt une méprise sexiste mais quand même, les hommes s’en foutent plein la gueule et nous… nous regardons des fleurs. Une bouteille s’apprécie seul ou accompagné mais des fleurs ? Ça ne se bouffe pas et ne se partage pas, bref ça sert à rien, ça coûte cher et en plus on a ôté la vie à des plantes. Voilà pour la célèbre tradition des fleurs (au passage, offrir du vin est un manque de savoir vivre dans la noblesse car cela signifie que les vins que vous sert d’habitude votre ami sont mauvais et que vous décidez de le lui signaler).

Les cadeaux… Je me rappelle mon premier Noël dans ma belle-famille, j’ai reçu un essui de bain et du savon. Moi qui suis plus virile que féminine. J’ai donc tenté de faire le fille ravie et j’ai rétablit le Noël suivant en disant que c’était vraiment pas mon truc.

Je me souviens aussi mes Noëls d’enfant « quoi ??? Mais j’avais pas demandé ça au Père Noël   è_é     il n’a pas lu ma liste ou quoi ? ». Liste que je faisais avec très grand soin. Pour moi, trouver un autre cadeau à l’arbre que ce que stipulait ma liste signifiait qu’une seule chose, le Père Noël était un bras cassé incompétent! Pas foutu de lire correctement et de m’offrir un truc rien à voir à la place du genre Pony Pony le cheval rose alors que je demandais une voiture téléguidée. Cet enfoiré se foutait clairement de ma gueule ! (et par la même occasion mes parents n’acceptaient pas bien le garçon manqué que j’étais).

Le cadeau est donc lourd de sens pour moi, faire un bon cadeau ne se fait pas à la légère. Il représente à mes yeux la relation que j’entretiens avec l’autre. Quand j’offre, j’essaye toujours de le faire au plus proche des intérêts de l’autre sans tomber dans le facile mais en essayant de trouver ce qu’il ne connaît pas et qui pourrait l’intéresser. Alors vous imaginez bien que se casser le cul à trouver quelque chose d’original et recevoir de l’autre quelque chose de banal peut paraître à mes yeux comme insultant.

Pour éviter tout malentendu, j’offre désormais ma liste Amazon à qui serait en mal d’inspiration. Si cette personne trouve encore le moyen après ça de m’offrir autre chose (ma liste comporte tous les prix). Elle est très très très mal barrée. Cela m’apparaît clairement comme du mépris.

Je me rappelle que pour mon anniversaire, ma marraine m’avait offert un calendrier qu’elle avait fait éditer avec ses dessins. Née en février, je voyais déjà un mois sauter. Elle me l’avait déposé à la va vite dans ma boite aux lettre. Il était clair qu’il avait été offert un peu par dessus la jambe car elle le vendait et c’était facile de m’en donner un. Il n’y avait donc aucune recherche pour me faire un cadeau et j’aurais encore préféré recevoir un billet. On ne s’est plus parlé pendant 5 ans… Voyez que le cadeau chez moi, ce n’est pas de la rigolade.

Souvent la cause des cadeaux non désirés est lié au prix car la personne pense « si je lui offre un cadeau de sa liste, elle saura combien j’ai payé, je vais donc offrir un truc qui paraît balèze mais qui ne coûte rien ». PAUVRES MORTELS ! Vous vous dites, elle devra aussi m’offrir un truc qui claque en retour, sauf que je ne retiens qu’une chose, vous êtes autant un enfoiré que ce gros lard de Père Noël ! Vous ne savez pas qu’une recherche dans Google peut informer n’importe qui ?

Bref, si chez beaucoup de gens le cadeau est source de plaisir, chez moi il fut toujours source de discorde. Déjà petite, un ami de mes parents m’avait offert une cassette vidéo de Disney que je possédais déjà. Je lui avais dis « je l’ai déjà, reprends là pour l’échanger comme ça tu ne perdras pas ton argent » lol j’avais six ans. Seulement, je ne savais pas que ce n’était pas poli de refuser un cadeau et j’ai négocié la remise de la cassette jusque quand mes parents sont intervenus énervés et m’ont ensuite faits la leçon, ça ne se faisait tout simplement pas. Ah bon… Aujourd’hui, j’ai mixé ma logique à la leur, j’accepte le cadeau et je le revends.

