Oooh des fleurs

Pour ceux qui ont des affinités avec l’anthropologie, ils sauront que « le cadeau » est très loin d’être anodin. Dans toutes les civilisations, il existe, mais il n’est pas considéré de la même manière.

En Occident, lorsqu’on invite chez soi, la coutume veut que l’on reçoive des fleurs et comme le pointe Bigard dans un de ces célèbres sketchs (1’38 ») on s’exclame « oooh des fleurs ».

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Pour moi, ce serait plutôt « ah… des fleurs » car j’ai aucune sensibilité aux fleurs. C’est le pire cadeau que l’on puisse me faire. Les hommes eux reçoivent une bouteille de vin ou de bière. Je voudrais pas pointer du doigt une méprise sexiste mais quand même, les hommes s’en foutent plein la gueule et nous… nous regardons des fleurs. Une bouteille s’apprécie seul ou accompagné mais des fleurs ? Ça ne se bouffe pas et ne se partage pas, bref ça sert à rien, ça coûte cher et en plus on a ôté la vie à des plantes. Voilà pour la célèbre tradition des fleurs (au passage, offrir du vin est un manque de savoir vivre dans la noblesse car cela signifie que les vins que vous sert d’habitude votre ami sont mauvais et que vous décidez de le lui signaler).

Les cadeaux… Je me rappelle mon premier Noël dans ma belle-famille, j’ai reçu un essui de bain et du savon. Moi qui suis plus virile que féminine. J’ai donc tenté de faire le fille ravie et j’ai rétablit le Noël suivant en disant que c’était vraiment pas mon truc.

Je me souviens aussi mes Noëls d’enfant « quoi ??? Mais j’avais pas demandé ça au Père Noël   è_é     il n’a pas lu ma liste ou quoi ? ». Liste que je faisais avec très grand soin. Pour moi, trouver un autre cadeau à l’arbre que ce que stipulait ma liste signifiait qu’une seule chose, le Père Noël était un bras cassé incompétent! Pas foutu de lire correctement et de m’offrir un truc rien à voir à la place du genre Pony Pony le cheval rose alors que je demandais une voiture téléguidée. Cet enfoiré se foutait clairement de ma gueule ! (et par la même occasion mes parents n’acceptaient pas bien le garçon manqué que j’étais).

Le cadeau est donc lourd de sens pour moi, faire un bon cadeau ne se fait pas à la légère. Il représente à mes yeux la relation que j’entretiens avec l’autre. Quand j’offre, j’essaye toujours de le faire au plus proche des intérêts de l’autre sans tomber dans le facile mais en essayant de trouver ce qu’il ne connaît pas et qui pourrait l’intéresser. Alors vous imaginez bien que se casser le cul à trouver quelque chose d’original et recevoir de l’autre quelque chose de banal peut paraître à mes yeux comme insultant.

Pour éviter tout malentendu, j’offre désormais ma liste Amazon à qui serait en mal d’inspiration. Si cette personne trouve encore le moyen après ça de m’offrir autre chose (ma liste comporte tous les prix). Elle est très très très mal barrée. Cela m’apparaît clairement comme du mépris.

Je me rappelle que pour mon anniversaire, ma marraine m’avait offert un calendrier qu’elle avait fait éditer avec ses dessins. Née en février, je voyais déjà un mois sauter. Elle me l’avait déposé à la va vite dans ma boite aux lettre. Il était clair qu’il avait été offert un peu par dessus la jambe car elle le vendait et c’était facile de m’en donner un. Il n’y avait donc aucune recherche pour me faire un cadeau et j’aurais encore préféré recevoir un billet. On ne s’est plus parlé pendant 5 ans… Voyez que le cadeau chez moi, ce n’est pas de la rigolade.

Souvent la cause des cadeaux non désirés est lié au prix car la personne pense « si je lui offre un cadeau de sa liste, elle saura combien j’ai payé, je vais donc offrir un truc qui paraît balèze mais qui ne coûte rien ». PAUVRES MORTELS ! Vous vous dites, elle devra aussi m’offrir un truc qui claque en retour, sauf que je ne retiens qu’une chose, vous êtes autant un enfoiré que ce gros lard de Père Noël ! Vous ne savez pas qu’une recherche dans Google peut informer n’importe qui ?

Bref, si chez beaucoup de gens le cadeau est source de plaisir, chez moi il fut toujours source de discorde. Déjà petite, un ami de mes parents m’avait offert une cassette vidéo de Disney que je possédais déjà. Je lui avais dis « je l’ai déjà, reprends là pour l’échanger comme ça tu ne perdras pas ton argent » lol j’avais six ans. Seulement, je ne savais pas que ce n’était pas poli de refuser un cadeau et j’ai négocié la remise de la cassette jusque quand mes parents sont intervenus énervés et m’ont ensuite faits la leçon, ça ne se faisait tout simplement pas. Ah bon… Aujourd’hui, j’ai mixé ma logique à la leur, j’accepte le cadeau et je le revends.

Se soulève alors une autre question, quelle symbolique donner au cadeau ? Je me rappelle que mon meilleur ami n’hésitait pas à offrir de beaux cadeaux pour des personnes qu’il ne connaissait pas bien et m’offrait à moi des cadeaux au rabais alors que je me saignais pour lui en offrir un. Ma vengeance était de revendre ses cadeaux et tant mieux s’il le comprenait. Je sais que beaucoup d’aspies sont collectionneurs mais à quoi ça sert de se forcer à lire un livre que l’on aime pas, écouter une musique qui nous dérange ou mettre en déco quelque chose qui nous repousse ? Si ça plaît à d’autres autant en faire du profit.

Je vous quitte sur ce sujet, qui, comme vous l’aurez lu me frustre au plus au point et vous souhaite une bonne fin de semaine et de bien profiter de votre 1er mai!

 

 

 

PS: mon plus beau cadeau est un cadre chinois avec mon signe zodiacal calligraphié à la main et m’a été remis par la délégation bouddhiste de Wallonie. Il a été fait par quelqu’un que j’ai connu qu’au téléphone et que je n’ai jamais vu de ma vie et avec qui j’ai perdu contact 6 mois plus tard… la vie!

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Ces méchants qui me fascinent!

Pourquoi les méchants fascinent ?

Car le personnage est souvent bien plus profond que le héros principal. Je n’ai jamais vraiment été attirée par les grands héros gentils à la recherche de bonnes actions. Ils sont pour la plupart rarement dotés d’une psychologie complexe. Les méchants eux, sont souvent bien plus travaillés car ils doivent à la fois séduire et repousser. Ce sont des incompris ou des marginaux qui ont essayé de se plier aux règles de la société et qui ont fini par tout envoyer balader.

Mes méchants préférés sont ceux qui sont distants, rudes de l’extérieur mais qui possèdent une réelle richesse intérieure. Le feu sous la glace. Le type autiste finalement ?

