Ces méchants qui me fascinent!

Pourquoi les méchants fascinent ?

Car le personnage est souvent bien plus profond que le héros principal. Je n’ai jamais vraiment été attirée par les grands héros gentils à la recherche de bonnes actions. Ils sont pour la plupart rarement dotés d’une psychologie complexe. Les méchants eux, sont souvent bien plus travaillés car ils doivent à la fois séduire et repousser. Ce sont des incompris ou des marginaux qui ont essayé de se plier aux règles de la société et qui ont fini par tout envoyer balader.

Mes méchants préférés sont ceux qui sont distants, rudes de l’extérieur mais qui possèdent une réelle richesse intérieure. Le feu sous la glace. Le type autiste finalement ?

Alors voici la liste de ceux que j’estime le plus :

 

 

CLAUDE FROLLO

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Il tient la première place de mon classement, je suis d’abord tombée sous le charme de Daniel Lavoie (au passage, c’est physiquement l’homme idéal pour moi) interprétant ce personnage sévère à merveille bien que lui ôtant son côté humain pour mettre trop en évidence sa perversité par rapport à l’œuvre d’Hugo, ce qui le rend plus simple que ce qu’il n’est. Alors je rétablis : Frollo est un homme de pouvoir par son statut d’ecclésiastique de Notre-Dame et par son savoir qui domine largement la société de l’époque. Craint et à la fois admiré, consulté par les plus grands, l’homme est un intellectuel froid et détaché aux premiers abords. Comme c’est souvent le cas avec les grands esprits, il s’attire jalousie et est traité de sorcier par son comportement bizarre, ses pratiques peu conventionnelles et ses longues heures à rester enfermer dans ses appartements. On découvre ensuite très vite que le philosophe a un cœur. Hugo donne au prêtre assez d’âme pour qu’il l’adopte l’infirme Quasimodo et l’élève. Il a aussi sous sa responsabilité un frère débauché, capable mais fainéant, à qui il paye les plus grandes études alors que celui-ci se contente simplement d’effacer la gloire de son frère dans les plus hautes institutions parisiennes. Enfin, ce passionné se trouve soudainement déstabilisé par la découverte de sentiments obsessionnels qu’il subit et vit maladivement pour Esméralda, le faisant sombrer lentement dans la folie, la torture et la perversité. Frollo perd la raison ainsi que tout ce qui lui est cher et cela uniquement parce qu’il ne sait pas gérer ses sentiments.

Je pourrais encore en parler des heures car je suis tombée amoureuse du personnage ado et je n’ai jamais cessé depuis. Je relis encore de temps en temps l’œuvre de Hugo et redécouvre à chaque fois ce personnage autrement. Merci Victor pour ton génie !

 

 

SEVERUS ROGUE

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Ce n’est pas pour rien si dans la série Potter, Rogue est le personnage le plus aimé. Sombre et cynique, il devient terriblement humain lorsqu’arrive le dénouement. Celui qui paraissait être la crapule de l’histoire est simplement fou d’un amour contrarié. Pourtant le directeur de Serpentard est dans un premier temps simplement mauvais, le professeur détesté et roublard de Poudlard. Ce n’est qu’en avançant dans l’histoire que Rogue commence à  fasciner : enfance et adolescence difficile, incompris, solitaire, noir, doué, rancunier, force tranquille et génie de sa discipline, mais aussi contrarié dans son seul et unique amour et décidant de prendre sa place dans la société d’une manière peu acceptable. Il se trouve punit en perdant la seule chose qu’il le rendait vivant, l’amour. Le cœur crucifié, Rogue est condamné à vivre avec les conséquences de ses choix passés.

 

 

ARSENE LUPIN

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Peut-on réellement le considérer comme un méchant ? Le héros transformiste de Michel Leblanc est un jeune opportuniste qui fait sa renommée par ses pillages rocambolesques, son talent pour mettre en déroute la police et son savoir-vivre à la fois soigné mais culoté. Connu pour son amour des femmes, Arsène est avant tout un personnage saigné par une jeunesse instable et l’amour d’une femme qui va le mettre à genoux. Si Lupin aimera par la suite bien d’autres femmes, jamais aucune n’atteindra la cheville de celle qui lui a déchiré le cœur, la Cagliostro qui lui a tout appris ! Cet éternel séducteur est doté d’une personnalité fantasque et marginale qui le rend attachant. Imprimé dans l’esprit de son époque, Lupin est avant tout un amoureux naïf de la vie doublé d’un grand romantique.