Se soulève alors une autre question, quelle symbolique donner au cadeau ? Je me rappelle que mon meilleur ami n’hésitait pas à offrir de beaux cadeaux pour des personnes qu’il ne connaissait pas bien et m’offrait à moi des cadeaux au rabais alors que je me saignais pour lui en offrir un. Ma vengeance était de revendre ses cadeaux et tant mieux s’il le comprenait. Je sais que beaucoup d’aspies sont collectionneurs mais à quoi ça sert de se forcer à lire un livre que l’on aime pas, écouter une musique qui nous dérange ou mettre en déco quelque chose qui nous repousse ? Si ça plaît à d’autres autant en faire du profit.

Je vous quitte sur ce sujet, qui, comme vous l’aurez lu me frustre au plus au point et vous souhaite une bonne fin de semaine et de bien profiter de votre 1er mai!

 

 

 

PS: mon plus beau cadeau est un cadre chinois avec mon signe zodiacal calligraphié à la main et m’a été remis par la délégation bouddhiste de Wallonie. Il a été fait par quelqu’un que j’ai connu qu’au téléphone et que je n’ai jamais vu de ma vie et avec qui j’ai perdu contact 6 mois plus tard… la vie!

Ces méchants qui me fascinent!

Pourquoi les méchants fascinent ?

Car le personnage est souvent bien plus profond que le héros principal. Je n’ai jamais vraiment été attirée par les grands héros gentils à la recherche de bonnes actions. Ils sont pour la plupart rarement dotés d’une psychologie complexe. Les méchants eux, sont souvent bien plus travaillés car ils doivent à la fois séduire et repousser. Ce sont des incompris ou des marginaux qui ont essayé de se plier aux règles de la société et qui ont fini par tout envoyer balader.

Mes méchants préférés sont ceux qui sont distants, rudes de l’extérieur mais qui possèdent une réelle richesse intérieure. Le feu sous la glace. Le type autiste finalement ?

Alors voici la liste de ceux que j’estime le plus :

 

 

CLAUDE FROLLO

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Il tient la première place de mon classement, je suis d’abord tombée sous le charme de Daniel Lavoie (au passage, c’est physiquement l’homme idéal pour moi) interprétant ce personnage sévère à merveille bien que lui ôtant son côté humain pour mettre trop en évidence sa perversité par rapport à l’œuvre d’Hugo, ce qui le rend plus simple que ce qu’il n’est. Alors je rétablis : Frollo est un homme de pouvoir par son statut d’ecclésiastique de Notre-Dame et par son savoir qui domine largement la société de l’époque. Craint et à la fois admiré, consulté par les plus grands, l’homme est un intellectuel froid et détaché aux premiers abords. Comme c’est souvent le cas avec les grands esprits, il s’attire jalousie et est traité de sorcier par son comportement bizarre, ses pratiques peu conventionnelles et ses longues heures à rester enfermer dans ses appartements. On découvre ensuite très vite que le philosophe a un cœur. Hugo donne au prêtre assez d’âme pour qu’il l’adopte l’infirme Quasimodo et l’élève. Il a aussi sous sa responsabilité un frère débauché, capable mais fainéant, à qui il paye les plus grandes études alors que celui-ci se contente simplement d’effacer la gloire de son frère dans les plus hautes institutions parisiennes. Enfin, ce passionné se trouve soudainement déstabilisé par la découverte de sentiments obsessionnels qu’il subit et vit maladivement pour Esméralda, le faisant sombrer lentement dans la folie, la torture et la perversité. Frollo perd la raison ainsi que tout ce qui lui est cher et cela uniquement parce qu’il ne sait pas gérer ses sentiments.

Je pourrais encore en parler des heures car je suis tombée amoureuse du personnage ado et je n’ai jamais cessé depuis. Je relis encore de temps en temps l’œuvre de Hugo et redécouvre à chaque fois ce personnage autrement. Merci Victor pour ton génie !

 

 

SEVERUS ROGUE

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Ce n’est pas pour rien si dans la série Potter, Rogue est le personnage le plus aimé. Sombre et cynique, il devient terriblement humain lorsqu’arrive le dénouement. Celui qui paraissait être la crapule de l’histoire est simplement fou d’un amour contrarié. Pourtant le directeur de Serpentard est dans un premier temps simplement mauvais, le professeur détesté et roublard de Poudlard. Ce n’est qu’en avançant dans l’histoire que Rogue commence à  fasciner : enfance et adolescence difficile, incompris, solitaire, noir, doué, rancunier, force tranquille et génie de sa discipline, mais aussi contrarié dans son seul et unique amour et décidant de prendre sa place dans la société d’une manière peu acceptable. Il se trouve punit en perdant la seule chose qu’il le rendait vivant, l’amour. Le cœur crucifié, Rogue est condamné à vivre avec les conséquences de ses choix passés.