Alors voici la liste de ceux que j’estime le plus :

 

 

CLAUDE FROLLO

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Il tient la première place de mon classement, je suis d’abord tombée sous le charme de Daniel Lavoie (au passage, c’est physiquement l’homme idéal pour moi) interprétant ce personnage sévère à merveille bien que lui ôtant son côté humain pour mettre trop en évidence sa perversité par rapport à l’œuvre d’Hugo, ce qui le rend plus simple que ce qu’il n’est. Alors je rétablis : Frollo est un homme de pouvoir par son statut d’ecclésiastique de Notre-Dame et par son savoir qui domine largement la société de l’époque. Craint et à la fois admiré, consulté par les plus grands, l’homme est un intellectuel froid et détaché aux premiers abords. Comme c’est souvent le cas avec les grands esprits, il s’attire jalousie et est traité de sorcier par son comportement bizarre, ses pratiques peu conventionnelles et ses longues heures à rester enfermer dans ses appartements. On découvre ensuite très vite que le philosophe a un cœur. Hugo donne au prêtre assez d’âme pour qu’il l’adopte l’infirme Quasimodo et l’élève. Il a aussi sous sa responsabilité un frère débauché, capable mais fainéant, à qui il paye les plus grandes études alors que celui-ci se contente simplement d’effacer la gloire de son frère dans les plus hautes institutions parisiennes. Enfin, ce passionné se trouve soudainement déstabilisé par la découverte de sentiments obsessionnels qu’il subit et vit maladivement pour Esméralda, le faisant sombrer lentement dans la folie, la torture et la perversité. Frollo perd la raison ainsi que tout ce qui lui est cher et cela uniquement parce qu’il ne sait pas gérer ses sentiments.

Je pourrais encore en parler des heures car je suis tombée amoureuse du personnage ado et je n’ai jamais cessé depuis. Je relis encore de temps en temps l’œuvre de Hugo et redécouvre à chaque fois ce personnage autrement. Merci Victor pour ton génie !

 

 

SEVERUS ROGUE

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Ce n’est pas pour rien si dans la série Potter, Rogue est le personnage le plus aimé. Sombre et cynique, il devient terriblement humain lorsqu’arrive le dénouement. Celui qui paraissait être la crapule de l’histoire est simplement fou d’un amour contrarié. Pourtant le directeur de Serpentard est dans un premier temps simplement mauvais, le professeur détesté et roublard de Poudlard. Ce n’est qu’en avançant dans l’histoire que Rogue commence à  fasciner : enfance et adolescence difficile, incompris, solitaire, noir, doué, rancunier, force tranquille et génie de sa discipline, mais aussi contrarié dans son seul et unique amour et décidant de prendre sa place dans la société d’une manière peu acceptable. Il se trouve punit en perdant la seule chose qu’il le rendait vivant, l’amour. Le cœur crucifié, Rogue est condamné à vivre avec les conséquences de ses choix passés.

 

 

ARSENE LUPIN

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Peut-on réellement le considérer comme un méchant ? Le héros transformiste de Michel Leblanc est un jeune opportuniste qui fait sa renommée par ses pillages rocambolesques, son talent pour mettre en déroute la police et son savoir-vivre à la fois soigné mais culoté. Connu pour son amour des femmes, Arsène est avant tout un personnage saigné par une jeunesse instable et l’amour d’une femme qui va le mettre à genoux. Si Lupin aimera par la suite bien d’autres femmes, jamais aucune n’atteindra la cheville de celle qui lui a déchiré le cœur, la Cagliostro qui lui a tout appris ! Cet éternel séducteur est doté d’une personnalité fantasque et marginale qui le rend attachant. Imprimé dans l’esprit de son époque, Lupin est avant tout un amoureux naïf de la vie doublé d’un grand romantique.

 

 

THOR GUNDERSEN

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Surnommé aussi « le suédois » et apparaissant dans la série « Hell on wheels », l’homme est  charismatique par son autorité. Dur et austère, la façade du personnage ne tient pas très longtemps avant que l’on comprenne la fragilité psychologique qui le compose. Obsédé par Bohannon, le héros de la série, Gundersen cherche à faire tomber le cow-boy meurtrier par tous les moyens tout en sombrant doucement dans la folie. Hypocrite de première, ce zélé joue de ses sentiments pour paraître bon et attentionné alors qu’il est complètement assoiffé de domination, de pouvoir et mentalement dérangé. Retournant sa veste dès qu’il en a l’occasion et même tombé au plus bas, il ne perd pas espoir d’un jour reprendre le contrôle de sa vie forçant d’une certaine manière le respect.

 

 

RUSSEL EDGINGTON

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Le vampire de 3000 ans de la série True Blood séduit par son assurance sans faille, sa soif de pouvoir et sa facilité d’adaptation quand il s’agit de ses propres intérêts. Voyageant à la fois dans une cruauté sans faille et un certain esprit de chevalerie, Russel est un expert de l’amabilité emprunte de lourdes menaces. Subtil, raffiné, noble, raffolant d’auto-dérision, le vampire aux répliques orgueilleuses reste un homme et se voit déchiré lors de la mort de son fiancé (oui oui vous avez bien lu) par Eric Northman. Errant, tuant et destructeur, il perd la raison définitivement ne cachant plus ses projets. On lui découvre alors une très grande profondeur de cœur, si l’on peut dire…

 

 

HANNIBAL LECTER

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Qui ne connaît pas le psychopathe cannibale de la série de Thomas Harris ? Que je conseille d’ailleurs de lire et non pas de regarder. Cet aristocrate cultivé possède ses propres règles et valeurs. Obsédé du mal et possédé par ses démons, son cœur se laisse pourtant attendrir par la jeune Clarice en quête d’informations dont il finit par tomber éperdument amoureux. Le tueur décide alors de prendre des risques non plus pour assouvir sa folie meurtrière mais pour la belle, qui elle aussi, est tombée sous le charme du criminel.

 

 

LE MAÎTRE

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Son apparition est brève mais assez puissante pour qu’on se rappelle de sa folie. Dictateur cruel, opportuniste et complètement obsédé par un roulement de tambour dans la tête, le Maître s’oppose complètement au Docteur et pourtant s’en rapproche par sa manière fantaisiste d’aborder la vie et par l’adversaire de taille qu’il représente. Le fait qu’il soit marié et qu’il assume ses sentiments tranche complètement avec le Docteur qui les fuit. Epris de liberté, il préfère encore mourir que de vivre sous la contrainte et ne plus être lui-même.

 

Pour ceux qui ont ces méchants en commun avec moi, désolé si parfois il vous semble que j’ai manqué d’adjectifs mais il fallait que l’article ne soit pas trop long. Certains auraient pu avoir un article rien que pour eux !

Enfin, tout ça manque de femmes j’avoue… Mais j’en ai pas en tête, alors si des confrères masculins passent dans le coin et en connaissent, qu’ils nous partagent des noms !

Sinon partagez vos méchants ! Je sais que certains vénèrent le Joker (je suis pas charmée par le personnage). J’aurais pu ajouter Magneto aussi.

A vous la place ! 

Ces petites manies aspies

Avant de savoir que j’étais atteinte d’un don de la nature incroyable, je vivais mes petites habitudes pensant qu’elles n’appartenaient qu’à moi. Depuis que je passe mon temps sur les forums qui nous sont dédiés, j’ai pu constater qu’en fait beaucoup de ces manies avaient d’autres propriétaires. Je m’amuse donc à vous énumérer cette semaine, celles que l’on peut observer dans mes journées.

 

=> Quand je regarde une page web et qu’elle est très longue, je commence par lire par la fin… Ca me rassure de savoir délimiter la fin je crois…

=> Mes journées doivent être organisées, sinon je me sens perdue. C’est pour ça que j’aime manger à heure fixe car ça rythme ma journée.

=> Je sépare la garniture de ma pizza de la pâte, je n’aime pas mélanger les deux goûts, je dois tout goûter séparément. Je gratte aussi les lasagnes par couche et je fais souvent tourner mon assiette pour avoir devant moi ce que j’aime ._.