 

 

THOR GUNDERSEN

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Surnommé aussi « le suédois » et apparaissant dans la série « Hell on wheels », l’homme est  charismatique par son autorité. Dur et austère, la façade du personnage ne tient pas très longtemps avant que l’on comprenne la fragilité psychologique qui le compose. Obsédé par Bohannon, le héros de la série, Gundersen cherche à faire tomber le cow-boy meurtrier par tous les moyens tout en sombrant doucement dans la folie. Hypocrite de première, ce zélé joue de ses sentiments pour paraître bon et attentionné alors qu’il est complètement assoiffé de domination, de pouvoir et mentalement dérangé. Retournant sa veste dès qu’il en a l’occasion et même tombé au plus bas, il ne perd pas espoir d’un jour reprendre le contrôle de sa vie forçant d’une certaine manière le respect.

 

 

RUSSEL EDGINGTON

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Le vampire de 3000 ans de la série True Blood séduit par son assurance sans faille, sa soif de pouvoir et sa facilité d’adaptation quand il s’agit de ses propres intérêts. Voyageant à la fois dans une cruauté sans faille et un certain esprit de chevalerie, Russel est un expert de l’amabilité emprunte de lourdes menaces. Subtil, raffiné, noble, raffolant d’auto-dérision, le vampire aux répliques orgueilleuses reste un homme et se voit déchiré lors de la mort de son fiancé (oui oui vous avez bien lu) par Eric Northman. Errant, tuant et destructeur, il perd la raison définitivement ne cachant plus ses projets. On lui découvre alors une très grande profondeur de cœur, si l’on peut dire…

 

 

HANNIBAL LECTER

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Qui ne connaît pas le psychopathe cannibale de la série de Thomas Harris ? Que je conseille d’ailleurs de lire et non pas de regarder. Cet aristocrate cultivé possède ses propres règles et valeurs. Obsédé du mal et possédé par ses démons, son cœur se laisse pourtant attendrir par la jeune Clarice en quête d’informations dont il finit par tomber éperdument amoureux. Le tueur décide alors de prendre des risques non plus pour assouvir sa folie meurtrière mais pour la belle, qui elle aussi, est tombée sous le charme du criminel.

 

 

LE MAÎTRE

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Son apparition est brève mais assez puissante pour qu’on se rappelle de sa folie. Dictateur cruel, opportuniste et complètement obsédé par un roulement de tambour dans la tête, le Maître s’oppose complètement au Docteur et pourtant s’en rapproche par sa manière fantaisiste d’aborder la vie et par l’adversaire de taille qu’il représente. Le fait qu’il soit marié et qu’il assume ses sentiments tranche complètement avec le Docteur qui les fuit. Epris de liberté, il préfère encore mourir que de vivre sous la contrainte et ne plus être lui-même.

 

Pour ceux qui ont ces méchants en commun avec moi, désolé si parfois il vous semble que j’ai manqué d’adjectifs mais il fallait que l’article ne soit pas trop long. Certains auraient pu avoir un article rien que pour eux !

Enfin, tout ça manque de femmes j’avoue… Mais j’en ai pas en tête, alors si des confrères masculins passent dans le coin et en connaissent, qu’ils nous partagent des noms !

Sinon partagez vos méchants ! Je sais que certains vénèrent le Joker (je suis pas charmée par le personnage). J’aurais pu ajouter Magneto aussi.

A vous la place ! 

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Ces petites manies aspies

Avant de savoir que j’étais atteinte d’un don de la nature incroyable, je vivais mes petites habitudes pensant qu’elles n’appartenaient qu’à moi. Depuis que je passe mon temps sur les forums qui nous sont dédiés, j’ai pu constater qu’en fait beaucoup de ces manies avaient d’autres propriétaires. Je m’amuse donc à vous énumérer cette semaine, celles que l’on peut observer dans mes journées.