 

 

ARSENE LUPIN

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Peut-on réellement le considérer comme un méchant ? Le héros transformiste de Michel Leblanc est un jeune opportuniste qui fait sa renommée par ses pillages rocambolesques, son talent pour mettre en déroute la police et son savoir-vivre à la fois soigné mais culoté. Connu pour son amour des femmes, Arsène est avant tout un personnage saigné par une jeunesse instable et l’amour d’une femme qui va le mettre à genoux. Si Lupin aimera par la suite bien d’autres femmes, jamais aucune n’atteindra la cheville de celle qui lui a déchiré le cœur, la Cagliostro qui lui a tout appris ! Cet éternel séducteur est doté d’une personnalité fantasque et marginale qui le rend attachant. Imprimé dans l’esprit de son époque, Lupin est avant tout un amoureux naïf de la vie doublé d’un grand romantique.

 

 

THOR GUNDERSEN

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Surnommé aussi « le suédois » et apparaissant dans la série « Hell on wheels », l’homme est  charismatique par son autorité. Dur et austère, la façade du personnage ne tient pas très longtemps avant que l’on comprenne la fragilité psychologique qui le compose. Obsédé par Bohannon, le héros de la série, Gundersen cherche à faire tomber le cow-boy meurtrier par tous les moyens tout en sombrant doucement dans la folie. Hypocrite de première, ce zélé joue de ses sentiments pour paraître bon et attentionné alors qu’il est complètement assoiffé de domination, de pouvoir et mentalement dérangé. Retournant sa veste dès qu’il en a l’occasion et même tombé au plus bas, il ne perd pas espoir d’un jour reprendre le contrôle de sa vie forçant d’une certaine manière le respect.

 

 

RUSSEL EDGINGTON

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Le vampire de 3000 ans de la série True Blood séduit par son assurance sans faille, sa soif de pouvoir et sa facilité d’adaptation quand il s’agit de ses propres intérêts. Voyageant à la fois dans une cruauté sans faille et un certain esprit de chevalerie, Russel est un expert de l’amabilité emprunte de lourdes menaces. Subtil, raffiné, noble, raffolant d’auto-dérision, le vampire aux répliques orgueilleuses reste un homme et se voit déchiré lors de la mort de son fiancé (oui oui vous avez bien lu) par Eric Northman. Errant, tuant et destructeur, il perd la raison définitivement ne cachant plus ses projets. On lui découvre alors une très grande profondeur de cœur, si l’on peut dire…

 

 

HANNIBAL LECTER

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Qui ne connaît pas le psychopathe cannibale de la série de Thomas Harris ? Que je conseille d’ailleurs de lire et non pas de regarder. Cet aristocrate cultivé possède ses propres règles et valeurs. Obsédé du mal et possédé par ses démons, son cœur se laisse pourtant attendrir par la jeune Clarice en quête d’informations dont il finit par tomber éperdument amoureux. Le tueur décide alors de prendre des risques non plus pour assouvir sa folie meurtrière mais pour la belle, qui elle aussi, est tombée sous le charme du criminel.

 

 

LE MAÎTRE

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Son apparition est brève mais assez puissante pour qu’on se rappelle de sa folie. Dictateur cruel, opportuniste et complètement obsédé par un roulement de tambour dans la tête, le Maître s’oppose complètement au Docteur et pourtant s’en rapproche par sa manière fantaisiste d’aborder la vie et par l’adversaire de taille qu’il représente. Le fait qu’il soit marié et qu’il assume ses sentiments tranche complètement avec le Docteur qui les fuit. Epris de liberté, il préfère encore mourir que de vivre sous la contrainte et ne plus être lui-même.

 

Pour ceux qui ont ces méchants en commun avec moi, désolé si parfois il vous semble que j’ai manqué d’adjectifs mais il fallait que l’article ne soit pas trop long. Certains auraient pu avoir un article rien que pour eux !

Enfin, tout ça manque de femmes j’avoue… Mais j’en ai pas en tête, alors si des confrères masculins passent dans le coin et en connaissent, qu’ils nous partagent des noms !

Sinon partagez vos méchants ! Je sais que certains vénèrent le Joker (je suis pas charmée par le personnage). J’aurais pu ajouter Magneto aussi.

A vous la place ! 

Ces petites manies aspies

Avant de savoir que j’étais atteinte d’un don de la nature incroyable, je vivais mes petites habitudes pensant qu’elles n’appartenaient qu’à moi. Depuis que je passe mon temps sur les forums qui nous sont dédiés, j’ai pu constater qu’en fait beaucoup de ces manies avaient d’autres propriétaires. Je m’amuse donc à vous énumérer cette semaine, celles que l’on peut observer dans mes journées.