=> J’oublie souvent de dire bonjour et encore plus au revoir.

=> En me réveillant le matin, je check d’abord tous mes mails et Facebook sur mon smartphone alors que ma prochaine action est d’aller sur le PC…

=> Je n’arrive pas à jouer aux jeux vidéo le soir ni le matin, le meilleur moment étant l’après-midi et le début de soirée sinon ça m’excite trop les neurones.

=> Mes armoires de cuisine sont triées par fonction, mon frigo par aliment, ma garde-robe par type de vêtements et même mon bureau sous Windows voit les icônes placés selon les thèmes (jeux vidéo, maintenance, musique, …). Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose !

=> J’ai le symptôme d’usure. Je ne jette rien tant que ce n’est plus utilisable. J’ai ainsi la folie des tous petits crayons impossible à tenir en main, le bic à quatre couleurs n’est pas jeté tant que les quatre ne sont pas finies. Cela s’applique au papier, il est jeté que si plus un espace de blanc reste sur la feuille et je récupère toutes les feuilles que je peux (cours universitaires, lettres, etc…). En voiture, je passe mon nez sur la consommation et ne freine que si je dois laissant le frein moteur s’occuper du reste. Et tout ça me procure une sensation de satisfaction !

=> Je me suis faite une comptabilité sur le côté pour savoir exactement combien j’ai dépensé dans chaque catégorie et sous-catégorie à la fin de l’année (j’aime aussi faire des tableaux comparatifs avec les autres années, je suis posséééééédéééée par Colbert)

=> Je ne supporte pas d’entendre mon chien boire, ça me rend folle avec aucune tolérance. La colère monte très très vite. Je me mets alors à les supplier de boire plus vite ou les en n’empêcher… je sais c’est vraiment pas bien.

=> Je dors avec des chaussettes car je ne supporte pas le carrelage sous mes pieds et le froid qui tombent dessus quand je dors. Je garde donc toujours mes chaussettes en fait. Pareillement, j’ai toujours besoin de relever mes manches.

=> Je prends des douches uniquement parce qu’il le faut, je n’aime pas ça… sauf l’été pour me désaltérer.

=> J’ai besoin de dormir avec un coussin tout-doux ou quelque chose dans le même style.

=> Je passe plus de temps à récolter des informations sur un sujet que j’aime qu’à les lire…

=> Dans ma bibliothèque, mes livres sont classés par thème ensuite par grandeur.

=> J’ai peur de tous les insectes qui font du bruit x_x (bourdon, moustique, abeille me paralysent et me donnent des sueurs froides).

=> Je déteste conduire sur l’autoroute et si je pars en voiture, je dois toujours être accompagnée d’un GPS ou avoir regardé la route sur Google Map.

=> Je peux ressentir l’atmosphère des saisons rien qu’en sentant l’air (snif snif tiens voilà le printemps)

=> Quand j’aime une chanson, je peux l’écouter cinquante fois d’affilé sans problème.

=> J’ai une tendance à être survivaliste, j’adore faire mon pain moi-même, manger les mauvaises herbes, faire mon compost et potager. J’ai cette peur que nous soyons un jour privés totalement de technologie.

=> Je n’arrive pas à regarder un film sans faire de pauses car je m’investis émotionnellement et je dois couper. Ou alors je dois faire autre chose car je ne sais pas fixer mon attention assez longtemps et j’ai très souvent mon smartphone dans la main ou mon PC sur les genoux

=> Je préfère faire des câlins aux animaux qu’aux humains tout simplement parce qu’ils sont doux au toucher ^^

 

Bon j’arrête ici pour cette fois mais je suis sûre que je vais encore noter des choses au fur et à mesure et que je pourrai faire un autre article là-dessus ! Si vous vous êtes reconnus dans certaines de mes pratiques, venez-vous exprimez, que je me sente pas seule ! Sinon partagez les vôtres!

Gérer son stress et son mal être [3/3]

 

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Nouvelle pratique qui arrive par chez nous, le chamanisme est certainement la solution à tous nos problèmes psychologiques avec sa méthode douce de relaxation stimulant notre inconscient.

 

C’est pour qui ?

Aucune barrière, c’est pour tout le monde et le chamanisme ne demande aucune position physique particulière si ce n’est être couché, il est donc prédisposé à tous les âges.

 

Mon expérience

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais d’abord vous parler de mon expérience car le chamanisme est venu à moi par hasard. Tout découle d’une erreur de commande sur Amazon, je pense acheter un livre sur la divination chez les Celtes et me voilà avec un livre sur le chamanisme celtique… Au début, je lis cela sans grand intérêt, voir je me marre, je n’y crois pas une seule seconde à ces voyages. Encore une pratique de fous.

A la fin du livre, je me dis que je ne perds rien à essayer et je me lance. Révélation !!!

Je vois très vite des choses que mon esprit seul ne peut imaginer, des paysages comme si j’y étais, je rencontre des formes de vies différentes, des esprits, mon totem, des maîtres. Je reviens de mon premier voyage complètement abasourdie car je sais que ce que j’ai vu ne correspond en rien à ce que j’ai l’habitude d’imaginer.

Je me mets à dévorer des bouquins entiers sur le sujet pour finir par trouver ma méthode, car c’est avant tout quelque chose qui nous appartient.

Depuis, je pratique le chamanisme quand j’en ai besoin, je ne fais pas plusieurs séances par semaine car ça demande quand-même un certain travail et je le fais souvent quand je me sens prise au piège et que je ne vois pas de réponses à mes questions.

 

Ça se passe comment ?

Le chamanisme c’est avant tout pratiquer un voyage à l’intérieur de soi.

Les pratiques diffèrent d’un peuple à l’autre, il est évident que je vais vous énoncer celle la plus commode pour nous tous. A savoir qu’il suffit d’être allongé dans son lit et d’être bien installé. Il faut ensuite un mp3 de battements de tambours car ce son emmène dans un état vibratoire plus élevé qui permet le voyage. Le top étant d’avoir son propre tambour et d’en battre soi-même (ce qui permet d’éviter de s’endormir !).

Avant chaque voyage, vous partez avec une question qui vous tient à cœur et elles peuvent être de toutes sortes mais évitez celles dont la réponse peut se solutionner par « oui » ou « non » car les esprits ne répondent jamais aussi facilement. Ils vous donnent toujours un travail de réflexion afin que cela soit trouvé par vous-même. En gros, vous venez chercher des indices mais si la question vous touche vraiment très fort, ils peuvent être un peu plus parlants.

La première séance chamanique est souvent la rencontre avec son totem et ce n’est pas forcément celui que vous désirez le plus, mais qui vous correspond le plus ! Pour ma part, mon premier totem fut la souris (je vous dis pas ma tronche quand j’ai vu cette pauvre souris) qui m’a emmenée dans l’inframonde pour répondre à ma question, j’avais donc besoin de son aide car elle m’a indiquée le chemin. Mon totem le plus courant est cependant le guépard. Nous avons plusieurs totems/maîtres en fonction de la sphère que nous touchons par nos questions (amour, santé, travail).

 

Est-ce lié à une religion ?

Le chamanisme fait partie des religions animistes et se trouve un peu partout sur la planète. C’est certainement une des pratiques les plus anciennes de l’Homme. Elle se pratique encore aujourd’hui dans les peuples de Sibérie, Amazonie, Australie, Amérique du Nord, Afrique. Il n’y a finalement qu’en Europe que celle-ci a disparue.