 

=> Quand je regarde une page web et qu’elle est très longue, je commence par lire par la fin… Ca me rassure de savoir délimiter la fin je crois…

=> Mes journées doivent être organisées, sinon je me sens perdue. C’est pour ça que j’aime manger à heure fixe car ça rythme ma journée.

=> Je sépare la garniture de ma pizza de la pâte, je n’aime pas mélanger les deux goûts, je dois tout goûter séparément. Je gratte aussi les lasagnes par couche et je fais souvent tourner mon assiette pour avoir devant moi ce que j’aime ._.

=> J’oublie souvent de dire bonjour et encore plus au revoir.

=> En me réveillant le matin, je check d’abord tous mes mails et Facebook sur mon smartphone alors que ma prochaine action est d’aller sur le PC…

=> Je n’arrive pas à jouer aux jeux vidéo le soir ni le matin, le meilleur moment étant l’après-midi et le début de soirée sinon ça m’excite trop les neurones.

=> Mes armoires de cuisine sont triées par fonction, mon frigo par aliment, ma garde-robe par type de vêtements et même mon bureau sous Windows voit les icônes placés selon les thèmes (jeux vidéo, maintenance, musique, …). Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose !

=> J’ai le symptôme d’usure. Je ne jette rien tant que ce n’est plus utilisable. J’ai ainsi la folie des tous petits crayons impossible à tenir en main, le bic à quatre couleurs n’est pas jeté tant que les quatre ne sont pas finies. Cela s’applique au papier, il est jeté que si plus un espace de blanc reste sur la feuille et je récupère toutes les feuilles que je peux (cours universitaires, lettres, etc…). En voiture, je passe mon nez sur la consommation et ne freine que si je dois laissant le frein moteur s’occuper du reste. Et tout ça me procure une sensation de satisfaction !

=> Je me suis faite une comptabilité sur le côté pour savoir exactement combien j’ai dépensé dans chaque catégorie et sous-catégorie à la fin de l’année (j’aime aussi faire des tableaux comparatifs avec les autres années, je suis posséééééédéééée par Colbert)

=> Je ne supporte pas d’entendre mon chien boire, ça me rend folle avec aucune tolérance. La colère monte très très vite. Je me mets alors à les supplier de boire plus vite ou les en n’empêcher… je sais c’est vraiment pas bien.

=> Je dors avec des chaussettes car je ne supporte pas le carrelage sous mes pieds et le froid qui tombent dessus quand je dors. Je garde donc toujours mes chaussettes en fait. Pareillement, j’ai toujours besoin de relever mes manches.

=> Je prends des douches uniquement parce qu’il le faut, je n’aime pas ça… sauf l’été pour me désaltérer.

=> J’ai besoin de dormir avec un coussin tout-doux ou quelque chose dans le même style.

=> Je passe plus de temps à récolter des informations sur un sujet que j’aime qu’à les lire…

=> Dans ma bibliothèque, mes livres sont classés par thème ensuite par grandeur.

=> J’ai peur de tous les insectes qui font du bruit x_x (bourdon, moustique, abeille me paralysent et me donnent des sueurs froides).

=> Je déteste conduire sur l’autoroute et si je pars en voiture, je dois toujours être accompagnée d’un GPS ou avoir regardé la route sur Google Map.

=> Je peux ressentir l’atmosphère des saisons rien qu’en sentant l’air (snif snif tiens voilà le printemps)

=> Quand j’aime une chanson, je peux l’écouter cinquante fois d’affilé sans problème.

=> J’ai une tendance à être survivaliste, j’adore faire mon pain moi-même, manger les mauvaises herbes, faire mon compost et potager. J’ai cette peur que nous soyons un jour privés totalement de technologie.

=> Je n’arrive pas à regarder un film sans faire de pauses car je m’investis émotionnellement et je dois couper. Ou alors je dois faire autre chose car je ne sais pas fixer mon attention assez longtemps et j’ai très souvent mon smartphone dans la main ou mon PC sur les genoux

=> Je préfère faire des câlins aux animaux qu’aux humains tout simplement parce qu’ils sont doux au toucher ^^

 

Bon j’arrête ici pour cette fois mais je suis sûre que je vais encore noter des choses au fur et à mesure et que je pourrai faire un autre article là-dessus ! Si vous vous êtes reconnus dans certaines de mes pratiques, venez-vous exprimez, que je me sente pas seule ! Sinon partagez les vôtres!