 

=> Quand je regarde une page web et qu’elle est très longue, je commence par lire par la fin… Ca me rassure de savoir délimiter la fin je crois…

=> Mes journées doivent être organisées, sinon je me sens perdue. C’est pour ça que j’aime manger à heure fixe car ça rythme ma journée.

=> Je sépare la garniture de ma pizza de la pâte, je n’aime pas mélanger les deux goûts, je dois tout goûter séparément. Je gratte aussi les lasagnes par couche et je fais souvent tourner mon assiette pour avoir devant moi ce que j’aime ._.

=> J’oublie souvent de dire bonjour et encore plus au revoir.

=> En me réveillant le matin, je check d’abord tous mes mails et Facebook sur mon smartphone alors que ma prochaine action est d’aller sur le PC…

=> Je n’arrive pas à jouer aux jeux vidéo le soir ni le matin, le meilleur moment étant l’après-midi et le début de soirée sinon ça m’excite trop les neurones.

=> Mes armoires de cuisine sont triées par fonction, mon frigo par aliment, ma garde-robe par type de vêtements et même mon bureau sous Windows voit les icônes placés selon les thèmes (jeux vidéo, maintenance, musique, …). Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose !

=> J’ai le symptôme d’usure. Je ne jette rien tant que ce n’est plus utilisable. J’ai ainsi la folie des tous petits crayons impossible à tenir en main, le bic à quatre couleurs n’est pas jeté tant que les quatre ne sont pas finies. Cela s’applique au papier, il est jeté que si plus un espace de blanc reste sur la feuille et je récupère toutes les feuilles que je peux (cours universitaires, lettres, etc…). En voiture, je passe mon nez sur la consommation et ne freine que si je dois laissant le frein moteur s’occuper du reste. Et tout ça me procure une sensation de satisfaction !

=> Je me suis faite une comptabilité sur le côté pour savoir exactement combien j’ai dépensé dans chaque catégorie et sous-catégorie à la fin de l’année (j’aime aussi faire des tableaux comparatifs avec les autres années, je suis posséééééédéééée par Colbert)

=> Je ne supporte pas d’entendre mon chien boire, ça me rend folle avec aucune tolérance. La colère monte très très vite. Je me mets alors à les supplier de boire plus vite ou les en n’empêcher… je sais c’est vraiment pas bien.

=> Je dors avec des chaussettes car je ne supporte pas le carrelage sous mes pieds et le froid qui tombent dessus quand je dors. Je garde donc toujours mes chaussettes en fait. Pareillement, j’ai toujours besoin de relever mes manches.

=> Je prends des douches uniquement parce qu’il le faut, je n’aime pas ça… sauf l’été pour me désaltérer.

=> J’ai besoin de dormir avec un coussin tout-doux ou quelque chose dans le même style.

=> Je passe plus de temps à récolter des informations sur un sujet que j’aime qu’à les lire…

=> Dans ma bibliothèque, mes livres sont classés par thème ensuite par grandeur.

=> J’ai peur de tous les insectes qui font du bruit x_x (bourdon, moustique, abeille me paralysent et me donnent des sueurs froides).

=> Je déteste conduire sur l’autoroute et si je pars en voiture, je dois toujours être accompagnée d’un GPS ou avoir regardé la route sur Google Map.

=> Je peux ressentir l’atmosphère des saisons rien qu’en sentant l’air (snif snif tiens voilà le printemps)

=> Quand j’aime une chanson, je peux l’écouter cinquante fois d’affilé sans problème.

=> J’ai une tendance à être survivaliste, j’adore faire mon pain moi-même, manger les mauvaises herbes, faire mon compost et potager. J’ai cette peur que nous soyons un jour privés totalement de technologie.

=> Je n’arrive pas à regarder un film sans faire de pauses car je m’investis émotionnellement et je dois couper. Ou alors je dois faire autre chose car je ne sais pas fixer mon attention assez longtemps et j’ai très souvent mon smartphone dans la main ou mon PC sur les genoux

=> Je préfère faire des câlins aux animaux qu’aux humains tout simplement parce qu’ils sont doux au toucher ^^

 

Bon j’arrête ici pour cette fois mais je suis sûre que je vais encore noter des choses au fur et à mesure et que je pourrai faire un autre article là-dessus ! Si vous vous êtes reconnus dans certaines de mes pratiques, venez-vous exprimez, que je me sente pas seule ! Sinon partagez les vôtres!