 

Les difficultés pour les aspies ?

Il faut pouvoir supporter le bruit du tambour, ceci dit ça ne m’a jamais agressé alors que ce n’est pas le plus conformable des sons à écouter et je suis auditivement très très sensible.

Je pense que c’est l’exercice le plus facile pour nous car nous qui sommes souvent dans notre bulle, le chamanisme se sert de cette base et c’est beaucoup plus facile de partir car nous sommes stimulés. Il n’y a pas ce problème comme dans la méditation « argh je me suis mise à penser » ici au contraire, comme l’esprit est stimulé, impossible de penser. On vit dans une autre réalité.

 

Combien de temps ?

Comme la méditation, une séance dure environ 20 minutes et ne doit pas dépasser la demi-heure. Vous verrez par vous-même que bien souvent après ce laps de temps, vous aurez la réponse à votre question et même parfois ce sont les esprits qui vous diront de partir ou mettront fin à la séance. Le temps défile beaucoup plus vite sur notre monde que durant le voyage, ce qui étonne toujours.

 

Et ça donne des résultats ?

Comme mis plus haut, si vous pensez arriver et avoir une réponse toute faite à votre question, c’est clairement non. Le chamanisme a pour but de vous guider vers la bonne réponse pour vous laisser le choix et votre liberté.

Au-delà de cela, une séance de chamanisme a autant de bénéfices qu’une séance de méditation. On en revient assez détaché et apaisé. J’ai eu des sensations de dépassements plus souvent avec les séances chamaniques qu’avec la méditation ce qui fait que j’ai quitté cette pratique en faveur de celle-ci.

 

Il faut quoi pour commencer ?

Aucun matériel n’est requis pour le chamanisme à la base si ce n’est un tambour chamanique, plus il est grand mieux c’est car les vibrations sont plus pénétrantes. Mais ce n’est pas obligatoire, surtout compte tenu du prix.

 

Mes supports conseils ?

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Initiation au voyage chamanique, ce livre va à l’essentiel pour vous expliquer le chamanisme, il est très bien fait et surtout vous fournit des mp3 de battements de tambours indispensables si vous ne désirez pas investir dans l’instrument.  17€

41mL98+qDDL._Chamanisme celtique, ne vous laissez pas tromper par le titre car le livre finalement s’inscrit très peu dans quelque chose de celtique et véhicule plutôt un chamanisme très universel et que tout le monde peut pratiquer chez soi. Très facile à lire et il devient déjà une référence. 17€

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Le cercle de vie est surement un must, ici vous lirez l’expérience de l’auteure mais le livre s’est déjà vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, si vous désirez découvrir. 9€

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L’oracle celtique, le livre que j’avais commandé par erreur… Je le conseille qu’aux personnes sensibles à l’héroic fantasy car le livre vous invite à rencontrer les dieux de l’ancien temps. Ce fut ma base pour commencer mais j’avoue avoir été vraiment perdue au début et je le conseille plutôt comme un second livre si vous désirez voyager dans cet univers-là. 17€

Mon coup de gueule

Le prix des tambours chamaniques qui ne correspondent pas aux tambours normaux car il faut pouvoir le tenir par l’arrière pendant qu’on le frappe. Le prix est souvent exagérément cher pour en plus des petites surfaces. On va très facilement jusque 90€ et on sent très bien le marché qui naît sur cette vague.

Les stages hors de prix ! Tout comme la méditation, le chamanisme est un cadeau spirituel sur lequel on ne devrait pas se faire beaucoup d’argent. Je comprends qu’on peut en vivre et demander des compensations financières pour les locaux, nourriture ou autre, mais 300€ par personne un week-end comme je le lis souvent… Il faudra donc faire attention, car une fois de plus, comme c’est souvent le cas dans les pratiques spirituelles, l’arnaque peut-être au rendez-vous.

 

 

Voilà, sur ce s’achève cette série d’articles zen, j’espère que ça aura pu vous lancer dans de nouvelles pratiques à découvrir !

Gérer son stress et son mal être [2/3]

Deuxième partie cette semaine, le Yoga !   yoga-poseC’est pour qui ?

Au bûcher le stéréotype des personnes extra souples et pleine de jeunesse car le yoga convient à tous mais il faut trouver le groupe qui vous correspond, débutants, séniors, maux de dos. Il y a autant de yogas que de types de personnes ! Le yoga, au-delà de son côté zen, est souvent aussi recherché par les personnes qui désirent acquérir souplesse ou la garder.

 

Ça se passe comment ?

Tout le monde visualise de tête quelques positions connues. Le yoga mélange respiration, position et étirement. Une position comporte toujours deux temps : l’inspiration et l’expiration. Durant ces deux phases: étirement et relâchement. Comme je le disais, certains iront pour la relaxation principalement, d’autres pour l’effort physique et enfin pour acquérir de la concentration, car le yoga est un des moyens les plus puissants pour redonner de la concentration que je connaisse !

 

Est-ce lié à une religion ?

Oui, le yoga est lié à l’hindouisme. D’ailleurs, si cette discipline est aujourd’hui envahie par la gente féminine, c’est là-bas principalement un pratique masculine. Il en existe plusieurs sortes différentes. Celui qui se pratique le plus chez nous  est le Hata yoga mais il en existe bien d’autres. Le Kama sutra par exemple en est une forme.

Dans notre société, le côté religieux est souvent complètement mis de côté.

 

Les difficultés pour les aspies ?

Les mêmes que pour les NT en ce qui concerne l’effort physique. Le yoga n’est pas une compétition et tout le monde peut adopter son propre rythme.

Ensuite, ce qui risque de bloquer c’est le travail en groupe. Mais ça c’est pas uniquement pour le yoga… Je me rappelle avoir essayé de m’inscrire dans un club, je n’ai pas tenu deux séances que je partais. La raison ? J’avais commencé le yoga de manière autodidacte chez moi et j’étais arrivée à de meilleurs résultats qu’en cours où j’étais principalement avec des personnes âgées et où le yoga se voulait avant tout relaxant alors que je venais pour l’effort physique. Résultat, je suis sortie de là bien plus énervée que détendue.   

 

Combien de temps ?

En groupe, une séance dure généralement 1h.

 

Et ça donne des résultats ?

Énormément oui !

 

D’abord, la faculté de concentration qui augmente, le yoga réveille l’esprit sans le brusquer.

Ensuite, le bien-être corporel, le yoga n’est pas seulement un effort physique, il énergise de manière positive tout le corps. Il masse de manière interne certains organes, ainsi pour ceux qui ont des problèmes gastriques, il existe des positions spécifiques pour masser l’estomac.

Enfin, il produit les mêmes bienfaits que la méditation procure, à savoir un certain détachement, mais cela se fait de manière active et pour ceux qui ne savent pas rester en place ou ne pas penser, l’exercice est très bénéfique.

 

Il faut quoi pour commencer ?