Gérer son stress et son mal-être… [1/3]

 

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Je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas forcément une grande stressée de nature même si souvent je suis sur les nerfs. Je remue ma jambe constamment pour évacuer les bruits, la douleur ou pensées qui stimulent mon cerveau négativement.

Gérer son stress est un sujet qui fait débat depuis maintenant de nombreuses années, voir même c’est à la mode. Asperger, nous connaissons bien les problèmes d’angoisse… Gastriquement parlant déjà mais aussi face aux TOC qui peuvent nous assaillir ou l’anxiété d’une situation à affronter.

Comment y remédier sans se bourrer de médicaments ? Cette semaine, j’ai décidé de commencer une série de trois articles qui pourront aider certains pour calmer leur stress (n’hésitez pas à faire part de vos expériences en commentaires).

Cette semaine donc LA MEDITATION.

 

C’est pour qui ?  

Les grands nerveux, cela va sans dire. Mais aussi les personnes qui désirent augmenter leurs facultés de concentration et être plus détachées des tourments de la vie.

 

Ça se passe comment ?

Les techniques de méditation sont très nombreuses mais vous devez savoir qu’il ne faut pas être gymnaste, la célèbre position du lotus est loin d’être obligatoire. Vous pouvez pratiquer très droit sur votre chaise voir même couché mais la tentation de s’endormir pourrait vite arriver.

 

On pratique comment alors ?

Pour beaucoup méditation = respiration. C’est la pratique la plus courante de cette discipline.

Ce n’est pas l’unique ! Si vous le désirez, vous pouvez ajouter aux respirations la fixation d’un support (une image par exemple, ça augmente la concentration), des sons (les célèbres bols tibétains, pour ma part la musique zen de pluie, orage ou la mer me suffisait aussi) ou encore par la répétition de prières (les autistes ayant la Foi pourront aimer !). D’ailleurs, toute autre action répétitive peut entrainer vers une pratique de la méditation, est-ce que finalement les autistes ne seraient pas méditant naturellement ?

J’insiste donc, la méditation ce n’est pas seulement respirer ! Pour ceux qui comme moi, auront beaucoup de mal à ne pas penser et se faire envahir par leur esprit, méditer via les différents moyens que j’ai cité plus haut sera pour vous bien plus facile. Etant dans ma bulle de manière presque continuelle, il est très difficile pour moi de contrôler mon esprit sans le stimuler.

 

Est-ce que c’est lié à une religion ?

La méditation fait directement penser au bouddhisme. Les hindous aussi par la pratique du yoga. Certains connaissent bien l’ouverture et le rôle des chakras, directement liés à cette discipline. Pourtant, au regard de l’histoire, la méditation est partout ! Même dans les religions monothéistes avec la répétition de psaumes ou prières. Répéter un rosaire ou un chapelet, est une forme de méditation.

Aujourd’hui toutefois, la méditation s’inscrit dans un cadre plus général qui la rend plus accessible.

 

Les difficultés pour les aspies ?

Ne pas penser…

Les bruits !!!!! C’est pour ça que j’ai fini aussi par me tourner vers la méditation par sons car c’était la plus évidente pour moi. En appartement ou en ville, faire abstraction des bruits est très dur. Je me rappelle que je méditais avec des boules quies dans les oreilles. A force de pratique, il paraît que cela devient de moins en moins pénible, il paraît…

 

Combien de temps ?

Beaucoup vous le diront, ce qui compte c’est de le faire régulièrement mais pas des heures. Votre but n’est pas de devenir moine et atteindre la pleine conscience mais de faire un petit break dans la journée pour reprendre des forces. Une bonne moyenne est un quart d’heure mais si vous ne tenez que cinq minutes c’est déjà très bien. Tout est une question de feeling aussi, si vous ressentez le besoin d’en faire une heure dans la journée, foncez. Il n’y a pas de limite, vous pouvez vous exercer plusieurs fois par jour. Certains préfèrent le matin car l’esprit n’est pas encore véritablement lancé dans la journée et est plus facile à contrôler. Pour ma part, comme je suis encore un peu endormie, je replonge de plus belle dans le sommeil.