Que vous décidiez de vous lancer de manière autodidacte ou non. Il vous faut du matériel, minime quand même :

  • Le tapis, afin de ne pas vous faire mal aux genoux et quand vous serez étendu. Son prix oscille entre 10 et 30€ selon la qualité que vous choisirez. Mais vous pouvez aussi composer avec ce que vous avez chez vous, assurez-vous que vous ne glissiez pas.
  • Un coussin, pour mettre en dessous de vos genoux ou de votre derrière.
  • La sangle, elle n’est pas obligatoire mais elle sert aux personnes qui manquent de souplesse pour réaliser certaines positions.
  • Des habits légers, qui ne serrent pas trop et ne vous gênent pas. Pour faire simple, j’ai pris un t-shirt et un pantacourt. Décathlon vend aussi des pantalons de yoga renforcé aux genoux pour une vingtaine d’euros. C’est pas mal mais ce n’est pas non plus extraordinaire pour l’avoir acheté.

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Bref, rien de très coûteux d’autant plus que vous aurez peut-être déjà une grande partie sous la main.

 

Mes supports conseils ?

Le gros problème du sport en général c’est le moment où l’on peut le pratiquer, càd le week-end ou en fin de soirée, quand on n’a pas toujours envie de s’y mettre… Parfois même, il est programmé en pleine journée, privant les personnes actives de pouvoir s’y atteler.

Deuxième problème, trouver le groupe qui nous correspond.

Et troisième problème, le prix des cours ! En pleine ville, ça peut très vite dépasser les 150€ l’année.

Voilà pourquoi (et aspie oblige), je me suis dirigée d’abord vers les DVD interactifs.

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Cette collection est vraiment très très bien faite et m’a permise de commencer avec un yoga plutôt facile mais dynamique. Le seul bémol, l’impossibilité de ne pas entendre les commentaires de la prof (dont la voix est quand même très spéciale) qui explique tout le yoga pendant les positions, ce qui peut à force, mener vers une déconcentration (après il suffit d’apprendre les positions et de les refaire soi-même). Attention, il va de soi que pratiquer le yoga de cette manière s’expose à ne pas pouvoir être corrigé dans ses postures, cependant les explications sont assez précises pour comprendre comment se corriger soi-même.   Voici la vidéo du premier DVD, il en existe un second avec des exercices plus difficiles. Ahem, n’hésitez pas à insérez « pwn » dans l’URL comme ceci : www.pwnyoutube…. Vous allez voir c’est magique.  Les DVD sont maintenant à 10€ pièce, il existe un coffret.

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Evidemment, je remets le livre ici. Il passe en revue énormément de postures à tous les niveaux, introduit la discipline et possède un excellent chapitre sur la méditation. 12,5€

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Pour ceux qui connaissent le yoga mais aimeraient se soigner, voici le livre idéal. Toutefois, il faut s’y connaître, car les positions ne sont pas assez décrites pour les néophytes.    21€

 

Semaine prochaine, les séances chamaniques !

Gérer son stress et son mal-être… [1/3]

 

meditate

Je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas forcément une grande stressée de nature même si souvent je suis sur les nerfs. Je remue ma jambe constamment pour évacuer les bruits, la douleur ou pensées qui stimulent mon cerveau négativement.

Gérer son stress est un sujet qui fait débat depuis maintenant de nombreuses années, voir même c’est à la mode. Asperger, nous connaissons bien les problèmes d’angoisse… Gastriquement parlant déjà mais aussi face aux TOC qui peuvent nous assaillir ou l’anxiété d’une situation à affronter.

Comment y remédier sans se bourrer de médicaments ? Cette semaine, j’ai décidé de commencer une série de trois articles qui pourront aider certains pour calmer leur stress (n’hésitez pas à faire part de vos expériences en commentaires).

Cette semaine donc LA MEDITATION.

 

C’est pour qui ?  

Les grands nerveux, cela va sans dire. Mais aussi les personnes qui désirent augmenter leurs facultés de concentration et être plus détachées des tourments de la vie.

 

Ça se passe comment ?

Les techniques de méditation sont très nombreuses mais vous devez savoir qu’il ne faut pas être gymnaste, la célèbre position du lotus est loin d’être obligatoire. Vous pouvez pratiquer très droit sur votre chaise voir même couché mais la tentation de s’endormir pourrait vite arriver.

 

On pratique comment alors ?

Pour beaucoup méditation = respiration. C’est la pratique la plus courante de cette discipline.

Ce n’est pas l’unique ! Si vous le désirez, vous pouvez ajouter aux respirations la fixation d’un support (une image par exemple, ça augmente la concentration), des sons (les célèbres bols tibétains, pour ma part la musique zen de pluie, orage ou la mer me suffisait aussi) ou encore par la répétition de prières (les autistes ayant la Foi pourront aimer !). D’ailleurs, toute autre action répétitive peut entrainer vers une pratique de la méditation, est-ce que finalement les autistes ne seraient pas méditant naturellement ?

J’insiste donc, la méditation ce n’est pas seulement respirer ! Pour ceux qui comme moi, auront beaucoup de mal à ne pas penser et se faire envahir par leur esprit, méditer via les différents moyens que j’ai cité plus haut sera pour vous bien plus facile. Etant dans ma bulle de manière presque continuelle, il est très difficile pour moi de contrôler mon esprit sans le stimuler.

 

Est-ce que c’est lié à une religion ?

La méditation fait directement penser au bouddhisme. Les hindous aussi par la pratique du yoga. Certains connaissent bien l’ouverture et le rôle des chakras, directement liés à cette discipline. Pourtant, au regard de l’histoire, la méditation est partout ! Même dans les religions monothéistes avec la répétition de psaumes ou prières. Répéter un rosaire ou un chapelet, est une forme de méditation.

Aujourd’hui toutefois, la méditation s’inscrit dans un cadre plus général qui la rend plus accessible.

 

Les difficultés pour les aspies ?

Ne pas penser…

Les bruits !!!!! C’est pour ça que j’ai fini aussi par me tourner vers la méditation par sons car c’était la plus évidente pour moi. En appartement ou en ville, faire abstraction des bruits est très dur. Je me rappelle que je méditais avec des boules quies dans les oreilles. A force de pratique, il paraît que cela devient de moins en moins pénible, il paraît…

 

Combien de temps ?

Beaucoup vous le diront, ce qui compte c’est de le faire régulièrement mais pas des heures. Votre but n’est pas de devenir moine et atteindre la pleine conscience mais de faire un petit break dans la journée pour reprendre des forces. Une bonne moyenne est un quart d’heure mais si vous ne tenez que cinq minutes c’est déjà très bien. Tout est une question de feeling aussi, si vous ressentez le besoin d’en faire une heure dans la journée, foncez. Il n’y a pas de limite, vous pouvez vous exercer plusieurs fois par jour. Certains préfèrent le matin car l’esprit n’est pas encore véritablement lancé dans la journée et est plus facile à contrôler. Pour ma part, comme je suis encore un peu endormie, je replonge de plus belle dans le sommeil.

 

Et ça donne des résultats ?

Ceci est juste une introduction, après si vous recherchez quelque chose en particulier, il faudra vous diriger vers d’autres supports. La méditation aide aussi par exemple à diminuer la souffrance physique ou à travailler sur l’auto-guérison. Cela ne s’atteint évidemment pas en quelques séances.

 

Mes livres conseils ?

Des livres sur la méditation, il y en a aujourd’hui énormément, une chance pour vous, si vous désirez vous lancer, j’en ai lu un paquet !

Voici mes deux coups de cœur :

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Le problème des débutants souvent c’est de ne pas savoir comment s’y prendre, grâce à ce livre, plus de problème ! Un CD vous est fourni et le livre est très très abordable ! La méditation n’est pas ancrée ici dans le bouddhisme et en fait une pratique simple, agrémentée d’œuvres d’art qui plairont aux plus visuels. Ce livre est vraiment très original.

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Hé oui, le livre traite du yoga mais à la fin, une courte partie sur la méditation et pourtant, de tous les ouvrages que j’ai pu lire, c’est un des plus clairs et efficace !! Il résume de manière complète énormément d’autres livres.

Voici quelques musiques pour vous aider (mais youtube est inondé de musiques, alors vous trouverez bien quelque chose pour vous faire du bien!) :

 

Voilà, n’hésitez pas à faire part de vos expériences zen ! La semaine prochaine, j’aborderai le yoga !

Les anniversaires…

 

jq23aa84Cette image est une dose d’ironie
 

On n’y échappe pas chaque année et ça me cause bien des problèmes car je me fais balader deux week-ends dans la famille pour célébrer cet événement qui n’a rien de réjouissant, je parle évidemment des anniversaires.

Pour un NT, les anniversaires riment avec joie, partage, cadeaux, festivités et amusements. Pour un aspie, ça ressemble plus à stress, angoisse, cadeaux, prendre sur soi et chants atroces.

Mais avant, un petit résumé des mes antécédents car je suis, comme j’aime à le dire, « une maudite » des anniversaires.

Quand j’étais au lycée, mes amis m’offraient que des merdes alors que les autres avaient droit à des trucs pas trop mal. Je recevais les bouquins en promo, peluches débiles, et j’en passe parce que ça fait pitié. Une chance, la famille se rattrapait mais ça me vexait au plus haut point que mes amis puissent m’offrir ça, je le prenais comme du mépris envers ma personne. Comment était-ce possible qu’ils me connaissent aussi mal ? ou alors c’était juste pour respecter le code social du cadeau.

Quand mes 20 ans ont sonné, j’ai été obligé de fêter mon anniversaire avec des personnes que mes parents m’avaient imposées et dont je n’avais rien à faire. J’ai fini par m’en aller en plein dîner avec mon ami d’enfance que j’avais par contre invité (le seul).

Une fois passé vingt ans, j’avais compris qu’il n’y aurait plus rien de joyeux à franchir ce cap chaque année. Mes parents me proposaient toujours de faire quelque chose, inviter des amis mais je le faisais un peu par contrainte et au final, on finissait par s’ennuyer plus qu’autre chose. C’était pire. J’ai donc laissé le temps passer, en ne soulevant pas plus que ça l’événement.

Aujourd’hui, ce n’est plus pareil, car la famille de mon conjoint est gigantesque et je me dois de faire bonne figure des deux côtés de sa famille (car séparé) et dans la mienne. Même si l’intention est bonne, je le sais, c’est pourtant dur. Le plus dur (pour moi), c’est quand tout le monde se met à chanter « bon anniversaire ». Là, j’ai juste envie de prendre mes jambes à mon cou ou de sortir une kalach’ et buter tout le monde. Ce n’est juste pas possible. A cela s’ajoute la prise de photos avant, pendant et après que je souffle une année de plus de perdue…

Autre source d’énervement, les coups de fil de personnes qui se souviennent de mon existence qu’une fois par an et téléphonent uniquement parce que ce sont des amis à mes parents et qu’ils n’ont pas envie de les vexer. Au téléphone, je ne suis pas franchement motivée et je le fais sentir en espérant qu’ils ne recommenceront plus l’année prochaine. Je ne sais, en plus, jamais quoi dire si ce n’est des banalités (merci, haha forcé, oui toi aussi, ben oui un an de plus comme chaque année en somme que c’est banal, oui ça allait jusqu’à maintenant,…)

Petite astuce pour ne plus être déçue en cadeaux, j’ai communiqué ma liste d’envies Amazon. Ça ne m’a quand même pas empêché de recevoir un magnifique moule à tarte (si vous rigolez, je vous encourage fortement à continuer, ça aura au moins apporté ça… ).

Comme les cartes de vœux, nous avons tous droit aux cartes d’anniversaire. Là, on garde le même secret que pour les fêtes sauf qu’on retire aux chiots et chatons le chapeau de Noël. Sans compter les cartes humoristiques qui ne font jamais rire et les messages bidons de « je te souhaite plein de bonheur etc ». Ce sont les mêmes messages écrits dans un autre contexte. Cartes qui finissent illico à la poubelle. Pareil pour les mots envoyés sur Facebook qui sont jamais très originaux quand je vois que je me force à écrire des mots qui font lien avec la relation que j’entretiens avec la personne. Si je n’écris que « bon anniversaire » c’est que la personne m’indiffère.

Finalement, tenter d’expliquer à votre famille que la seule chose qui vous intéresse ce sont les cadeaux, ce n’est pas acceptable, ça se comprend. Je serais plus pour « nous mangeons calmement le gâteau sans bruit et ouvrons avec respect les cadeaux sans trop de débordements affectifs » mais avec du recul, même un enterrement est plus festif…

 

Et vous? partagez vous avec horreur ce moment en famille? devez-vous forcer ou êtes vous débordant de joie ?

Test Aspie quizz

Pour beaucoup d’entre nous, le diagnostic se fait souvent longtemps attendre, nous sommes souvent confrontés à l’auto-diagnostic

Voici un test qui se veut plutôt pas mal fait, bien sûr ça ne vaut pas le diag d’un professionnel mais ça permet de vous situer.

-> http://www.rdos.net/fr/ <-

Ce qui est appréciable dans ce test c’est qu’il relève beaucoup de questions qui en effet peuvent cerner une possibilité de SA. Questions qui m’ont permises de découvrir certaines de mes particularités sans savoir pour autant que c’était lié au SA, belle surprise donc car j’ai pu encore avancer sur cette route.

La première fois que je l’ai fait, je ne connaissais pas encore grand-chose au sujet mais aujourd’hui, ça a bien changé et le test est quand même plutôt sérieux dans les questions qu’il pose.

Pour ma part, voici mes résultats après l’avoir effectué :

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(cliquez pour agrandir)

J’ai donc voulu reprendre certaines questions, celles qui me paraissaient « normales » dans ma vie quotidienne et qui en fait correspondent à un SA.

Avez-vous tendance à interpréter les choses littéralement (au 1er degré) ?

Si la personne ne met elle-même aucune émotion dans sa phrase ou si ça correspond à quelque chose de sérieux pour moi, je vais souvent prendre au premier degré. C’est après que les autres qui me disent que c’était de l’humour.

Est-ce que vous bégayez lorsque vous êtes stressé ?

Il y a des jours où je n’ai aucun problème mais si je sens par exemple que les personnes m’écoutent avec grande attention, les mots peuvent vite se mélanger dans ma tête et je ne vais pas bégayer mais plutôt perdre mes mots.

Avant de faire quelque chose ou d’aller quelque part, avez-vous le besoin d’avoir une image dans votre esprit de ce qui va se passer, afin d’être en mesure de vous préparer mentalement avant ?

Je ne savais pas que c’était aspi mais je pense utiliser Google Map plusieurs fois par semaine. A chaque fois que je vais quelque part, proche ou loin, je regarde toutes les routes possibles, tous les itinéraires, ceux qui me stresseraient le moins. Et à ça, j’ajoute l’utilisation du GPS ! Et cela même à pieds grâce au smartphone.

Êtes-vous souvent surpris par les motivations que les gens ont ?