 

Et ça donne des résultats ?

Ceci est juste une introduction, après si vous recherchez quelque chose en particulier, il faudra vous diriger vers d’autres supports. La méditation aide aussi par exemple à diminuer la souffrance physique ou à travailler sur l’auto-guérison. Cela ne s’atteint évidemment pas en quelques séances.

 

Mes livres conseils ?

Des livres sur la méditation, il y en a aujourd’hui énormément, une chance pour vous, si vous désirez vous lancer, j’en ai lu un paquet !

Voici mes deux coups de cœur :

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Le problème des débutants souvent c’est de ne pas savoir comment s’y prendre, grâce à ce livre, plus de problème ! Un CD vous est fourni et le livre est très très abordable ! La méditation n’est pas ancrée ici dans le bouddhisme et en fait une pratique simple, agrémentée d’œuvres d’art qui plairont aux plus visuels. Ce livre est vraiment très original.

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Hé oui, le livre traite du yoga mais à la fin, une courte partie sur la méditation et pourtant, de tous les ouvrages que j’ai pu lire, c’est un des plus clairs et efficace !! Il résume de manière complète énormément d’autres livres.

Voici quelques musiques pour vous aider (mais youtube est inondé de musiques, alors vous trouverez bien quelque chose pour vous faire du bien!) :

 

Voilà, n’hésitez pas à faire part de vos expériences zen ! La semaine prochaine, j’aborderai le yoga !

Les anniversaires…

 

jq23aa84Cette image est une dose d’ironie
 

On n’y échappe pas chaque année et ça me cause bien des problèmes car je me fais balader deux week-ends dans la famille pour célébrer cet événement qui n’a rien de réjouissant, je parle évidemment des anniversaires.

Pour un NT, les anniversaires riment avec joie, partage, cadeaux, festivités et amusements. Pour un aspie, ça ressemble plus à stress, angoisse, cadeaux, prendre sur soi et chants atroces.

Mais avant, un petit résumé des mes antécédents car je suis, comme j’aime à le dire, « une maudite » des anniversaires.

Quand j’étais au lycée, mes amis m’offraient que des merdes alors que les autres avaient droit à des trucs pas trop mal. Je recevais les bouquins en promo, peluches débiles, et j’en passe parce que ça fait pitié. Une chance, la famille se rattrapait mais ça me vexait au plus haut point que mes amis puissent m’offrir ça, je le prenais comme du mépris envers ma personne. Comment était-ce possible qu’ils me connaissent aussi mal ? ou alors c’était juste pour respecter le code social du cadeau.

Quand mes 20 ans ont sonné, j’ai été obligé de fêter mon anniversaire avec des personnes que mes parents m’avaient imposées et dont je n’avais rien à faire. J’ai fini par m’en aller en plein dîner avec mon ami d’enfance que j’avais par contre invité (le seul).

Une fois passé vingt ans, j’avais compris qu’il n’y aurait plus rien de joyeux à franchir ce cap chaque année. Mes parents me proposaient toujours de faire quelque chose, inviter des amis mais je le faisais un peu par contrainte et au final, on finissait par s’ennuyer plus qu’autre chose. C’était pire. J’ai donc laissé le temps passer, en ne soulevant pas plus que ça l’événement.

Aujourd’hui, ce n’est plus pareil, car la famille de mon conjoint est gigantesque et je me dois de faire bonne figure des deux côtés de sa famille (car séparé) et dans la mienne. Même si l’intention est bonne, je le sais, c’est pourtant dur. Le plus dur (pour moi), c’est quand tout le monde se met à chanter « bon anniversaire ». Là, j’ai juste envie de prendre mes jambes à mon cou ou de sortir une kalach’ et buter tout le monde. Ce n’est juste pas possible. A cela s’ajoute la prise de photos avant, pendant et après que je souffle une année de plus de perdue…

Autre source d’énervement, les coups de fil de personnes qui se souviennent de mon existence qu’une fois par an et téléphonent uniquement parce que ce sont des amis à mes parents et qu’ils n’ont pas envie de les vexer. Au téléphone, je ne suis pas franchement motivée et je le fais sentir en espérant qu’ils ne recommenceront plus l’année prochaine. Je ne sais, en plus, jamais quoi dire si ce n’est des banalités (merci, haha forcé, oui toi aussi, ben oui un an de plus comme chaque année en somme que c’est banal, oui ça allait jusqu’à maintenant,…)

Petite astuce pour ne plus être déçue en cadeaux, j’ai communiqué ma liste d’envies Amazon. Ça ne m’a quand même pas empêché de recevoir un magnifique moule à tarte (si vous rigolez, je vous encourage fortement à continuer, ça aura au moins apporté ça… ).

Comme les cartes de vœux, nous avons tous droit aux cartes d’anniversaire. Là, on garde le même secret que pour les fêtes sauf qu’on retire aux chiots et chatons le chapeau de Noël. Sans compter les cartes humoristiques qui ne font jamais rire et les messages bidons de « je te souhaite plein de bonheur etc ». Ce sont les mêmes messages écrits dans un autre contexte. Cartes qui finissent illico à la poubelle. Pareil pour les mots envoyés sur Facebook qui sont jamais très originaux quand je vois que je me force à écrire des mots qui font lien avec la relation que j’entretiens avec la personne. Si je n’écris que « bon anniversaire » c’est que la personne m’indiffère.

Finalement, tenter d’expliquer à votre famille que la seule chose qui vous intéresse ce sont les cadeaux, ce n’est pas acceptable, ça se comprend. Je serais plus pour « nous mangeons calmement le gâteau sans bruit et ouvrons avec respect les cadeaux sans trop de débordements affectifs » mais avec du recul, même un enterrement est plus festif…

 

Et vous? partagez vous avec horreur ce moment en famille? devez-vous forcer ou êtes vous débordant de joie ?

Test Aspie quizz

Pour beaucoup d’entre nous, le diagnostic se fait souvent longtemps attendre, nous sommes souvent confrontés à l’auto-diagnostic

Voici un test qui se veut plutôt pas mal fait, bien sûr ça ne vaut pas le diag d’un professionnel mais ça permet de vous situer.

-> http://www.rdos.net/fr/ <-

Ce qui est appréciable dans ce test c’est qu’il relève beaucoup de questions qui en effet peuvent cerner une possibilité de SA. Questions qui m’ont permises de découvrir certaines de mes particularités sans savoir pour autant que c’était lié au SA, belle surprise donc car j’ai pu encore avancer sur cette route.

La première fois que je l’ai fait, je ne connaissais pas encore grand-chose au sujet mais aujourd’hui, ça a bien changé et le test est quand même plutôt sérieux dans les questions qu’il pose.

Pour ma part, voici mes résultats après l’avoir effectué :

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(cliquez pour agrandir)

J’ai donc voulu reprendre certaines questions, celles qui me paraissaient « normales » dans ma vie quotidienne et qui en fait correspondent à un SA.

Avez-vous tendance à interpréter les choses littéralement (au 1er degré) ?

Si la personne ne met elle-même aucune émotion dans sa phrase ou si ça correspond à quelque chose de sérieux pour moi, je vais souvent prendre au premier degré. C’est après que les autres qui me disent que c’était de l’humour.

Est-ce que vous bégayez lorsque vous êtes stressé ?

Il y a des jours où je n’ai aucun problème mais si je sens par exemple que les personnes m’écoutent avec grande attention, les mots peuvent vite se mélanger dans ma tête et je ne vais pas bégayer mais plutôt perdre mes mots.

Avant de faire quelque chose ou d’aller quelque part, avez-vous le besoin d’avoir une image dans votre esprit de ce qui va se passer, afin d’être en mesure de vous préparer mentalement avant ?

Je ne savais pas que c’était aspi mais je pense utiliser Google Map plusieurs fois par semaine. A chaque fois que je vais quelque part, proche ou loin, je regarde toutes les routes possibles, tous les itinéraires, ceux qui me stresseraient le moins. Et à ça, j’ajoute l’utilisation du GPS ! Et cela même à pieds grâce au smartphone.