Oui car la plupart du temps, mes motivations sont complexes et très détaillées et quand j’entends celles des autres et qu’ils sont parfois choisis et pas moi (pour un boulot par exemple), je ne comprends pas du tout…

Est-ce que vous adhérez aux stéréotypes attribués à votre genre (masculin ou féminin) ?

Non, comme l’image de mon blog. Je suis plutôt masculine dans ma manière de faire.

Trouvez-vous perturbant ou dérangeant, quand des personnes se présentent, soit plus tard soit plus tôt que prévu ?

La ponctualité est chez moi quelque chose de primordial (ce n’est pas le cas de tous les aspis paraît-il) et je voue une admiration à celui qui sonne chez moi à l’heure pile. Moi-même, si j’arrive en avance, j’attends derrière la porte le temps qu’il faut. Je pensais que c’était normal mais maintenant, je sais que non ^^’

Avez-vous une voix monotone ?

Pas directement, lorsque je commence une conversation, si je ne parle pas longtemps ça va mais au plus le monologue continu au plus la voix devient monotone.

Vos sentiments suivent-ils régulièrement des cycles entre le désespoir et une confiance très élevée ?

Une semaine je peux être enjouée et positive et l’autre trouvé que le monde est cruel mais jamais au point de tomber dans la dépression. Ca varie même d’un jour à l’autre et je soliloque sans cesse sur ce qui se passe et ce que je ressens.

Aimez-vous imiter les sons d’animaux ?

Plus que ça, je suis parfaitement bilingue chien et chat. Sinon je pense simplement que c’est une manière d’entamer le langage avec eux comme nous parlons. On apprend bien les langues étrangères pour se faire comprendre ailleurs alors pourquoi ne pas parler animaux… Et puis je soulève une question, les animaux peuvent-il être autistes?

Les gens pensent-ils parfois que vous êtes souriant en de mauvaises occasions ?

Je me rappelle avoir rigolé et sourit tout le long de l’enterrement de mon grand-père. J’étais très proche de lui et je suis persuadée d’une vie après la mort. J’étais donc sure qu’il se trouvait dans un endroit meilleur et j’étais heureuse pour lui sachant ces derniers mois de vie. Je pratique aussi à un très haut degré l’auto-dérision et comme je suis très détachée, j’arrive à rire de ce dont les gens normaux s’inquiètent.

 

Est-ce que les expressions, mélodies ou rythmes récemment entendus ont tendance à se répéter dans votre tête ?

Je suis capable d’avoir en tête un jingle inconnu que j’ai entendu à peine 5 secondes, ça peut très vite devenir un enfer.

Avez-vous mauvaise sensation ou contrôle de votre corps et tendance à tomber, trébucher ou heurter des choses ?

Je passe ma vie à me prendre les chambranles, les clinches de porte. Quand j’étais ado, j’étais abonnée à la marche oubliée dans les escaliers, les chutes en tout genre etc. Mais je n’y avait jamais fait plus attention que ça sauf que je savais que ça m’arrivait souvent.

Êtes-vous si honnête et sincère que vous supposez que tout le monde le soit ?

Ca aussi… Je vis dans le monde des écureuils magiques et des nains ensorcelés… Tout est beau et sincère dans ma vie.

Pensez-vous qu’il soit plus facile de comprendre et de communiquer avec des gens curieux et inhabituels que des gens ordinaires ?

J’ai toujours choisi mes amis pour ce qu’ils avaient d’atypique, j’ai toujours été attirée par la différence.

Est-ce que vous détestez être touché ou embrassé, sauf si vous êtes prêt ou si on vous l’a demandé ?

Même si on me le demande ça reste une épreuve, et ça devient de plus en plus lourd au fil du temps, si je ne sais pas prendre du repos.

Vos yeux sont-ils très sensibles à une forte lumière et aux éblouissements ?

J’ai passé mon adolescence avec les volets de ma chambre à moitié fermé ce qui paniquait ma famille qui pensait que je devenais un ermite

Vous trouvez-vous à l’aise dans les situations romantiques ?

NOOOOOOOOOOON, c’est aussi dramatique pour moi qu’une personne qui pleure. Je ne sais pas du tout comment gérer.

Vous a-t-on dit que vous avez un drôle d’allure ou de démarche ?

Oui, et pas la peine d’essayer de corriger, c’est plus fort que tout.

Avez-vous des problèmes pour démarrer et / ou finir des projets ?

C’est l’histoire de ma vie…

Avez-vous des difficultés pour lire les heures ?

Depuis que j’ai dû apprendre à le faire… Et encore aujourd’hui, je dois être très vigilante pour déchiffrer. J’ai toujours peur de mal dire l’heure quand on me la demande. Et je n’ai toujours pas compris l’intérêt de dire « moins le quart » ou « moins dix » au lieu de dire l’heure exacte… Ca me perturbe cette chose-là.

Avez-vous des problèmes de reconnaissance de visages (prosopagnosie) ?

Je suis super méga giga nulle en physionomie à un point même pas concevable ! Même en ayant vu une personne cinq fois, je ne suis pas capable de retenir son visage.

Avez-vous une avide persévérance dans la collecte et le catalogage des informations sur un sujet d’intérêt ?

Oui, c’est presque plus important que d’apprendre le sujet en lui-même…

Préférez-vous faire les choses vous-même, même si on peut utiliser l’aide ou l’expertise des autres ?

Je n’ai jamais compris qu’on demandait de l’aide pour quelque chose qu’on peut faire tout seul… Je pensais que c’était particulier à moi mais en fait, je vois encore que non.

Avez-vous des difficultés de filtrage de bruit de fond quand vous parlez à quelqu’un ?

Je dois carrément m’arrêter de parler si par exemple une ambulance passe. Le bruit me prend trop mon attention et je risque de ne pas suivre ce que je dis et de dire n’importe quoi.


EDIT 6/1/15

Aujourd’hui, j’arrive à convaincre mon compagnon de faire l’aspi quizz. Pour me marrer, je le refais aussi de mon côté. Depuis que je me soupçonne aspi, je l’ai fait deux fois. Une première fois où j’avais eu le score de 100/200 mais j’avais pas bien compris toutes les questions dans leur contexte. Une deuxième fois (les résulatst sont sur le blog) avec un score de 130 sur 200 (92 NT) et enfin aujourd’hui avec un score de 117 aspi et 101 NT.

Est-ce que mes réponses varient ? Certainement, je ne pense pas que l’on puisse répondre à 150 questions de la même manière.

Mon compagnon qui a un score de 130 NT et 80 aspi, a pourtant soulevé des points d’analyse à ne pas négliger et qui me font me poser énormément de questions sur ce test.

Déjà pas besoin d’être une flèche pour comprendre que 117 + 101 = 218/200

Comment cela est-ce possible ?

Et c’est le début d’un foisonnement de questions ! Ensuite dans les détails des scores, on peut lire quelles sont les réponses données généralement par les aspis, les NT de 0 à 2. Soudainement, on peut avoir des scores de 4,3 de moyenne. Mais comment puisqu’on reste entre 0 et 2…

Les détails ne semblent pas être les mêmes pour les filles que pour les garçons, ça semble logique bien qu’on aimerait voir tout cela au détail.

On connait tous la réplique de Sheldon « this is my spot » (c’est ma place). Cette question revient d’ailleurs dans le quizz. A la lumière des réponses, il semblerait que les NT soient beaucoup plus inquiets qu’on leur prenne leur place fétiche que les aspergers qui frôlent le 0. En gros, ils s’en foutent pas mal… Et clairement, certaine question présente le schéma inverse. (ou alors les filles s’en foutent et pas les hommes ?).

Conclusion, ce test donne un résultat mais impossible de l’interpréter! D’ailleurs je suis aspi mais j’ai un plus haut score NT que mon chéri?… je crois donc que seul les personnes qui ont un score très élevé (genre 180/200) peuvent faire plus ou moins confiance, les autres devront attendre le CRA ou un avis professionnel.

« J’ai besoin d’être seule »

Une phrase que je me rappelle avoir dit depuis que je suis toute petite et souvent incomprise des autres. Pourquoi cette envie de s’isoler du groupe ? Je me rappelle entendre ma mère s’excuser auprès de mes amis ou des parents « non elle a toujours été comme ça ».

Car le social m’étouffe et ce depuis toujours. Enfant déjà quand mes parents emmenaient un ou une ami(e) avec en vacances, il me fallait dans la journée faire une pause loin de tout, lire un livre, écouter de la musique mais surtout ne plus voir l’autre. Mon pire cauchemar, les voyages scolaires obligatoires avec promiscuité et aucune possibilité de s’isoler, ce qui me menait vers une dépression qui agaçait fortement mes compagnons de classe autant que mes professeurs. Je me sentais au comble de l’isolement. La vie devenait un enfer.

Ado cela a continué mais autrement, j’invitais les autres chez moi et n’allais jamais chez eux, ça me permettait de les mettre à la porte quand je voulais alors que si j’allais chez les autres, j’aurais jamais osé partir en ayant peur que ce soit mal perçu ou de décevoir mon ami. Ca me dérangeait pas que quelqu’un reste chez moi longtemps les recevant avec grande hospitalité car j’avais mes repères, mais il était très difficile de m’imaginer l’inverse par contre et de rester dormir ailleurs.

Le week-end a toujours été source de réconfort car je pouvais rester chez moi sans voir personne, je décompressais de toute la semaine où j’ai dû supporter les autres.

Aujourd’hui, même si j’adore mon compagnon, je dois lui expliquer que j’ai besoin de moments pour moi, sans lui, pour pouvoir continuer à l’apprécier car j’ai presque plus besoin d’être avec moi qu’avec lui (je sais c’est dur mais vrai). Dans notre couple, le plus dur pour moi c’est de m’être partagée avec lui. Pire, je n’ai aucune pièce qui m’est propre dans la maison, je les partage toute… Je dois attendre qu’il s’en aille pour enfin accéder à nouveau à ce qui m’est cher.

Durant ce moment, où je suis seule, je plonge dans ma bulle que je n’ai jamais partagée avec personne, c’est mon jardin secret et c’est totalement verrouillé. Ce qui s’y trouve est totalement confidentiel, aucun accès n’est possible, même pour lui, car ce qu’on n’y voit n’est pas toujours explicable et pourrait l’induire en erreur sur ce que je suis. Je me sentirais mal et ce serait plus la même chose, or j’en ai besoin pour vivre, donc je ne peux pas me le permettre. Aussi car tout est en perpétuel changement. Là-bas, j’analyse ce que je n’ai pas compris dans la vraie vie, je revis l’expérience. Je suis parfois frappée de la réalité que je peux y ressentir et j’arrive même à éprouver des sentiments de joie ou de tristesse, comme si je vivais une seconde vie avec autant d’intensité. C’est parfois même dangereux quand je m’y enferme trop. C’est difficile de revenir à la « vraie »réalité.

Dans mon monde, je voyage, je vis une autre vie, ça ressemble beaucoup à de l’heroic-fantasy et je peux me laisser aller à penser des choses déplacées sans être jugée, en somme je me retrouve enfin, je peux déposer les armes. Et ça peut durer un quart d’heure comme une heure où je regarde le plafond et je rêve éveillé.  Il est inutile de vous préciser que dans ce monde, tout fonctionne à notre  façon et non pas celle imposée par la société et ça me fait du bien de pouvoir imaginer que quelque part, même si c’est au fond de mon esprit, les choses fonctionnent comme je les aime et je suis toujours comprise. Ça me permet de me ressourcer et de repartir affronter la réalité, qui me semble alors, bien fade.

L’aberration des cartes de voeux

Les cartes de voeux…. *soupiiiir* coutume des fêtes qui me sera toujours surnaturelle. Cette année encore, j’en ai pris bien plus conscience car j’ai toujours vu mes parents en recevoir, mais depuis que je suis dans la vie active, je me dois de me plier à cette tradition. Elle me semblait pourtant disparaître petit à petit pour le mail ou texto.

J’accuse la carte de vœux d’être une aberration sans limite ! Je m’explique :

Aberration quand elle est offerte au sein même de la famille et mise dans le sapin. En effet, on se voit tous à Noël pour ce qui est de la famille alors pourquoi encore écrire une carte pour souhaiter par écrit ce qu’on peut faire oralement et gratuitement ?

Aberration lorsque je reçois déjà une carte le jour de Noël et que j’en retrouve une seconde début janvier des mêmes personnes dans ma boite pour me souhaiter, cette fois, la bonne année.

Aberration lorsque mon chéri revient m’annonçant qu’il a dépensé pour 13€ de cartes de vœux dégoulinantes de chiots et chatons avec des bonnets de Noël et que lorsque je le vois les écrire, il se contente juste de « bonnes fêtes, amitiés ». Pour ce prix, je trouverais de quoi écrire un roman personnellement, histoire de dire que je ne me suis pas faite enflée par papa Noël trop profondément !!!

Aberration car chaque année je peux lire exactement les mêmes messages du plus court au plus long mais qui en somme disent toujours les mêmes banalités « que cette année te porte chance, bonheur, joie et gnagna… ». Je propose donc une rébellion sur le contenu des missives du genre « que cette année te permette enfin de trouver un boulot mais pour ça faudrait que tu te bouges » ou « en espérant que tu gardes la santé, mais faudrait quand même arrêtez de fumer et boire, ce serait mieux » ou encore « je te souhaite une année remplie de bons moments, non pas que je le pense mais je dois bien remplir l’espace au prix où m’a coûté cette carte ». Comme ça, je suis sur que j’en recevrais plus.

Aberration aussi les thèmes des cartes de Noël, toutes de plus en plus moche et redondante chaque année à moins d’y mettre un prix très conséquent. Comme chaque année, je n’échapperai pas au sapin sur une colline enneigée avec un chalet en bois à côté et sous la pleine lune, une flûte à champagne avec bubulles ou encore le chiot/chaton avec un panneau bonne fêtes en dessous.

Et puis parlons des vœux tout court !

Aberration d’accepter de pouvoir souhaiter les vœux jusqu’au 31 janvier, après quoi vous êtes définitivement perdu… Si vous ne le faites pas fin décembre ou début janvier, à mon sens, vous n’en avez rien à foutre donc ne vous forcez pas.

Aberration de le dire à tout le monde au détour d’une conversation avec une simple connaissance de quartier par politesse (voir hypocrisie) simplement parce que c’est la tradition alors qu’on n’en pense rien.

BREEEF, vous l’aurez compris, chaque année, mes cartes dès l’ouverture et leur lecture finissent directement à la poubelle à moins qu’un message intelligent ne se perde dessus. VOUS AUSSI! exprimez votre colère des cartes de vœux en vous défoulant dans les commentaires!

Pauvre bête…