Êtes-vous souvent surpris par les motivations que les gens ont ?

Oui car la plupart du temps, mes motivations sont complexes et très détaillées et quand j’entends celles des autres et qu’ils sont parfois choisis et pas moi (pour un boulot par exemple), je ne comprends pas du tout…

Est-ce que vous adhérez aux stéréotypes attribués à votre genre (masculin ou féminin) ?

Non, comme l’image de mon blog. Je suis plutôt masculine dans ma manière de faire.

Trouvez-vous perturbant ou dérangeant, quand des personnes se présentent, soit plus tard soit plus tôt que prévu ?

La ponctualité est chez moi quelque chose de primordial (ce n’est pas le cas de tous les aspis paraît-il) et je voue une admiration à celui qui sonne chez moi à l’heure pile. Moi-même, si j’arrive en avance, j’attends derrière la porte le temps qu’il faut. Je pensais que c’était normal mais maintenant, je sais que non ^^’

Avez-vous une voix monotone ?

Pas directement, lorsque je commence une conversation, si je ne parle pas longtemps ça va mais au plus le monologue continu au plus la voix devient monotone.

Vos sentiments suivent-ils régulièrement des cycles entre le désespoir et une confiance très élevée ?

Une semaine je peux être enjouée et positive et l’autre trouvé que le monde est cruel mais jamais au point de tomber dans la dépression. Ca varie même d’un jour à l’autre et je soliloque sans cesse sur ce qui se passe et ce que je ressens.

Aimez-vous imiter les sons d’animaux ?

Plus que ça, je suis parfaitement bilingue chien et chat. Sinon je pense simplement que c’est une manière d’entamer le langage avec eux comme nous parlons. On apprend bien les langues étrangères pour se faire comprendre ailleurs alors pourquoi ne pas parler animaux… Et puis je soulève une question, les animaux peuvent-il être autistes?

Les gens pensent-ils parfois que vous êtes souriant en de mauvaises occasions ?

Je me rappelle avoir rigolé et sourit tout le long de l’enterrement de mon grand-père. J’étais très proche de lui et je suis persuadée d’une vie après la mort. J’étais donc sure qu’il se trouvait dans un endroit meilleur et j’étais heureuse pour lui sachant ces derniers mois de vie. Je pratique aussi à un très haut degré l’auto-dérision et comme je suis très détachée, j’arrive à rire de ce dont les gens normaux s’inquiètent.

 

Est-ce que les expressions, mélodies ou rythmes récemment entendus ont tendance à se répéter dans votre tête ?

Je suis capable d’avoir en tête un jingle inconnu que j’ai entendu à peine 5 secondes, ça peut très vite devenir un enfer.

Avez-vous mauvaise sensation ou contrôle de votre corps et tendance à tomber, trébucher ou heurter des choses ?

Je passe ma vie à me prendre les chambranles, les clinches de porte. Quand j’étais ado, j’étais abonnée à la marche oubliée dans les escaliers, les chutes en tout genre etc. Mais je n’y avait jamais fait plus attention que ça sauf que je savais que ça m’arrivait souvent.

Êtes-vous si honnête et sincère que vous supposez que tout le monde le soit ?

Ca aussi… Je vis dans le monde des écureuils magiques et des nains ensorcelés… Tout est beau et sincère dans ma vie.

Pensez-vous qu’il soit plus facile de comprendre et de communiquer avec des gens curieux et inhabituels que des gens ordinaires ?

J’ai toujours choisi mes amis pour ce qu’ils avaient d’atypique, j’ai toujours été attirée par la différence.

Est-ce que vous détestez être touché ou embrassé, sauf si vous êtes prêt ou si on vous l’a demandé ?

Même si on me le demande ça reste une épreuve, et ça devient de plus en plus lourd au fil du temps, si je ne sais pas prendre du repos.

Vos yeux sont-ils très sensibles à une forte lumière et aux éblouissements ?

J’ai passé mon adolescence avec les volets de ma chambre à moitié fermé ce qui paniquait ma famille qui pensait que je devenais un ermite

Vous trouvez-vous à l’aise dans les situations romantiques ?

NOOOOOOOOOOON, c’est aussi dramatique pour moi qu’une personne qui pleure. Je ne sais pas du tout comment gérer.

Vous a-t-on dit que vous avez un drôle d’allure ou de démarche ?

Oui, et pas la peine d’essayer de corriger, c’est plus fort que tout.

Avez-vous des problèmes pour démarrer et / ou finir des projets ?

C’est l’histoire de ma vie…

Avez-vous des difficultés pour lire les heures ?

Depuis que j’ai dû apprendre à le faire… Et encore aujourd’hui, je dois être très vigilante pour déchiffrer. J’ai toujours peur de mal dire l’heure quand on me la demande. Et je n’ai toujours pas compris l’intérêt de dire « moins le quart » ou « moins dix » au lieu de dire l’heure exacte… Ca me perturbe cette chose-là.

Avez-vous des problèmes de reconnaissance de visages (prosopagnosie) ?

Je suis super méga giga nulle en physionomie à un point même pas concevable ! Même en ayant vu une personne cinq fois, je ne suis pas capable de retenir son visage.

Avez-vous une avide persévérance dans la collecte et le catalogage des informations sur un sujet d’intérêt ?

Oui, c’est presque plus important que d’apprendre le sujet en lui-même…

Préférez-vous faire les choses vous-même, même si on peut utiliser l’aide ou l’expertise des autres ?

Je n’ai jamais compris qu’on demandait de l’aide pour quelque chose qu’on peut faire tout seul… Je pensais que c’était particulier à moi mais en fait, je vois encore que non.

Avez-vous des difficultés de filtrage de bruit de fond quand vous parlez à quelqu’un ?

Je dois carrément m’arrêter de parler si par exemple une ambulance passe. Le bruit me prend trop mon attention et je risque de ne pas suivre ce que je dis et de dire n’importe quoi.


EDIT 6/1/15

Aujourd’hui, j’arrive à convaincre mon compagnon de faire l’aspi quizz. Pour me marrer, je le refais aussi de mon côté. Depuis que je me soupçonne aspi, je l’ai fait deux fois. Une première fois où j’avais eu le score de 100/200 mais j’avais pas bien compris toutes les questions dans leur contexte. Une deuxième fois (les résulatst sont sur le blog) avec un score de 130 sur 200 (92 NT) et enfin aujourd’hui avec un score de 117 aspi et 101 NT.

Est-ce que mes réponses varient ? Certainement, je ne pense pas que l’on puisse répondre à 150 questions de la même manière.

Mon compagnon qui a un score de 130 NT et 80 aspi, a pourtant soulevé des points d’analyse à ne pas négliger et qui me font me poser énormément de questions sur ce test.

Déjà pas besoin d’être une flèche pour comprendre que 117 + 101 = 218/200

Comment cela est-ce possible ?

Et c’est le début d’un foisonnement de questions ! Ensuite dans les détails des scores, on peut lire quelles sont les réponses données généralement par les aspis, les NT de 0 à 2. Soudainement, on peut avoir des scores de 4,3 de moyenne. Mais comment puisqu’on reste entre 0 et 2…

Les détails ne semblent pas être les mêmes pour les filles que pour les garçons, ça semble logique bien qu’on aimerait voir tout cela au détail.

On connait tous la réplique de Sheldon « this is my spot » (c’est ma place). Cette question revient d’ailleurs dans le quizz. A la lumière des réponses, il semblerait que les NT soient beaucoup plus inquiets qu’on leur prenne leur place fétiche que les aspergers qui frôlent le 0. En gros, ils s’en foutent pas mal… Et clairement, certaine question présente le schéma inverse. (ou alors les filles s’en foutent et pas les hommes ?).

Conclusion, ce test donne un résultat mais impossible de l’interpréter! D’ailleurs je suis aspi mais j’ai un plus haut score NT que mon chéri?… je crois donc que seul les personnes qui ont un score très élevé (genre 180/200) peuvent faire plus ou moins confiance, les autres devront attendre le CRA ou un avis professionnel.